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Au secours, Jésus revient… ?

Publié le 29 Nov 2016 à 12:55 Politique 13 commentaires

Il ne s’agit pas de vous parler d’Avent. Cette exclamation étonnante était en fait en Une du journal Libération, il y a quelques jours, entre les deux tours de la Primaire de la droite et du centre. Le journal s’inquiétait de « l’influence des lobbys catholiques » sur la désignation du futur président.

La veille, toujours dans le même journal décidément bien inspiré, Laurent Joffrin comparait les catholiques aux tenants de l’islam politique – autrement dit les Frères musulmans – et Fillon à un « Tariq Ramadan des sacristies ». L’éditorialiste alertait contre la montée d’un « catholicisme politique, activiste et agressif ». Pendant une semaine, on a entendu un certain microcosme se faire peur avec la victoire annoncée d’un candidat… catholique, donc « réactionnaire », preuve de « l’influence des réseaux intégristes ». Son concurrent a même cru bon de dénoncer à son tour « la vision rétrograde et traditionaliste » de la famille et de la société que portait François Fillon. Le sommet du ridicule a sans doute été atteint quand plusieurs politiques, journalistes, chroniqueurs ont hurlé sur les réseaux sociaux au crime de lèse-laïcité : la députée Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon, avait une… petite croix de 3 cm en pendentif lorsqu’elle s’est rendue dimanche sur le plateau de France 2 pour commenter la victoire de son candidat.

Mais ne nous plaignons pas et ne tombons pas dans un discours victimaire. En fait, voir Laurent Joffrin, Caroline Fourest et leurs amis pleins d’inquiétude n’est finalement pas pour me déplaire…

Je préfère en tirer deux intuitions un peu plus profondes. Intuitions personnelles, qui ne sont pas infaillibles… mais qui peuvent nourrir notre réflexion pour les mois qui viennent.

 1- Pour gagner la bataille politique, il faut d’abord gagner la bataille culturelle.

Qu’est-ce qui a valu à François Fillon cette levée de bouclier ? Il a osé dire sur le plateau de France 2 : « à titre personnel, comme catholique, je suis opposé à l’avortement ». Rajoutant immédiatement qu’en tant que responsable politique, il jugeait que l’intérêt général commandait de ne pas toucher à la loi.

Aujourd’hui, rien que ces mots (pourtant très a minima !) provoquent une explosion de haine et de violence. L’avortement est le dernier tabou. Il semble aujourd’hui impossible d’avoir un débat rationnel autour de ce sujet. Le délit d’entrave numérique que le gouvernement actuel veut se dépêcher de faire voter le prouve bien : sur ce sujet, la liberté d’expression n’existe plus. Elle ne doit plus exister. Il y a là un vrai combat spirituel qui se joue en toile de fond. Un combat très violent et très fort. Pas besoin d’être un grand théologien pour comprendre qui est derrière cette haine.

C’est le mérite d’un Jean-Frédéric Poisson – qui a été courageux –  mais aussi d’un François Fillon – qui avait beaucoup à perdre – d’avoir évoqué le sujet, et de l’avoir ainsi rendu présent dans le débat de la primaire. On pourrait aussi citer Marion Maréchal Le Pen, lors de la dernière campagne des régionales, très attaquée – y compris dans son parti – pour avoir remis en cause le niveau des subventions au Planning Familial. N’est-ce pas déjà une (petite) victoire que le respect de la vie redevienne un sujet ?

Bien sûr, on peut regretter que François Fillon ait dû donner tous les gages que réclamait le tribunal médiatique pour pouvoir continuer. Il a dû promettre cent fois de ne jamais toucher à la loi, redire combien c’était un droit essentiel et nécessaire, reposer la distinction – très discutable – entre ses convictions privées et ses fonctions publiques, etc. Nous ne pouvons que le regretter en soi. Mais ne lui jetons pas la pierre trop vite… La tempête médiatique et politique qu’il a dû affronter, la violence des réactions et des invectives, les pressions subies… il faudrait être héroïque pour affronter tout cela. Mais surtout, il faudrait être soutenu. Et c’est là qu’il nous faut travailler.

Pour que le respect de la vie redevienne un marqueur politique, il faut d’abord remporter la bataille culturelle. Cela nous demandera un long et patient engagement dans tous les domaines pour éclairer les consciences. Il nous faudra du courage, mais aussi de la compétence, pour redonner à notre société le goût de la vie et la conscience du prix de chaque vie. Il nous faudra beaucoup d’inventivité dans la charité pour prendre soin des femmes confrontées à ce choix et mobiliser la société pour leur venir en aide. Il nous faudra – et en particulier pour ceux qui s’engagent sur ce sujet – une vraie vie intérieure, une vraie formation, un véritable accompagnement pour affronter le combat spirituel qui ne manquera pas.

On pourrait dire la même chose de la politique de François Fillon sur la famille. On peut légitimement regretter qu’il n’aille pas plus loin. Il est déjà impressionnant de voir les attaques que lui a valu sa simple promesse de revenir sur l’adoption plénière par les couples de même sexe, pour lui préférer l’adoption simple. Là encore, les catholiques doivent comprendre que c’est toute une anthropologie qu’il nous faut reconstruire ou réparer, afin qu’elle puisse à nouveau être commune à nous tous, Français, avant d’en avoir la retranscription dans la loi. De même que nos adversaires n’ont pas détruit la famille en une année ni un seul mandat, de même il nous faudra plus d’une génération pour reconstruire les fondations de notre société.

Ne soyons pas étonnés que nos hommes ou femmes politiques ne fassent pas toujours preuve de ce courage ou de cet héroïsme sur tous les sujets, courage ou héroïsme que nous n’avons pas toujours nous-mêmes. Soyons conscients de la violence qu’ils affrontent et du prix à payer pour chaque petit pas qu’ils font quand même dans le bon sens. Sachons encourager le bien où qu’il se fasse et à chaque fois qu’il se fait, quelle que soit l’étiquette politique de celui ou celle qui se montre courageux. N’oublions pas que c’est le courage des électeurs et leur engagement qui portent le courage des élus. Selon de nombreux analystes, si François Fillon a remporté la primaire, c’est bien parce qu’il a su entendre et comprendre le besoin de valeurs, d’autorité, d’identité et de constance qu’exprimaient beaucoup d’électeurs et parmi eux beaucoup de catholiques. C’est notre engagement sur la durée et la force de nos convictions qui donneront à nos dirigeants l’audace dont ils ont besoin pour affronter l’idéologie libertaire et relativiste, et la force de rester fidèles à leurs promesses.

2- L’influence des catholiques est crainte, donc réelle.

Les catholiques passent beaucoup de temps à se disputer, s’excommunier entre eux, se déchirer sur les stratégies possibles et se plaindre du système médiatique ou politique… tout en se décourageant de pouvoir faire changer les choses. Mais nous sous-estimons en fait notre capacité d’influence. Il est paradoxal que ce soit nos adversaires qui nous la rappellent. Eux ne s’y trompent pas… Leur réaction violente, leur crainte affichée devant le retour d’un « conservatisme catholique » ou l’émergence d’une nouvelle génération de catholiques décomplexés et engagés, capables de faire basculer les prévisions de tous les instituts de sondage, doit nous encourager. La simple idée qu’un futur président de la République puisse assumer sa foi catholique ou l’identité chrétienne de la France met nos idéologues libertaires dans un grand état de colère et d’angoisse. Ils craignent de voir arriver peu à peu des chrétiens assumés aux responsabilités. Ils sont furieux à l’idée que nous tournions enfin la page libertaire de mai 68… Tout cela doit nous convaincre nous-mêmes que c’est possible ! « L’avenir appartient aux minorités créatives » écrivait Benoît XVI. Commençons-nous à le croire ?

Passons moins de temps à nous regarder le nombril, à nous plaindre de nos limites ou à gémir sur notre époque. Nous avons des forces que d’autres n’ont pas : une vision cohérente pour la société, une anthropologie solide, une doctrine sociale de l’Eglise inspirante, un corpus de valeurs que beaucoup autour de nous veulent retrouver et transmettre à nouveau à leurs enfants… Et surtout, nous avons une espérance qui nous anime et nous fait avancer, au-delà des succès ou des échecs apparents. Ne sous-estimons plus ce que nous sommes, la force du message que nous portons, sa capacité à bouleverser le monde, en éclairant les cœurs et les intelligences. Engageons-nous sans attendre le candidat ou le parti idéal, l’association idéale ou l’équipe parfaite. Engageons-nous là où notre conscience éclairée par l’Eglise nous y appelle. Déployons-nous pleinement, avec intelligence, habileté et compétence, sur tous les sujets, sans nous laisser « corneriser » ! Les temps sont favorables, non pour que tout change d’un coup, mais pour que dans différents partis, exécutifs locaux, villes ou régions, émerge enfin une nouvelle génération de chrétiens engagés, capables d’accéder aux responsabilités.

Engageons-nous… mais surtout n’oublions pas de prier, de nous former, de communier et de nous confesser… d’être des saints ! C’est là – et ceux qui n’ont pas la foi ne peuvent le comprendre – que se joue mystérieusement mais réellement la fécondité de nos engagements. Notre pays a besoin de saints… C’est ce qui fera au final tout basculer.

Nos adversaires ont peur de ce que nous représentons. Ils pressentent notre force de convictions et la maturité politique dont nous commençons à faire preuve. Que cela nous encourage ! Et que grandisse en chacun de nous, non le désir de prendre notre revanche sur ceux qui nous ont si souvent dénigrés ou caricaturés, mais la joie de servir le bien commun, le bien de tous, le bien de la France. Avec grandeur d’âme, générosité et magnanimité.

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À propos de l'auteur :

Abbé Grosjean

39 ans. Diocèse de Versailles. Ordonné prêtre en 2004. Curé de la paroisse de Saint-Cyr-l’École. Responsable des questions politiques, de bioéthique et d'éthique économique pour le diocèse de Versailles. Auteur de "Aimer en vérité" (Artège, 2014) et "Catholiques, engageons-nous !" (Artège 2016).

  • Gabrielle

    Père, des personnes qui se retroussent les manches chaque jour pour la femme enceinte, et son tout-petit…il y en a déjà!! C’est une minorité créatrice que vous oubliez aujourd’hui.. Ils sont pourtant suffisamment efficaces pour que le gouvernement veuille faire une loi « spéciale » pour les mettre en prison 2 ans et leur coller 30000 euros d’amende. Jeudi, une petite protégée de 17 ans, non baptisée, soutenue par la catho que je suis, était toute étonnée que l’on puisse être catho et revendiquer toutes les lois dans le sens de l’ivg depuis 30 ans. C’est ce qu’elle a compris du témoignage de Monsieur Fillon. Témoignage public qui rentre dans toutes les habitations de France. Jeudi 1er décembre nous saurons si définitivement François Fillon veut devenir le candidat du contre-témoignage! Il a déjà voté la loi du droit fondamental! La loi qui permet celle-ci! Trouverez-vous des excuses à son absence à l’assemblée ? ou pire à son vote positif ? Je n’espère pas. Père! ce serait aussi terrible pour vous. Espérons que vous pourrez le louer, comme moi pour son courage ! pour sa solidarité envers ses frères et sœurs qui œuvrent silencieusement, face à la pensée totalitaire tout-ivg.

    • abbegrosjean

      Bonjour Gabrielle. Merci de votre commentaire. Je sais la générosité de beaucoup qui sont déjà engagés dans la défense de la vie, en résistance contre cette « culture de mort » dont parlait Jean-Paul II. Le travail de multiples associations est infiniment précieux. L’aide apportée à tant de femmes, loin du bruit et des polémiques, est irremplaçable. Il faudra du temps pour que tout cela porte du fruit, et change en profondeur les coeurs et les intelligences. Une première réussite est que cette question reste un sujet d’actualité, forçant les uns et les autres à se positionner… et peu à peu à devenir cohérent. Il faudra sans doute une génération pour cela. Celle qui se prépare aura ce défi à relever. Bien cordialement, Abbé Grosjean

      • Gabrielle

        Cher Père,
        Des femmes hésitent aujourd’hui 29 novembre. D’autres sont harcelées par leur compagnon aujourd’hui …Toutes elles regardent la télévision aujourd’hui…
        Comme dit la petite Thérèse, Rien que pour aujourd’hui !! Pourquoi parlez-vous au futur ? Il n’y a pas de futur sans présent. Dieu ne fait pas de réserve de grâces pour toucher nos contemporains sur la vie… et il ne commencera pas à les répandre quand Fillon aura gagné!
        La petite miss dont je parlais dans mon commentaire, c’est aujourd’hui qu’elle rencontre un témoin à cause de l’ivg…c’est aujourd’hui qu’elle entend un double discours. Si on est un assistant de gangsters avéré et qu’on se clame catho à la télé…vous ne dites pas que c’est déjà bien et que c’est parce qu’il y a trop à perdre, si ? Que plus tard..on parlera du vol ? si ? Udp. Gabrielle

      • Laurent

        (Attention, message long)

        bonjour à tous, ce message que je souhaite faire passer n’est pas à but politique mais d’éveil à la conscience sur notre religion et ses implications.
        Vivre sa foi  » en vérité  » ( sans vouloir vous plagier père) c’est d’abord suivre les enseignements de la foi chrétienne et de l’Eglise, cela comporte des implications, parfois magnifique ( le mariage …l’amour) parfois plus difficile mais tout aussi magnifique (la charité, la miséricorde, l’ouverture au prochain) . Les politiques ne sont pas là pour nous plaire, mais être efficace, or parfois, les discours des uns puisque utilisant des mots comme « catholique » « valeur traditionnelle » certains catholiques se laissent aussitôt charmer, heureux d’entendre un discours qu’il leur plait.
        Mais la politique ce n’est pas du bon sentiment, les candidats, habiles, savent toucher la corde sensible qui nous fera vibrer mais cela ne doit pas éclipser le reste du programme.
        Certain catholique auront chez eux peut être dit :  » oh enfin un catholique il va nous représenter..; » je pose la question crûment : trouver vous que le programme de fillon est catho-fil ? ( économiquement, socialement ect )

        Méfions nous à ne pas nous laisser faire réduire par les politiciens simplement à une masse d’électeur qui leur serait profitable pour être leurs élections, et avant chaque élection se laisser emporter par des promesses alors que tout le reste du temps, nos valeurs souffrent de leurs actions et phrases de divisons.

        alors que le Saint Père le Pape François nous fais comprendre qu’il est nécessaire pour nous chrétiens de s’ouvrir et accueillir l’être en détresse comme les réfugiés, frère chrétien ou non confondu ( tel que la fait le Saint père) que nous dises les politiques ? (que dit fillon? les autres partis soit disant proche du catholicisme..)

        l’ultra capitalisme est-il réconciliable dans l’aide aux plus modeste, aux plus faible ?

        voila j’abrège parce que je commence à beaucoup trop écrire, mais je souhaitait faire cette intervention comme une invitation à vivre l’évangile en vérité. Merci pour cette plateforme.

        (ps : en tant que catholique, je puis vous dire que Tariq ramadan si vous le lisez où l’écoutez, vous comprendrez que cette une personne ouverte aux messages et appels à la dignité, à la responsabilité citoyenne mais aussi au sens de l’esprit critique, pouvoir aller critiquer aussi son propre gouvernement lorsque l’on considère qu’il n’agit pas en bien. Malheureusement les médias manipulateurs l’accule, lui font de faux procès le taxant d’intégriste en embuscade, voilé. Ces mêmes médias mon Père qui vous taxeront de conservateur catholique traditionnel intégriste  » réactionnaire » et j’en passe…)

  • Alain

    Merci, Père, pour ces bonnes pensées. N’oublions pas que nos média (dont
    La Croix) appartiennent à quelques groupes financiers, ni qu’ils
    écrivent ce que leurs propriétaires leur disent d’écrire. Pour les
    présidentielles de 2017, un seul parti a dans son programme de découpler
    sans pitié pouvoir médiatique et pouvoir financier. La Croix – non, ce
    n’est pas un rêve – pourrait redevenir catholique, Le Figaro de droite,
    Libé de gauche, etc. En 2017, nous les catholiques devons voter pour
    François Asselineau (Union populaire républicaine).

  • jean

    je suis d’accord avec vous a … 98 % , mais sur le 2 % restant, il y a un bémol : vous semblez un peu trop enthousiaste sur le « catholique Fillon ». Pour ma part, je préfère attendre un peu … car j’ai un mauvais souvenir de son gouvernement avec Mme Bachelot … comme Ministre de la Santé (qui fut, au risque de vous choquer, une grande avorteuse devant l’Eternel…) Commenter la politique, c’est aussi faire preuve de prudence …

  • Marie

    Cher Père,
    Sans vouloir être rabat joie, il me semble que nos adversaires ont gagné avec leurs intimidations lors de la primaire. Oui ils ont réussi à ce que Fillon dise à de très nombreuses reprises qu’il n’avait, en trente de vie politique, à aucun moment fait barrage aux lois relatives à l’IVG (voir le dernier débat face à Juppé). Il reviendra juste sur l’adoption plénière alors que nous étions 1 million de personnes dans la rue!
    Je ne remets en cause en aucun cas notre capacité d’influencer, bien au contraire, mais faisons le vraiment sans se laisser intimider de la sorte et au final à faire un contre témoignage.
    Mr Poisson aurait du faire 20% si nous avions vraiment voulu influencer en tant que catholiques! Et cela aurait été possible si nous n’avions RIEN lâché!!!
    Tout cela est du passé. Voilà AUJOURD’HUI une autre façon de pouvoir influencer
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/d%C3%A9lit-dentrave-%C3%A0-lavortement-%C3%A9crivez-aux-parlementaires.html
    Un GRAND merci, père, si vous pouvez diffuser largement ce lien.
    Avec tout mon respect
    Marie

  • Marie

    Une loi instaurant un « délit d’entrave numérique » à l’IVG est sur le point d’être votée au parlement. Voir la lettre de Mgr Pontier au président de la République : http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/430718-lettre-de-mgr-pontier-president-hollande/

    Utilisez ce formulaire qui envoie un email à tous les parlementaires de votre département. https://goo.gl/HPGxQL Ça prend 3 secondes

  • Arnaud de Vaujuas

    Tout à fait d’accord…

  • Jrme2608

    Je ne veux pas faire de politique mais pour moi être catholique c’est,
    certes, respecter, lutter pour le droit à la vie mais c’est aussi avoir
    souci du plus faible et du plus pauvre. « Casser la baraque » sans se
    soucier du plus faible et du plus pauvre pour une pure orthodoxie
    libéraliste cela ne me semble pas très catholique !

  • Thibaud

    Vous dite « Il nous faudra beaucoup d’inventivité dans la charité pour prendre soin des femmes confrontées à ce choix… » : n’oubliez pas qu’un enfant se fait à deux et que les hommes aussi sont à accompagner dans ce choix, et que c’est souvent dans le soutien du COUPLE (quand il peut exister d’une manière ou d’une autre en tant que tel, car parfois il est éphémère) que se trouvent aussi des solutions.

  • Patrick

    Merci cher Père pour votre lettre,
    A quelques uns qui lisent et s’émeuvent de vos mots permettez moi s’il vous plait d’en ajouter un ou deux…

    Le travail du chrétien n’est-il pas de faire ce qui est à sa portée, aimer son prochain ? Aimer n’est-ce pas offrir ce qui est BON, gratuitement, et dans la liberté de celui à qui on l’offre ? L’évangélisation n’est ce pas apporter la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité qui nous sauve de toutes nos fautes ? Ce nous n’est-il pas l’expression du monde entier ? Et n’est-ce pas par là que nous pouvons cultiver nos frères et sœurs, nos voisins, nos prochains ?

    Le président est l’expression du peuple entier, pas d’une minorité qui aurait, par quelques effets, été majoritaires à une élection. Il se doit d’être moralement aussi droit et juste que possible, mais ce n’est pas le Roi. Le Roi était oint, donc prêtre, donc autorité morale. C’est le rôle de notre Église que d’être aujourd’hui, l’autorité morale, et aux catholiques d’être les représentants de la Vie dans la société.

    Ce n’est pas facile, euphémisme, c’est un apostolat qui demande de témoigner, jusqu’au bout, avec amour, sans violence. Comme le Christ,comme les Apôtres, faisons notre job en confiance, parce que le Christ est ressuscité, la bataille est déjà gagnée, notre épreuve personnelle notre petit calvaire… mais nous sommes sauvé.

    Bravo à tous ceux qui donnent avec amour, félicitations à ceux qui se donnent sans jamais récriminé, et vraiment je ne trouve pas les mots pour ceux qui ont du mal, qui pestent, s’arrêtent et reprennent le joug… mais sachez que, VOUS êtes bénis de Dieu, c’est certain.

    merci encore cher Père.

  • Serge LELLOUCHE

    « N’est-ce pas déjà une (petite) victoire que le respect de la vie redevienne un sujet ? », dites-vous.
    Sous un autre angle, mais parfaitement complémentaire à celui de l’IVG, les évêques catholiques japonais contribuent à placer le respect de la vie au coeur du débat politique en lançant un vibrant appel à l’abandon mondial du nucléaire civil, au nom de la sauvegarde de la création, coeur de l’encyclique Laudato Si.
    En matière de désastres nucléaires frappant les humains et tous les vivants, les japonais savent en effet de quoi ils parlent.
    Vous en conviendrez aisément, cet appel est évidemment pleinement conforme à l’esprit de l’écologie intégrale du pape François, qui lie inséparablement la protection de la vie dans ses dimensions environnementales, socio-économiques et sociétales.
    Nettement plus sans doute que François Fillon ou Marion-Maréchal Le Pen, j’imagine donc que cet appel prophétique venu du Japon vous réjouit grandement, que vous allez le signer des deux mains et le relayer en en parlant très prochainement sur votre blog afin d’apporter de nouveaux éléments de discernement électoral aux catholiques français, au risque, comme les évêques japonais le font courageusement, de froisser les intérêts économiques colossaux qui protègent la folie du nucléaire dans le méprise absolu de la vie.
    On attend donc avec impatience de vous lire. Voici le lien…
    http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/japon/2016-12-06-les-eveques-catholiques-appellent-a-l2019abandon-international-du-nucleaire-civil