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TOUS (faits pour être) SAINTS

Publié le 23 Oct 2015 à 17:55 Foi Un commentaire

A l’issue de ces vacances, nous célébrons la solennité de la Toussaint. Bien loin d’être la « fête des morts », la Toussaint est l’occasion pour toute l’Eglise de s’unir à la joie des saints, connus ou inconnus, qui sont désormais auprès de Dieu dans un bonheur parfait. Leur joie fait notre joie. Parmi ces bienheureux du Ciel, sans aucun doute se trouvent certains de nos proches, défunts déjà entrés dans la joie du Paradis. Quelle consolation de les espérer auprès de Dieu !

Parmi ces saints du Ciel, l’Eglise en choisit certains pour nous les donner en exemples : ce sont ceux qu’elle « canonise ». Les derniers en date ont une triple particularité : ils sont français, ils sont les premiers époux à être canonisés ensemble et ils sont parents d’une sainte déjà canonisée ! Il s’agit bien sûr de Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux. Ce choix de les canoniser ensemble n’est pas anodin : le pape veut nous montrer que la vie conjugale et familiale, avec ses joies et ses épreuves, peut être un chemin de sainteté ! En termes d’épreuves, ils n’ont pas été épargnés. Lisez leur vie : vous retrouverez forcément tel ou tel point commun avec votre famille ou votre couple. Ils nous sont proches en ce sens. C’est la vie ordinaire d’une famille de notre pays, d’un couple de chrétiens. Mais cette vie, vécue avec foi et générosité, fut un pèlerinage vers le Ciel. Nous ne serons pas tous canonisés, mais nous sommes tous appelés à « cette sainteté de la fidélité du quotidien ».

Cette fête de la Toussaint est aussi l’occasion de nous rappeler cette grande vérité : nous sommes faits pour voir Dieu, un jour, nous aussi. Nous sommes faits pour cette joie du face à face ! Un jour, nous Le verrons, et nous comprendrons… Cette vocation éclaire le sens de notre vie terrestre et de tous nos engagements. Une vie réussie n’est pas une vie qui dure longtemps : cela, nous ne le maîtrisons pas. Une vie réussie est une vie donnée, vécue pleinement pour servir et aimer ; une vie tout orientée vers cette rencontre qui nous attend.

Le 2 novembre, puis tout au long du mois de novembre, nous prions pour ceux de nos défunts qui ont encore besoin d’être purifiés pour goûter pleinement cette joie des sauvés. Les âmes du purgatoire vivent dans la paix cette ultime étape de leur pèlerinage, car elles savent qu’un grand amour les attend. Prions pour nos défunts ! Notre prière hâte leur entrée dans la Jérusalem Céleste ! N’est-ce pas la plus belle des charités que nous puissions leur offrir ? Il est beau que l’Eglise nous enseigne ainsi que les liens de charité qui existaient entre nous demeurent au-delà de la mort. Cette solidarité n’est pas détruite, elle est transformée. Nous entrons avec nos défunts dans une nouvelle forme de relation : une communion. Auprès de Dieu, ils prieront pour nous ; sur terre nous prions pour eux. Nous continuons de les aimer, ils continuent de nous aimer. La mort n’a pas le dernier mot. Le dernier mot appartient toujours à Dieu… c’est notre Espérance !

À propos de l'auteur :

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

Diocèse de Versailles, ordonné prêtre en 2004. Curé de Montigny-Voisins. Responsable des questions politiques, de bioéthique et d'éthique économique pour le diocèse de Versailles. Auteur de "Aimer en vérité" (Artège, 2014), "Catholiques, engageons-nous !" (Artège 2016) et de "Donner sa vie" (Artège 2018).