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Qui veut la peau de Benoît XVI ?

Publié le 25 Mar 2010 à 00:00 Église Un commentaire

C’est maintenant le New-York Times qui s’y met ! Lisez ci-dessous le bon article du blog “Benoît et moi” qui démontre bien l’opération de lynchage orchestrée par ceux qui veulent la peau de Benoît XVI. Ce qui fait frémir, c’est d’imaginer qu’il puisse y avoir des complicités à l’intérieur de l’Eglise… Ce pape dérange les médiocres de tout bord. Ce qui écoeure, c’est que les petites victimes des crimes pédophiles dont il est question n’intéressent en fait pas du tout ceux qui hurlent dans les médias. Ces drames sont instrumentalisés pour salir l’Eglise et le Pape. La question n’est pas : “comment aider ces enfants ?” ou “comment vont-ils aujourd’hui ?” ou “qui prend soin d’eux aujourd’hui ?”. Mais uniquement : “comment atteindre le Pape à travers eux ?”. Et on ne sait plus quoi inventer pour essayer de le souiller.

Une seule certitude : ce que fait ce pape pour l’Eglise doit être précieux, pour que la Bête immonde ne cesse ainsi de le tourmenter…

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Voici l’article en question (source) :

COMPLOT

Cette fois, c’est en majuscules, et j’ai ôté le point d’interrogation (25/3/2010)

Depuis environ un mois (plus, ou moins selon le moment où l’on fait remonter le début de cette dernière et féroce attaque) chaque jour voit arriver son lot d’ordures. Ce matin, c’est du lourd. Rien moins que le New-York Times.

Qui, vu sa formidable puissance médiatique va être (est déjà) repris par les sites, la presse, les télévisions et les radios du monde entier.

Le NYT rêve peut-être de se payer le Pape, c’est-à-dire de le pousser à la démission (comme le Wahington Post l’a fait avec Nixon, même si c’est très différent).
En tout cas, on peut se demander comment il s’est « procuré » les documents « explosifs » dont il est fait état ici .
« Se procurer » est le terme convenu utilisé pas les journaux (grands, et de gauche, de préférence) pour obtenir par des procédés plus ou moins légaux des documents secrets (!!) destinés à démolire les victimes désignées.
Donc, attaques croisées, en provenance d’Allemagne (celle issue de Ratisbonne, particulièrement répugnante, ayant échoué lamentablement), du Brésil, du Canada, d’Irlande, des Etats-unis, soutenues par la presse unanime. Forcément: tous les journaux qui relaient ces infos appartiennent plus ou moins aux mêmes groupes, ou défendent au moins les mêmes intérêts!
Hier, je mettais en ligne un article repris du site Fides et Forma, sous le titre Complot?
Cette fois, j’assume « COMPLOT » sans point d’interrogation, en majuscules, et en gras.

Je crois qu’il n’est même plus nécessaire de chercher des arguments concrets pour « justifier » le comportement du Saint-Père, et arrêter ce flot putride de boue puante. Car il est évident qu’il coule littéralement dans un autre plan. De même qu’aucune rencontre n’est possible, aucun argument ne peut l’arrêter.
Comme le dit Raffaella, désabusée, les blogs ne peuvent humainement plus rien faire.
Personnellement, je n’attends même pas de mise au point du Saint-Siège. Mettre au point, c’est discuter, se justifier, rentrer dans le jeu de l’ennemi, voire admettre qu’on a tort.
Non, ce qui importe, pour le moment, comme le dit le Père Scalese, c’est de serrer les rangs autour du Saint-Père, de ne pas se diviser (voir ici: Le moment de l’unité, traduction à venir).
C’est de l’assurer de notre amour et de notre soutien pour sa personne et pour l’Eglise, de nos prières, si nous le pouvons.

Hélas, la Conférence épiscopale, chez nous, reste étrangement muette (…)

Enfin, je refuse ici, comme unique argument qui justifierait toute cette campagne, celui de la compassion envers les victimes.
Tous ces gens se moquent pas mal des victimes, et s’ils voulaient sincèrement lutter contre la pédophilie, ce n’est pas à l’Eglise qu’ils s’en prendraient. Comme l’écrivait en substance hier Bruno Mastroianni: les hurlements et les cris n’aident pas les victimes des pédophiles.

Tout ceci me fait penser à la méditation du Saint-Père, le 8 décembre dernier, devant la statue de l’Immaculée, Place d’Espagne, à Rome. Il ne parlait pas précisément de cela, mais aujourd’hui, ses propos me semblent étrangement prophétiques.

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« Chaque jour, à travers les journaux, la télévision, la radio, le mal est raconté, répété, amplifié, nous habituant aux choses les plus horribles, nous faisant devenir insensibles et, d’une certaine manière, en nous intoxiquant, car la négativité n’est pas totalement éliminée et, jour après jour, elle s’accumule. Le cœur s’endurcit et les pensées s’assombrissent.

Dans la ville vivent — ou survivent — des personnes invisibles, qui de temps en temps apparaissent en première page ou à la télévision, et sont exploitées jusqu’au bout, tant que la nouvelle et l’image attirent l’attention. C’est un mécanisme pervers, auquel il est malheureusement difficile de résister. La ville cache tout d’abord, et ensuite elle expose au public. Sans pitié, ou avec une fausse pitié ».

À propos de l'auteur :

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

Abbé Pierre-Hervé Grosjean

Diocèse de Versailles, ordonné prêtre en 2004. Curé de Montigny-Voisins. Responsable des questions politiques, de bioéthique et d'éthique économique pour le diocèse de Versailles. Auteur de "Aimer en vérité" (Artège, 2014), "Catholiques, engageons-nous !" (Artège 2016) et de "Donner sa vie" (Artège 2018).