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Nos livres de l’été 2020

Publié le 23 Juin 2020 à 19:34 À lire, à voir Aucun commentaire

Glisser un bon bouquin dans sa valise ou son sac… c’est le désir de beaucoup pour cet été 2020, mais quel livre choisir ? Voici notre traditionnelle liste des dix livres recommandés par Padreblog.

Ces livres ne sont pas tous récents, car il nous semble précieux de signaler un titre qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie. Du simple témoignage qui touche les cœurs, à l’ouvrage de réflexion qui invite à réfléchir, en passant par le roman, vos Padre vous souhaitent un bel été de ressourcement, de prière et de repos !

Charles de Foucauld : explorateur au Maroc, ermite au Sahara de René BAZIN. En écrivant cette biographie de Charles de Foucauld en 1921, l’auteur révélait au grand public une figure encore assez peu connue, même si certains milieux vantaient déjà sa science et sa foi missionnaire. L’auteur a fait un véritable travail d’enquête sur les lieux de la vie du Frère Charles. Convaincu qu’il était en présence d’un saint, il s’est contenté de tracer l’itinéraire de sa vie et de le faire parler. Ce livre qui fut un best-seller à sa sortie (200 000 exemplaires) reste une oeuvre majeure et un document fondamental pour mieux connaître l’ermite du Sahara, d’autant plus que la canonisation de Charles de Foucauld est proche (Nouvelle Cité, 543 pages, 23 €). Plus accessible, et sur la même figure de sainteté, comment ne pas évoquer Charles de Foucauld, Prince du désert, la pièce de théâtre écrite par l’abbé Pierre AMAR qui vient d’être rééditée aux éditions Artège (5 €).

Reconnexion, mobiliser sa vie intérieure au travail de Xavier de BENGY et Matthieu JOURDAN. Vous n’êtes pas heureux au travail ? C’est le lot de beaucoup de personnes. Mais le potentiel pour s’y épanouir est pourtant important. Car dès lors qu’on se met à cultiver sa vie intérieure et à favoriser une écologie personnelle intégrale, tout s’oriente différemment et des intuitions inconnues affleurent à la surface de notre conscience. Tous deux dirigeants d’entreprise, les auteurs ont rédigé ici un guide progressif, subtil et concret, enrichi de nombreux témoignages, qui sera utile à tous ceux qui s’interrogent sur le sens du travail (Nouvelle Cité, 216 pages, 20 €).

Les frères Karamazov de Fedor DOSTOÏEVSKI. Dernier roman du célèbre écrivain russe qui y fait la synthèse des problèmes philosophiques, religieux et moraux qui ont hanté son univers. Il aborde la question ultime de l’existence de Dieu, qui l’a tourmenté toute sa vie. De nombreux thèmes chers à l’auteur y sont développés : l’expiation des péchés dans la souffrance, l’absolue nécessité d’une force morale au sein d’un univers irrationnel et incompréhensible, la lutte éternelle entre le bien et le mal, la valeur suprême conférée à la liberté individuelle. C’est de cet ouvrage qu’on a tiré la célèbre citation : « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis » (Gallimard, 992 pages, 9.10 €).

Journal d’une amitié de Wanda POLTAWSKA. Peu de gens savent que le 2 avril 2005, jour de la mort de saint Jean-Paul II, deux personnes se trouvaient à ses côtés dans les appartements pontificaux : Mgr Stanisław Dziwisz, son fidèle secrétaire mais aussi une femme, sa « sœur spirituelle » de toujours : Wanda Połtawska. Ancienne résistante et médecin réputé, cette mère de quatre enfants a vécu 55 ans d’une amitié unique avec Karol Wojtyła. Elle est donc l’une des personnes au monde qui le connait le mieux. Cette amitié inédite, source d’élévation et de méditation, se nourrit d’une imposante correspondance mais aussi de randonnées au contact de la nature. Sorti en 2011, ce livre qui se lit par étapes, est le récit de la rencontre entre l’auteur et Karol Wojtyła, son guide spirituel et son ami. On y découvre avec intérêt le recueil d’une riche correspondance qui nous révèle l’intimité du pape polonais mais nous éclaire aussi sur une saine et sainte amitié entre un homme de Dieu et une femme (Médiaspaul, 624 pages, 26 €).

Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie ou La Miséricorde de Jean RASPAIL. Ce n’est pas la première fois que son nom figure dans notre liste estivale. Disparu le 13 juin dernier, cet écrivain explorateur a su éveiller chez beaucoup de jeunes et de moins jeunes un esprit d’aventure, de liberté et de fidélité. Nous avons aimé ses livres et nous souhaitons que beaucoup puissent continuer à les lire. Avec Raspail, on acquiert cette conviction tranquille qu’il n’est pas grave d’être à contre-courant du monde dès lors qu’on sert une cause juste, belle et grande. Son style est inimitable, délicat mélange du panache et de l’inconscience, du respect et du mépris, de la légèreté et de l’élégance. Les deux titres présentés ici sont très différents : celui sur Antoine de Tounens est un magnifique roman, grand prix 1981 de l’Académie française (Albin Michel, 316 pages, 20 €), tandis qu’à partir d’un fait divers particulièrement horrible La Miséricorde pose la grande question du pardon et du salut (Les équateurs, 174 pages, 18 €).

Eclats de vie de Blanche STREB. Un petit concentré de vie, d’espérance et d’amour, à glisser dans toutes les mains. Alors qu’elle n’est pas épargnée par l’épreuve, cette pharmacienne connue pour d’autres écrits plus engagés, et que nous avons déjà évoqués, parle ici de la souffrance avec une plume juste et sensible. En refermant son livre, on a envie de partager sa conviction : la vie est courte, fragile mais tellement belle ! (Ed. Emmanuel, 287 pages, 18 €).

Jeanne d’Arc, le procès de Rouen lu et commenté par Jacques TREMOLET DE VILLERS. Les minutes du procès de Jeanne d’Arc de 1431, relues, commentées et éclairées par un avocat de renom. En voix off, Me Trémolet de Villers nous révèle une jeune femme prétendue analphabète, seule à la barre, capable en réalité de déjouer les pièges des hommes d’Église et de loi qui l’accusent. Il nous conduit de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétés par les dépositions du procès d’annulation, jusqu’à sa plus profonde conviction : et si Jeanne était docteur de l’Église ? Un ouvrage incontournable en cette année du centenaire de la canonisation de notre héroïne nationale (Perrin, 416 pages, 9 €).

L’homme de chasse de Paul VIALAR. Au cours d’une partie de chasse, un homme reçoit une décharge de plombs en plein visage. Sur son lit d’hôpital, les yeux dissimulés sous des bandages, il s’interroge sur ce qu’il a été. Un roman à lire avec passion, qui parle de plaine, de faune et de chasse, bien sûr. Ce contact étroit avec la nature devient comme une raison d’être. L’auteur, grand chasseur lui-même et grand romancier, fait revivre tout cela avec une extraordinaire puissance (Editions de Montbel, 306 pages, 25 €).

Retrouvez enfin sur ce lien la liste complète et mise à jour des livres que Padreblog conseille d’avoir dans toute (bonne) bibliothèque !

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