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Croyants et non-croyants : le dialogue est possible

Publié le 22 Mar 2011 à 14:24 Société Aucun commentaire

C’est l’intuition du « Parvis des Gentils », une très intéressante initiative qui aura lieu à Paris les 24 et 25 mars. Puis dans d’autres villes dans le monde. On cite déjà Tirana, Florence, Stockholm, Prague ou encore Barcelone.

Deux jours d’échanges et de dialogues entre « fils de la Lumière » et « enfants des lumières ». Les thèmes de débats ne manquent pas : comment peut-on croire que Dieu existe alors que l’injustice augmente partout et que des catastrophes en série se multiplient ? Si Dieu existe, pourquoi permet-il toute cette souffrance ? Peut-on atteindre le sacré autrement que par la Foi ? Dans quelle mesure Dieu agit-il sur nos destinées et commande-t-il aux éléments ? Pourquoi Dieu ne nous donne pas ce qu’on lui demande ? Et tant d’autres…

Certes, dans la langue de Molière, le mot « gentils » fait sourire…

Pourtant, l’expression nous vient du cœur de la Bible ! Dans l’ancien temple de Jérusalem, le parvis des gentils – une cour, pour être plus exact – était le lieu réservé aux païens. On y vivait la rencontre de deux mondes : celui des croyants, les juifs du peuple de l’Alliance, avec les non-croyants. De nombreux documents historiques l’attestent. Saint Paul et Saint Jean y font également mention.

Symboliquement recréé en 2011, le « parvis des gentils » se veut donc pour Benoît XVI « un lieu de dialogue avec ceux à qui la religion est étrangère, à qui Dieu est inconnu et qui, pourtant, ne voudraient pas simplement rester sans Dieu, mais l’approcher au moins en tant qu’Inconnu ».

Le parvis des gentils est donc une structure. Une de plus ?

Pas seulement. Car elle est surtout héritière d’une longue tradition ecclésiale d’attention aux autres. Il y a là un souci de dialogue important aux yeux du pape et qui vient s’ajouter à celui qui existe déjà avec les autres religions.

Pendant deux jours, les fils de la lumière, enrichis de la splendeur de l’Evangile, retrouvent le chemin du dialogue avec ceux qui sont de bonne foi, mais n’ont pas la foi.

Trois lieux laïcs et symboliques de la recherche de la connaissance humaine accueillent l’édition parisienne : l’UNESCO, la Sorbonne et l’Institut (où siège l’Académie Française).

Rencontres et échanges entre hommes de bonne volonté cherchant l’essentiel se poursuivront vendredi soir sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Au milieu de propositions culturelles diverses, le Saint-Père interviendra lui même par visio-conférence au cœur d’une veillée de prière principalement tournée vers les jeunes. Même à distance, cette nouvelle présence du Pape à la cathédrale Notre-Dame est une grâce autant qu’une responsabilité. Car le « parvis des gentils » est appelé à rayonner dans le monde entier et l’édition parisienne a toutes les caractéristiques du prototype.

Pasteur suprême de l’Eglise, serviteurs des serviteurs de Dieu, Benoît XVI souhaite remettre les croyants en route en les lançant à la rencontre bienveillante des non-croyants « cherchants ». Véritable chemin de rencontre avec le monde, ses attentes et ses questions, le parvis des gentils laisse présager d’un enrichissement mutuel fécondant, stimulant pour la pensée.

Retrouvons-nous nombreux, croyants ou pas, le vendredi 25 mars au soir à partir de 19h 30 (entrée libre). Pourquoi ne pas y inviter vos camarades ou amis non-croyants ?

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