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Cardinal Ratzinger “complice” ? L’accusation ne tient pas…

Publié le 25 Mar 2010 à 00:00 Église Aucun commentaire

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les médias reviennent sur leurs accusations du matin. Il fallait juste qu’ils prennent le temps de lire la réponse du Vatican à l’article du NY Times. Et on découvre quoi ? Que le dossier est vide !

Ce matin, toute la presse titre : « Ratzinger a protégé un prêtre pédophile” !

Cette après-midi, on en revient (voir la dépêche AFP ci-dessous). Les accusations ne tiennent pas. Mais c’est trop tard : le mal est fait, le nom du pape est une fois de plus sali.

Pendant ce temps, les enfants victimes continuent de souffrir, les prêtres fidèles continuent de servir dans le silence, et les pédophiles de toutes les institutions laïques continue de dormir tranquillement (pensez-vous, le jour où l’Education Nationale ou le Ministère de la Jeunesse et des Sports oseront se soumettre à la même enquête et la même remise en cause que l’Eglise d’Irlande… ).

CITE DU VATICAN, 25 mars 2010 (AFP) – Pédophilie/USA : le Vatican défend l’action de Joseph Ratzinger

Le Vatican a défendu jeudi l’action du futur pape Benoît XVI, accusé par le New York Times d’avoir couvert dans le passé les abus d’un prêtre américain pédophile, relevant qu’il n’avait été informé que très tardivement alors que le prêtre était vieux et malade.

Selon le New York Times, Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi dans les années 1990, se serait abstenu de poursuites contre un prêtre accusé d’avoir violenté environ 200 enfants sourds d’une école du Wisconsin (nord des Etats-Unis) entre 1950 et 1974.

Dans sa réponse déjà transmise au quotidien qui en a rendu compte dans son article, et rendue publique jeudi matin au Vatican, son porte-parole, le père Federico Lombardi, souligne notamment que la Congrégation n’a été saisie « pour la première fois qu’à la fin des années 90 », après que plus de deux décennies se soient écoulées « depuis la révélation des abus aux responsables du diocèse et à la police ».

Le père Lombardi rappelle par ailleurs que les autorités civiles américaines ont enquêté sur le père Murphy dans les années 70, suite aux accusations de ses victimes, mais que ces enquêtes ont été abandonnées.

« Il est important de souligner que la question canonique présentée à la Congrégation n’avait aucun lien avec une quelconque procédure civile ou pénale contre le père Murphy », souligne le texte, selon lequel le Vatican n’a été saisi que parce qu’il s’agissait « d’une violation du sacrement de la pénitence », certains abus ayant été commis dans un confessionnal.

« Etant donné que le père Murphy était vieux, en mauvaise santé, qu’il vivait en réclusion et qu’il n’y avait eu aucune information sur d’éventuels abus au cours des 20 dernières années, la Congrégation pour la doctrine de la foi a suggéré à l’archevêque de Milwaukee d’envisager de restreindre les activités religieuses du père Murphy et de demander au religieux d’accepter la pleine responsabilité pour la gravité de ses actes », poursuit le Vatican.

À propos de l'auteur :

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

Diocèse de Versailles, ordonné prêtre en 2004. Curé de Montigny-Voisins. Responsable des questions politiques, de bioéthique et d'éthique économique pour le diocèse de Versailles. Auteur de "Aimer en vérité" (Artège, 2014), "Catholiques, engageons-nous !" (Artège 2016) et de "Donner sa vie" (Artège 2018).