Scroll To Top

Mariage : légal mais toujours injuste

Publié le 18 Mai 2013 à 00:59 Politique 20 commentaires

Sans surprise, le Conseil Constitutionnel vient de reconnaître au Parlement le droit de modifier le mariage civil en l’ouvrant aux couples de même sexe et en accordant à ceux-ci le droit d’adopter. La loi Taubira vient d’être promulguée, dans la foulée, par le Président de la République.

Maintenant que la loi est promulguée, certains voudraient nous voir « lâcher » ce sujet et nous soumettre… ou au moins nous faire taire. Ce n’est pas possible. Pourquoi ?

Une injustice, même légale, reste une injustice

D’abord parce qu’une injustice demeure. Cette loi n’est pas un « progrès pour l’égalité ». Priver un enfant de son droit d’avoir un père et une mère – tant que c’est possible – ne sera jamais un progrès. La loi est là pour protéger les droits des plus petits et lorsqu’elle prive l’enfant de ses droits c’est une profonde injustice. Pire : une régression.

Le mariage homosexuel devient donc légal. L’adoption d’enfants par un couple de même sexe devient légale. Nous en prenons acte. Mais légal ne veut pas toujours dire moral. Une loi ne peut modifier l’intérêt premier d’un enfant. Une loi ne peut nier la différence des sexes, l’altérité homme/femme, la complémentarité père/mère et sa richesse. Une injustice, même légale, reste une injustice.

Puisque l’injustice demeure, puisque l’intérêt de l’enfant ne change pas, nous ne pourrons nous taire.

Le 26 mai : encourager et préparer l’avenir

Il nous faut maintenant soutenir les 36.000 maires qui vont être confrontés à un difficile discernement et devront témoigner de leur attachement à la famille père / mère / enfant en recourant à l’objection de conscience. Face aux pressions, leur honneur sera de suivre leur conscience et de s’en expliquer clairement.

Il nous faut aussi continuer à témoigner pacifiquement et fermement, sans jamais tomber dans le piège de la violence, afin qu’un jour la loi change. Pour empêcher qu’une surenchère (PMA pour tous…) soit possible. Pour rappeler que cette « victoire » n’en est pas une pour la France. Quand la famille est fragilisée, c’est tout le pays qui le paie au prix fort.

Il nous faut enfin tirer de ce mal un plus grand bien. Plutôt que de nous décourager, cette nouvelle étape doit résonner comme un appel, en particulier pour les jeunes. Appel à se former, à s’engager, à témoigner. Il nous faut investir les champs de la culture, de la transmission et de la politique au sens large du terme. C’est là que le combat des idées se joue. C’est là que se préparent les réformes de civilisation. Il nous faudra demain des professeurs, des philosophes, des journalistes, des élus et des politiques… des passeurs de sens et de valeurs ! Des chrétiens engagés, des citoyens responsables qui ont compris que rien n’est acquis et que ce trésor de la famille est sans cesse à protéger pour le bien de tous.

Déçus ? Oui, nous le sommes aujourd’hui. Nous ne pouvions nous empêcher de croire en ceux qui nous gouvernent, en leur capacité de s’élever in extremis au dessus des lobbies et des idéologies…

Découragés ? Non. Nous n’en avons pas le droit, vu l’enjeu.

Ancrés dans l’espérance ? Assurément. La générosité et l’idéal de ceux qui se sont mobilisés et continueront à le faire porteront du fruit. Nous en avons la paisible et claire certitude. C’est aussi cela qui nous fera marcher le 26 mai et après… et ne rien lâcher !

Les Padre

À propos de l'auteur :

Padreblog