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Elections Présidentielles : face au second tour

Publié le 04 mai 2012 à 11:18 Politique 53 commentaires
débat

Vous avez été nombreux à nous demander ce que nous pensions du choix qui nous est proposé pour le second tour des élections présidentielles. Comme prêtres, nous considérons que notre rôle n’est ni de prendre position pour un candidat, ni de rendre public notre propre vote personnel.

Mais nous voulons plus que jamais, avec l’Eglise et nos évêques, peut-être aussi avec un peu de bon sens, rappeler ce qui doit éclairer le choix des catholiques au moment de voter.

1-    Pour un catholique, le vote n’est pas seulement un droit, mais un devoir ( n°2240 du Catéchisme de l’Eglise Catholique ).

2-    L’élection n’est ni une canonisation ni une déclaration d’amour. Le candidat de nos rêves n’existe que … dans nos rêves. Il s’agit de voter pour celui des deux qui nous paraît en conscience le plus capable d’assumer cette lourde charge, dans le sens du bien commun. Que les catholiques ne se comportent pas en « enfants gâtés » mais fassent preuve de maturité et de responsabilité.

3-    Les critères premiers de discernement (ce ne sont donc pas les seuls, mais ils sont prioritaires) sont : le respect de la vie, le respect de la famille fondée sur le mariage dans sa conception naturelle (l’union d’un homme et d’une femme), la liberté éducative. C’est ce qu’ont écrit nos évêques ici il y a déjà quelques mois.

4-    Quand aucun des deux candidats ne correspond parfaitement à ces critères, il s’agit alors de déterminer si l’un des deux candidats offre  l’espoir de progrès possibles, ou au moins l’assurance d’éviter de nouvelles transgressions. Ou si l’un des deux candidats promet au contraire de nouvelles transgressions, qui marqueront durablement la société, et sur lesquelles – comme l’histoire nous l’apprend -  il sera toujours difficile de revenir. C’est ce qu’écrivait le Cardinal Archevêque de Paris, dans l’introduction de son dernier livre :

« Nous devons soigneusement distinguer ce qui relève de l’impossibilité de conscience et ce qui relève d’un choix encore acceptable, même s’il ne correspond pas totalement à nos convictions, parce que, alors, un bien, même modeste, reste réalisable ou peut-être sauvegardé, en tout cas davantage que d’autres hypothèses.

Il ne s’agit pas de se résigner au moindre mal, mais de promouvoir humblement, le meilleur possible, sans illusion ni défaitisme, et simplement avec réalisme. »

 5-    Les programmes des deux candidats sont assez clairs sur les questions évoquées ci-dessus et révèlent deux projets de société bien différents. Il appartient aux catholiques de les lire attentivement, de les comparer et de faire un choix clair selon les critères énoncés. Face aux propositions de l’un et de l’autre, on ne peut rester dans l’indécision.  On pourra trouver un récapitulatif proposé par l’alliance Vita ici   et on pourra lire l’interview donnée à l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » par les deux candidats ici .

6-    Quelque soit le résultat du dimanche 6 mai, l’engagement des catholiques ne doit pas cesser après ces élections présidentielles, comme le disait récemment Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles  :

« L’enjeu de cette vigilance dépasse les élections. Quelque soit leur résultat, il semble que nous n’échapperons pas, dans les mois ou les années qui viennent, à la promotion de mesures qui, tout en invoquant de généreuses intentions, auraient pour effet de fragiliser encore plus la famille, la mission de l’enseignement ou de porter atteinte à la vie humaine…

 La liberté chrétienne, et le courage des chrétiens seront sollicités, sans doute plus qu’hier. Qu’on n’attende pas de nous que nous nous taisions, ou que nous acceptions ce qui est contraire à notre conscience et au bien de l’homme, ce qui le détruit, le méprise dans son corps et dans son cœur, dans son existence, dans sa dignité. Qu’on n’attende pas de nous que nous soyons résignés à confondre des lois justes avec des lois injustes.

 Le témoignage auquel nous sommes appelés n’est pas violent. Quand il heurte des intérêts économiques ou partisans, il est souvent exposé au rejet, à la dérision. Nous sommes habitués.

 Malgré cela, nous sommes confiants dans la liberté de l’intelligence humaine. Elle peut, en refusant l’esclavage de l’intérêt ou de la technique, se laisser toucher par la vérité, et attirer par le bien. On peut anesthésier la conscience, on ne peut pas la tuer.

 Dans ce temps d’élections comme dans les échéances à venir, nous continuerons d’agir, de réfléchir et d’espérer en chrétiens, c’est à dire en témoins à qui le Seigneur donne de transmettre sa paix. Il nous charge de la transmettre pour qu’elle fasse son chemin dans notre pays et dans le monde. » ( Message de Pâques 2012 )

7- Enfin, que les catholiques, et en particulier les générations qui viennent, retirent de cette campagne une certitude positive : bien loin de la tentation mortifère de l’exil de la vie publique, du repli sur soi ou de la critique permanente, nous sommes plus que jamais appelés à nous engager ! Notre pays a besoin de laïcs, chrétiens authentiques et décomplexés, courageux et instruits, ancrés dans le réel, acceptant de se former et d’acquérir une vraie compétence. Que nous puissions ainsi prendre part de façon intelligente et efficace au débat d’idées, nous engager dans la vie politique ou associative et mettre nos talents au service du bien commun. Quand on est chrétien, on ne peut ni se décourager, ni s’en désintéresser.

Au fond, que tout cela encourage à prendre au sérieux ce que nous sommes depuis notre baptême : « sel de la terre et lumière du monde ».

Les Padre

NB : Face aux nombreuses réactions, une précision, ajoutée ce vendredi à 19:30 :

Les évêques proposent 13 points de discernement, qui ne se limitent pas au respect de la vie, de la famille et de la liberté éducative. Ils parlent aussi de l’accueil de l’étranger, de l’écologie, du travail, etc… Mais les trois points cités sont les trois premiers, ce qui n’est pas anodin. D’autre part, de nombreux évêques ont pris la parole pour appeler les catholiques à en faire des critères prioritaires de discernement, sans jamais que cela soit dans l’ignorance totale des autres critères. Un exemple très fort : le communiqué publié par Monseigneur de Germiny , évêque de Blois, que je vous mets ci dessous. Qu’on ne puisse pas dire que les Padre disent autre chose que les évêques !

4 mai 2012

J’estime de mon devoir d’évêque d’appeler, une fois encore, les électeurs à être cohérents avec leur foi.

Blois, le 4. V. MMXII

Chers amis, bonjour.
Le mois de mai est de retour. Avec la nature qui s’épanouit, chacun peut se nourrir d’espérance, la favoriser, la faire aboutir.
Le mois de mai, c’est le mois de Marie qui culmine au diocèse de Blois avec la fête de Notre Dame des Aydes, le 24 mai.
Le mois de mai, c’est la période où beaucoup reçoivent le sacrement de confirmation pour devenir les apôtres capables de répondre aux défis de l’heure.
Le mois de mai 2012, dans notre pays la France, revêt une tonalité particulière à cause des élections présidentielles. A juste titre les enjeux socio-économiques ont été fortement exposés par les deux candidats demeurés en lice. En revanche, silence total lors du dernier débat sur les droits fondamentaux de la personne humaine.
C’est pourquoi j’estime de mon devoir d’évêque d’appeler, une fois encore, les électeurs à être cohérents avec leur foi et ce sur deux points non négociables :
- Droit des personnes âgées, malades ou dépendantes d’être accompagnées et soignées jusqu’au terme naturel de leur vie, sans acharnement thérapeutique ni euthanasie.
- Droit des enfants d’être conçus et élevés par un père et une mère.
Relisez les programmes et décidez-vous.
Ne succombez pas à la tentation du vote blanc.
Que votre non à une culture de mort soit non.
Que votre oui à l’amour de la vie soit oui.

Chers amis, à bientôt.

† Maurice de Germiny
évêque de Blois

 

( Source )

À propos de l'Abbé Grosjean

Abbé Grosjean

36 ans. Diocèse de Versailles. Ordonné prêtre en 2004. Curé de la Paroisse de Saint-Cyr-l’École. Responsable des questions politiques, de bioéthique et d'éthique économique pour le diocèse de Versailles

  • http://twitter.com/RaphTal Raphaël de Talhouët

    Pas de consigne de vote explicite, mais au vu du projet de société de l’un et de l’autre le choix parait s’imposer de lui-même… Espérons un sursaut inattendu. 

  • http://twitter.com/RaphTal Raphaël de Talhouët

    Pas de consigne de vote explicite, mais au vu du projet de société de l’un et de l’autre le choix parait s’imposer de lui-même… Espérons un sursaut inattendu. 

  • http://www.facebook.com/pierre.beslay Pierre Beslay

    «1-    Pour le catholique, le vote n’est pas seulement un droit, mais un devoir»

    J’aimerais contester ce point-là. Je ne suis pas là pour dire que les catholiques ne doivent pas voter mais je pense qu’on se fourvoie dans cette logique de vote = devoir moral. Les institutions ont un rôle, ont un poids, mais elles ne font pas le pays. L’idée qu’un vote corresponde à un choix de société est fallacieuse, elle nous pousse à considérer que l’intégralité de l’action et de l’engagement passe par la politique, idée qui se manifeste dans la politisation accrue des combats, des lobbyings, etc.

    Les chrétiens ont longtemps été porteurs d’une autre manière d’agir, de s’engager dans la société : En tendant la main à leur prochain dans la rue, en l’aidant à mieux vivre dès aujourd’hui plutôt qu’en allant militer pour qu’il acquiert, demain, le droit de mieux vivre. Être le sel de la terre, c’est peut être précisément sortir de cette logique «Tout est politique» en montrant l’infinité de possibilités d’engagements dans la société, bien plus riches et bien plus intéressantes. Le vote comme outil pour mieux agir, pourquoi pas ; le vote comme devoir et comme norme, tendant à imposer sa seule légitimité au détriment de tous les autres possibilités, non.

    • abbegrosjean

      Cher Pierre, 

      Tu remarqueras que nous parlons à la fin de l’article de l’engagement associatif. Et combien l’engagement des chrétiens dépasse le temps des élections. Pour autant, s’il n’est pas le tout de l’engagement, l’exercice du droit de vote est une exigence morale pour le chrétien, c’est un fait. Pie XII avait même parlé de « devoir sacré ». Mais bien sûr, en aucun cas pour s’en suffire… 

      Amicalement. 

    • pierre mayrant

      Je partage ce point de vue, mais j’irai plus loin. Bien-sûr l’exercice du droit de vote est un devoir, mais dans le cadre d’une démocratie saine ordonnancée au bien commun. Ce n’est pas le cas en France : la démocratie a pour héritage idéologique Rousseau qui fait que le pouvoir est soumis à l’indétermination de la somme des volontés individuelles. En vue des autres articles du catéchisme de l’Eglise catholique en amont et en aval, je pense que l’objection de conscience par l’abstention est tout à fait légitime.
      Certes Pie XII parlait de « devoir sacré », de « péché grave » aussi, mais je pense que ses paroles – qui n’engageaient que lui et non l’Eglise – étaient influencées par la crainte du communisme. Aujourd’hui, nous sommes influencés par la crainte de la crise éthique. Nous sommes persuadés qu’en votant pour celui qui respectera le plus les points non négociables, cela permettra de reculer l’échéance en attendant le miracle. Moi, je pense personnellement, que c’est reculer pour mieux sauter. Je pense que l’abstention est une arme politique plus intelligente car elle refuse de rentrer dans une démocratie moderne fondamentalement relativiste.
      Excusez-moi d’avoir été trop long.

    • GaetaneB

      Cependant, le Catéchisme de l’Eglise catholique dit aussi qu’ « il n’est jamais permis de faire un mal pour qu’il en résulte un bien » (CEC 1756 et 1789). Cela, c’est l’affaire de Dieu. Nous, nous devons tout faire pour que le moins mauvais survienne.

    • bonnesnouvelles

      Pour moi, le vote est un devoir moral car il est l’outil que nos anciens, en assemblée constituante, ont considéré être la meilleure solution pour faire émerger une compréhension du bien commun. S’abstenir, ou voter blanc, c’est jeter l’éponge : « vous me donnez un choix qui ne me convient pas, débrouillez-vous tout seuls, je m’en lave les mains ». Mais à ce train-là, on ne votera jamais ! 
      Il nous faut garder l’espérance du chrétien qui sait que Dieu agit pour son peuple, même si un peuple peut s’égarer pendant quelques années (40 ans au désert ?). 
      J’ai fait un petit article que je vous invite à lire : 
      http://bonnouvelles.blogspot.fr 

    • Djeex Dem

      @bonnesnouvelles, votre conception du vote blanc est bien réductrice, le vote blanc c’est aussi ne pas se pervertir en votant quelqu’un qui est contre sa foi. Mais même au delà de ça, ce n’est pas une éponge mais un refus de cautionner un système qui produit le genre de candidat actuel. C’est un silence qui en dit long. Entre deux athés militants anti clericaux auriez vous voté ? En votre âme et conscience…

  • http://www.facebook.com/pierre.beslay Pierre Beslay

    «1-    Pour le catholique, le vote n’est pas seulement un droit, mais un devoir»

    J’aimerais contester ce point-là. Je ne suis pas là pour dire que les catholiques ne doivent pas voter mais je pense qu’on se fourvoie dans cette logique de vote = devoir moral. Les institutions ont un rôle, ont un poids, mais elles ne font pas le pays. L’idée qu’un vote corresponde à un choix de société est fallacieuse, elle nous pousse à considérer que l’intégralité de l’action et de l’engagement passe par la politique, idée qui se manifeste dans la politisation accrue des combats, des lobbyings, etc.

    Les chrétiens ont longtemps été porteurs d’une autre manière d’agir, de s’engager dans la société : En tendant la main à leur prochain dans la rue, en l’aidant à mieux vivre dès aujourd’hui plutôt qu’en allant militer pour qu’il acquiert, demain, le droit de mieux vivre. Être le sel de la terre, c’est peut être précisément sortir de cette logique «Tout est politique» en montrant l’infinité de possibilités d’engagements dans la société, bien plus riches et bien plus intéressantes. Le vote comme outil pour mieux agir, pourquoi pas ; le vote comme devoir et comme norme, tendant à imposer sa seule légitimité au détriment de tous les autres possibilités, non.

    • abbegrosjean

      Cher Pierre, 

      Tu remarqueras que nous parlons à la fin de l’article de l’engagement associatif. Et combien l’engagement des chrétiens dépasse le temps des élections. Pour autant, s’il n’est pas le tout de l’engagement, l’exercice du droit de vote est une exigence morale pour le chrétien, c’est un fait. Pie XII avait même parlé de « devoir sacré ». Mais bien sûr, en aucun cas pour s’en suffire… 

      Amicalement. 

    • pierre mayrant

      Je partage ce point de vue, mais j’irai plus loin. Bien-sûr l’exercice du droit de vote est un devoir, mais dans le cadre d’une démocratie saine ordonnancée au bien commun. Ce n’est pas le cas en France : la démocratie a pour héritage idéologique Rousseau qui fait que le pouvoir est soumis à l’indétermination de la somme des volontés individuelles. En vue des autres articles du catéchisme de l’Eglise catholique en amont et en aval, je pense que l’objection de conscience par l’abstention est tout à fait légitime.
      Certes Pie XII parlait de « devoir sacré », de « péché grave » aussi, mais je pense que ses paroles – qui n’engageaient que lui et non l’Eglise – étaient influencées par la crainte du communisme. Aujourd’hui, nous sommes influencés par la crainte de la crise éthique. Nous sommes persuadés qu’en votant pour celui qui respectera le plus les points non négociables, cela permettra de reculer l’échéance en attendant le miracle. Moi, je pense personnellement, que c’est reculer pour mieux sauter. Je pense que l’abstention est une arme politique plus intelligente car elle refuse de rentrer dans une démocratie moderne fondamentalement relativiste.
      Excusez-moi d’avoir été trop long.

    • GaetaneB

      Cependant, le Catéchisme de l’Eglise catholique dit aussi qu’ « il n’est jamais permis de faire un mal pour qu’il en résulte un bien » (CEC 1756 et 1789). Cela, c’est l’affaire de Dieu. Nous, nous devons tout faire pour que le moins mauvais survienne.

    • bonnesnouvelles

      Pour moi, le vote est un devoir moral car il est l’outil que nos anciens, en assemblée constituante, ont considéré être la meilleure solution pour faire émerger une compréhension du bien commun. S’abstenir, ou voter blanc, c’est jeter l’éponge : « vous me donnez un choix qui ne me convient pas, débrouillez-vous tout seuls, je m’en lave les mains ». Mais à ce train-là, on ne votera jamais ! 
      Il nous faut garder l’espérance du chrétien qui sait que Dieu agit pour son peuple, même si un peuple peut s’égarer pendant quelques années (40 ans au désert ?). 
      J’ai fait un petit article que je vous invite à lire : 
      http://bonnouvelles.blogspot.fr 

    • Djeex Dem

      @bonnesnouvelles, votre conception du vote blanc est bien réductrice, le vote blanc c’est aussi ne pas se pervertir en votant quelqu’un qui est contre sa foi. Mais même au delà de ça, ce n’est pas une éponge mais un refus de cautionner un système qui produit le genre de candidat actuel. C’est un silence qui en dit long. Entre deux athés militants anti clericaux auriez vous voté ? En votre âme et conscience…

  • Laurent Chanon

    Une question vraiment naïve, mais il me semble que c’est le coeur de la réflexion : y a-t-il explicitement des « critères premiers de discernement » car il me semble que le document des évêques met tous les critères à égalité ? D’où bien des hésitations de la part de certains cathos…

    • abbegrosjean

      Les évêques mettent ces trois critères en premier sur leur liste. Dans les différentes prises de position épiscopales qui ont suivi, ce sont bien ces trois critères qui sont prioritairement mis en valeur, et sur lesquels il y a les plus grandes divergences de fond et de projet entre les deux candidats, et surtout de nouvelles transgressions proposées. Cf le message de Pâques de notre évêque, Mgr Aumonier : http://bit.ly/IMuzAa ou encore celui de Mgr l’Evêque d’Ars, qui revient sur cette priorité : http://catholique-belley-ars.cef.fr/Note-complementaire-a-propos-des-elections.html 

  • Laurent Chanon

    Une question vraiment naïve, mais il me semble que c’est le coeur de la réflexion : y a-t-il explicitement des « critères premiers de discernement » car il me semble que le document des évêques met tous les critères à égalité ? D’où bien des hésitations de la part de certains cathos…

    • abbegrosjean

      Les évêques mettent ces trois critères en premier sur leur liste. Dans les différentes prises de position épiscopales qui ont suivi, ce sont bien ces trois critères qui sont prioritairement mis en valeur, et sur lesquels il y a les plus grandes divergences de fond et de projet entre les deux candidats, et surtout de nouvelles transgressions proposées. Cf le message de Pâques de notre évêque, Mgr Aumonier : http://bit.ly/IMuzAa ou encore celui de Mgr l’Evêque d’Ars, qui revient sur cette priorité : http://catholique-belley-ars.cef.fr/Note-complementaire-a-propos-des-elections.html 

  • pierre mayrant

    Bien-sûr l’exercice du droit de vote est un devoir, mais dans le cadre
    d’une démocratie saine ordonnancée au bien commun. Ce n’est pas le cas
    en France : la démocratie a pour héritage idéologique Rousseau qui fait
    que le pouvoir est soumis à l’indétermination de la somme des volontés
    individuelles. En vue des autres articles du catéchisme de l’Eglise
    catholique en amont et en aval, je pense que l’objection de conscience
    par l’abstention est tout à fait légitime.
    Certes Pie XII parlait de
    « devoir sacré », de « péché grave » aussi, mais je pense que ses paroles –
    qui n’engageaient que lui et non l’Eglise – étaient influencées par la
    crainte du communisme. Aujourd’hui, nous sommes influencés par la
    crainte de la crise éthique. Nous sommes persuadés qu’en votant pour
    celui qui respectera le plus les points non négociables, cela permettra
    de reculer l’échéance en attendant le miracle. Moi, je pense
    personnellement, que c’est reculer pour mieux sauter. Je pense que
    l’abstention est une arme politique plus intelligente car elle refuse de
    rentrer dans une démocratie moderne fondamentalement relativiste.

  • pierre mayrant

    Bien-sûr l’exercice du droit de vote est un devoir, mais dans le cadre
    d’une démocratie saine ordonnancée au bien commun. Ce n’est pas le cas
    en France : la démocratie a pour héritage idéologique Rousseau qui fait
    que le pouvoir est soumis à l’indétermination de la somme des volontés
    individuelles. En vue des autres articles du catéchisme de l’Eglise
    catholique en amont et en aval, je pense que l’objection de conscience
    par l’abstention est tout à fait légitime.
    Certes Pie XII parlait de
    « devoir sacré », de « péché grave » aussi, mais je pense que ses paroles –
    qui n’engageaient que lui et non l’Eglise – étaient influencées par la
    crainte du communisme. Aujourd’hui, nous sommes influencés par la
    crainte de la crise éthique. Nous sommes persuadés qu’en votant pour
    celui qui respectera le plus les points non négociables, cela permettra
    de reculer l’échéance en attendant le miracle. Moi, je pense
    personnellement, que c’est reculer pour mieux sauter. Je pense que
    l’abstention est une arme politique plus intelligente car elle refuse de
    rentrer dans une démocratie moderne fondamentalement relativiste.

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  • http://www.facebook.com/Episodique Ernst Hahn

    C’est hypocrite car ces prêtres savent très bien qu’un jour ou l’autre la société acceptera le mariage des gays, Que les écoles dites religieuses posent de plus en plus de soucis, surtout avec celles venant d’horizons lointain comme les musulmans. Bref, le temps donne tort à ces corbeaux tristes qui EUX prennent leurs rêves pour NOS réalités.

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=1283754833 Laetitia Denizou

      Qui peut « savoir très bien qu’un jour » ? où est l’hypocrisie ? Croire d’un coeur sincère que nous pouvons agir dans le monde pour le rendre meilleur (bien que jamais parfait) ? Ou se rendre sans essayer ?

    • http://www.facebook.com/Episodique Ernst Hahn

      Madame, beaucoupde prêtres sont homos et se cachent plus ou moins quand d’autres vivent ouvertement en couple et comprennent ce qu’est la solitude, Ce mariage CIVIL ne concerne pas les choses reigieuses. Alors occupez vous de vos rites et vos pénitences sans juger les autres coupables. La société civile saura choisir sans la religion pour pervertir encore son évolution.

  • http://www.facebook.com/Episodique Ernst Hahn

    C’est hypocrite car ces prêtres savent très bien qu’un jour ou l’autre la société acceptera le mariage des gays, Que les écoles dites religieuses posent de plus en plus de soucis, surtout avec celles venant d’horizons lointain comme les musulmans. Bref, le temps donne tort à ces corbeaux tristes qui EUX prennent leurs rêves pour NOS réalités.

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=1283754833 Laetitia Denizou

      Qui peut « savoir très bien qu’un jour » ? où est l’hypocrisie ? Croire d’un coeur sincère que nous pouvons agir dans le monde pour le rendre meilleur (bien que jamais parfait) ? Ou se rendre sans essayer ?

    • http://www.facebook.com/Episodique Ernst Hahn

      Madame, beaucoupde prêtres sont homos et se cachent plus ou moins quand d’autres vivent ouvertement en couple et comprennent ce qu’est la solitude, Ce mariage CIVIL ne concerne pas les choses reigieuses. Alors occupez vous de vos rites et vos pénitences sans juger les autres coupables. La société civile saura choisir sans la religion pour pervertir encore son évolution.

  • Yves Semal

    Il me semble que l’on pourrait très bien se trouver en face d’un candidat qui, sur les points dits prioritaires, est « irréprochable », mais qui, sur d’autres questions, tout aussi importantes, entre en contradiction flagrante avec le message évangélique d’accueil de l’autre et d’attention portée aux plus faibles. Je ne dis pas que c’est le cas de Nicolas Sarkozy qui, dans l’interview à Famille Chrétienne, fait notamment état de son action en faveur des personnes handicapées. Cela dit, la récupération des thèmes de l’extrême droite dans la campagne qui a suivi le premier tour est, à mes yeux, pour le moins problématique au regard du message évangélique.

    S’il est vrai qu’il n’y a pas de candidat idéal, il me semble que faire des « trois points prioritaires » le seul critère de discernement est assez dangereux. C’est ainsi que l’Eglise en est arrivée à soutenir — et soutient encore — des hommes politiques plus que douteux (que l’on songe par exemple à l’amitié entre l’évêque de Lima et l’ancien dictateur Fujimori ou bien au soutien habituel du Vatican aux candidats républicains, peu soucieux de justice sociale, lors des élections américaines).

  • Yves Semal

    Il me semble que l’on pourrait très bien se trouver en face d’un candidat qui, sur les points dits prioritaires, est « irréprochable », mais qui, sur d’autres questions, tout aussi importantes, entre en contradiction flagrante avec le message évangélique d’accueil de l’autre et d’attention portée aux plus faibles. Je ne dis pas que c’est le cas de Nicolas Sarkozy qui, dans l’interview à Famille Chrétienne, fait notamment état de son action en faveur des personnes handicapées. Cela dit, la récupération des thèmes de l’extrême droite dans la campagne qui a suivi le premier tour est, à mes yeux, pour le moins problématique au regard du message évangélique.

    S’il est vrai qu’il n’y a pas de candidat idéal, il me semble que faire des « trois points prioritaires » le seul critère de discernement est assez dangereux. C’est ainsi que l’Eglise en est arrivée à soutenir — et soutient encore — des hommes politiques plus que douteux (que l’on songe par exemple à l’amitié entre l’évêque de Lima et l’ancien dictateur Fujimori ou bien au soutien habituel du Vatican aux candidats républicains, peu soucieux de justice sociale, lors des élections américaines).

  • vincent78

    Avez-vous vu le clip de campagne de l’UMP?
    http://www.dailymotion.com/video/xqhrw5

    Je trouve que la droite prend un virage très dangereux, à l’opposé des valeurs chrétiennes. On est aux antipodes de l’évangile, et on a vu dans le passé ce que donnait ce genre d’idéologies.

    Je suis déçu que l’Eglise puisse, indirectement, tolérer ce discours en définissant des « priorités » dans les points de discernement.

    • michelam83

      Dans un stade plein à craquer où vous êtes, accepteriez vous que la sécurité ouvre les portes pour que la foule qui attend à l’extérieur puisse entrer et vous étouffer?
      Le mot frontière n’est pas encore un mot tabou  sauf si des gens comme vous insistent pour qu’il le devienne.
      il faut raison garder et ne pas tout mélanger. Il n’y a rien d’idéologique dans les propos tenus mais simplement du bon sens, et l’Eglise n’est certainement pas contre le bon sens.

  • vincent78

    Avez-vous vu le clip de campagne de l’UMP?
    http://www.dailymotion.com/video/xqhrw5

    Je trouve que la droite prend un virage très dangereux, à l’opposé des valeurs chrétiennes. On est aux antipodes de l’évangile, et on a vu dans le passé ce que donnait ce genre d’idéologies.

    Je suis déçu que l’Eglise puisse, indirectement, tolérer ce discours en définissant des « priorités » dans les points de discernement.

    • michelam83

      Dans un stade plein à craquer où vous êtes, accepteriez vous que la sécurité ouvre les portes pour que la foule qui attend à l’extérieur puisse entrer et vous étouffer?
      Le mot frontière n’est pas encore un mot tabou  sauf si des gens comme vous insistent pour qu’il le devienne.
      il faut raison garder et ne pas tout mélanger. Il n’y a rien d’idéologique dans les propos tenus mais simplement du bon sens, et l’Eglise n’est certainement pas contre le bon sens.

  • Djeex Dem

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. Oui le vote est un devoir, mais le vote blanc est également une liberté du citoyen et du catholique. Peut être que pour vous vous seriez prêt à donner votre âme au diable s’il n’y avait de choix que ses deux représentants, pas moi. Si je juge que les deux sont trop loin des valeurs catholique auxquelles j’adhère, j’ai aussi le choix de voter ni pour l’un ni pour l’autre et d’exprimer mon rejet du système qui me propose un choix qui n’en n’est pas un par un vote blanc. 

    Etre citoyen et être catholique aujourd’hui ce n’est pas participer à une vie politique qui n’a plus rien de citoyen et plus rien de catholique, c’est d’abord s’investir pour els autres en commençant par son entourage, les clochards en bas de chez soit et la charité.

    Etre citoyen c’est soutenir les valeurs de la démocratie quelque soit le parti, être catholique c’est croire en Dieu. On peut faire l’un et l’autre sans pour autant perdre son âme à voter pour un homme qui revendique des valeurs contraire à notre foi.

    Le vote blanc est un vote participatif est il est regrettable qu’il soit camouflé et associé à l’abstention. Le silence peut en dire long et vous le savez si vous vous rappelez du silence de Jésus face à ses juges.

  • Djeex Dem

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. Oui le vote est un devoir, mais le vote blanc est également une liberté du citoyen et du catholique. Peut être que pour vous vous seriez prêt à donner votre âme au diable s’il n’y avait de choix que ses deux représentants, pas moi. Si je juge que les deux sont trop loin des valeurs catholique auxquelles j’adhère, j’ai aussi le choix de voter ni pour l’un ni pour l’autre et d’exprimer mon rejet du système qui me propose un choix qui n’en n’est pas un par un vote blanc. 

    Etre citoyen et être catholique aujourd’hui ce n’est pas participer à une vie politique qui n’a plus rien de citoyen et plus rien de catholique, c’est d’abord s’investir pour els autres en commençant par son entourage, les clochards en bas de chez soit et la charité.

    Etre citoyen c’est soutenir les valeurs de la démocratie quelque soit le parti, être catholique c’est croire en Dieu. On peut faire l’un et l’autre sans pour autant perdre son âme à voter pour un homme qui revendique des valeurs contraire à notre foi.

    Le vote blanc est un vote participatif est il est regrettable qu’il soit camouflé et associé à l’abstention. Le silence peut en dire long et vous le savez si vous vous rappelez du silence de Jésus face à ses juges.

  • pipleclo

    bonjour, je vous cite  » Il s’agit de voter pour celui des deux qui nous paraît en conscience le plus capable d’assumer cette lourde charge, dans le sens du bien commun ».
    Et quand les deux soutiennent la mort par le soutien sur les cellules souches embryonnaires ! Comment fait-on ???? On nous parle pas de respect de la vie par l’Eglise. Je n’y comprends plus rien.
    Quand on sait qu’un candidat ayant l’expérience des hautes fonctions de l’Etat a dit que le génocide n’a jamais existé en France alors qu’on manipule des embryons !!!!
    Enfin c’est facile de dire qu’on n’est pas pour le « mariage homosexuel » quand on peut jouer sur les mots et faire passer cela un jour ou l’autre (certainement) (sous la pression des lobbys et des autres pays européens) par une union civile pour les homosexuels).
    Je constate de plus en plus que le vote du 6 mai n’a pas pour but le « bien commun » puisqu’on connaît les 2 candidats, mais pour celui qui fera tenir la France économiquement. Sans conteste, le candidat de droite est mieux, je pense.
    Finalement, on revient toujours à l’économie, l’argent, le pouvoir… Et le respect de l’homme dès sa conception, rien… Après tout, vaut mieux voter pour le moins pire et perdre chaque année 220000 futurs ingénieurs, artisans, ouvriers, chefs d’entreprises… C’est certainement comme cela que la France trouvera des richesses.

  • pipleclo

    bonjour, je vous cite  » Il s’agit de voter pour celui des deux qui nous paraît en conscience le plus capable d’assumer cette lourde charge, dans le sens du bien commun ».
    Et quand les deux soutiennent la mort par le soutien sur les cellules souches embryonnaires ! Comment fait-on ???? On nous parle pas de respect de la vie par l’Eglise. Je n’y comprends plus rien.
    Quand on sait qu’un candidat ayant l’expérience des hautes fonctions de l’Etat a dit que le génocide n’a jamais existé en France alors qu’on manipule des embryons !!!!
    Enfin c’est facile de dire qu’on n’est pas pour le « mariage homosexuel » quand on peut jouer sur les mots et faire passer cela un jour ou l’autre (certainement) (sous la pression des lobbys et des autres pays européens) par une union civile pour les homosexuels).
    Je constate de plus en plus que le vote du 6 mai n’a pas pour but le « bien commun » puisqu’on connaît les 2 candidats, mais pour celui qui fera tenir la France économiquement. Sans conteste, le candidat de droite est mieux, je pense.
    Finalement, on revient toujours à l’économie, l’argent, le pouvoir… Et le respect de l’homme dès sa conception, rien… Après tout, vaut mieux voter pour le moins pire et perdre chaque année 220000 futurs ingénieurs, artisans, ouvriers, chefs d’entreprises… C’est certainement comme cela que la France trouvera des richesses.

  • http://www.facebook.com/people/Gabriel-GiJoss/1207762325 Gabriel Gi’Joss

    Bonjours, j’aimerai précisé, par rapport à une erreur de compréhension des mots dans un commentaire précédent, qu’il est illogique d’appeler démocratie un gouvernement dans lequel demande d’élire des représentant (validé par les médias et qui on souvent la finance suffisante pour la campagne (Il n’y a qu’a voir la différence entre Poutou et Hollande, l’un ayant la possibilité de faire une campagne solide, et des meeting…)
    La démocratie suppose un pouvoir directe sur la politique. Pouvoir non seulement donné son avis pour peser dans le débat (pas a travers un sms ou un vote, mais en parole) mais surtout pouvoir choisir sur quoi on est d’accord. En ce sens la Suisse me semble être la seul démocratie au monde.
    Pour plus d’info, consulté Etienne Chouard sur le net.

  • http://www.facebook.com/people/Gabriel-GiJoss/1207762325 Gabriel Gi’Joss

    Bonjours, j’aimerai précisé, par rapport à une erreur de compréhension des mots dans un commentaire précédent, qu’il est illogique d’appeler démocratie un gouvernement dans lequel demande d’élire des représentant (validé par les médias et qui on souvent la finance suffisante pour la campagne (Il n’y a qu’a voir la différence entre Poutou et Hollande, l’un ayant la possibilité de faire une campagne solide, et des meeting…)
    La démocratie suppose un pouvoir directe sur la politique. Pouvoir non seulement donné son avis pour peser dans le débat (pas a travers un sms ou un vote, mais en parole) mais surtout pouvoir choisir sur quoi on est d’accord. En ce sens la Suisse me semble être la seul démocratie au monde.
    Pour plus d’info, consulté Etienne Chouard sur le net.

  • Christusvincit

    Pourquoi la défaite de Sarkozy est synonyme d’espoir
    Depuis que les sondages donnent François Hollande favori des suffrages, c’est la panique totale à bord du navire catholique  : nous retrouvons le réflexe conditionné du droitard, génétiquement programmé pour voter contre son camp jusqu’à la fin des temps. L’appel se propage dans toute la « cathosphère », des “cathos mous” et libéraux aux “nationaux-catholiques” : avec parfois des précautions d’usage  et de forme (« moindre mal », « c’est loin d’être parfait mais on n’a pas le choix », etc…), Nicolas Sarkozy est présenté comme le nouveau rempart.J’ai pour ma part reçu en dix jours une soixantaine (! véridique) de courriels allant dans ce sens, dont beaucoup d’expéditeurs que je ne connaissais pas, avec une accélération très nette ces dernières 24 heures. La plupart de ces envois étaient des « redirections », aux contenus généralement très sincères, d’autres beaucoup plus agressifs et culpabilisants envers les électeurs de Marine Le Pen (dont je fais partie), ou supposés comme tels. L’ écrasante majorité de ces courriels provenaient manifestement d’électeurs de Nicolas Sarkozy le 22 avril.En tout apaisement et dans un souci d’équilibre, (voire de « débat », puisque ce mot est très à la mode ! »), je me permets à mon tour de donner une modeste position. J’espère que ces lignes seront lues jusqu’au bout et respectées, et pourquoi pas, redirigées.En effet, si nous votons relativement à l’immédiat, nous voterons sempiternellement pour cette droite qui fait tout passer en douceur quand elle est au pouvoir.
    En 1974, mes grands-parents anti gaullistes depuis 1944, quoi que l’un et l’autre pour des raisons opposés à cette date, avaient voté Giscard, comme fin du gaullisme et contre la gauche socialo-communiste.
    Et bien ils furent servis : loi Veil, simplification du divorce, regroupement familial des immigrés d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, carte de séjour de 10 ans automatique, explosion fiscale, début de l’eurofédéralisme, et premier budget de la Vème République en déficit, avec recours à l’emprunt auprès d’organismes internationaux, bref tout ce dont nous souffrons encore, et que Mitterrand ne fit que poursuivre, la progression fiscale ayant été moindre pour chacun de ses septennats qu’avec Giscard.
    Aussi, je ne crois pas à Sarkozy comme rempart contre le mariage homosexuel, etc…. Chacun d’entre nous sait que, sans pour autant être maléfique, Sarkozy n’a aucune conviction, il est dans le marketing; si Bayrou avait fait le score de Le Pen et Le Pen le score de Bayrou, il est évident que Sarkozy aurait fait campagne au centre, mais bref… Ce n’est donc pas sa personne, mais son parti et les gens qui vont avec (cette hyper-classe mondialisée), qui eux, n’ont pas abandonné ces idées de décadence, ou qui demeurent des inconsistants et des lâches face à la gauche : ils n’ont rien fait, lui et eux, contre l’avortement, ne serait-ce qu’aider les mères en difficulté à pourvoir choisir de garder leur enfant, ils ont cassé les retraites des mères de famille au foyer, relevé le plafond pour l’avortement, encouragé de toutes leurs forces le travail le dimanche, favorisé l’enseignement du gender et diffusé le film le Baiser de la Lune, etc…, etc……De multiples déclarations de Sarkozy ont montré que même sur le vote des immigrés, il est pour, mais juge cela encore prématuré. Il sait bien qu’il l’a accordé à 2 millions d’immigrés à retardement, ceux qu’il a régularisés depuis 2002 (chiffres totalement officiels), et qui ne se contentent pas de voter aux municipales, mais aussi aux législatives, aux cantonales et aux présidentielles, et dont on sait qu’ils finissent tous avec le pedigree républicain.Cette droite nous abuse depuis 1958, d’abandons en abandons : il faut qu’elle soit punie, durement punie pour comprendre qu’elle ne règne pas politiquement ad vitam aeternam sur nos esprits, et nos âmes en niant ce que nous sommes, et la loi naturelle en premier.
    Aux Etats-Unis, Bush père fut sanctionné par la droite pro-vie du Parti Républicain pour son second mandat parce qu’il n’avait rien fait contre l’avortement, et il fut vaincu, et son fils a beaucoup fait ensuite.
    La démocratie n’est pas l’abandon de l’Espérance au profit de calculs à courte vue : si nous agissions ainsi pour nos familles, en cédant à nos enfants, ou en passant des accords avec ceux qui les mettent en danger, que deviendraient-ils dans leur croissance morale et leur avenir ? Il faut savoir dire non. Non, non, et NON.
    Il est des circonstances où la perspective d’un pire certain avec la gauche n’est pas pire que le même pire certain décalé de quelques années avec la droite. Le peuple français et les catholiques en premier, ont pris l’habitude de se réfugier derrière l’Etat et indirectement derrière des partis et gouvernements qui les méprisent, pour ne pas avoir à se mobiliser et se battre : chacun, y compris beaucoup d’entre les catholiques de tradition ou de droite nationale, ou conservateurs, pensent que manifester dans la rue, par exemple, c’est anormal. Les Pro-life américains eux sont tout le temps dans la rue. Et ça paie. Nous même pour les chapelets pour la vie devant les hôpitaux nous sommes chaque fois quelques dizaines, moins que le nombre de gens allant à la messe et qui emmènent leurs enfants danser dans des rallyes et vont les rechercher au milieu de la nuit…et qui parfois ont « honte » de ces chapelets !
    Ils craignent d’être vus, ils craignent le regard des autres : ils devraient voir que le Christ a été attaché nu sur le bois des la Croix..De plus avec Sarkozy, le budget de la défense a été drastiquement réduit, la dette a cru vertigineusement, l’Euro ne survit que par de la création d’une monnaie scripturaire sans contreparties, qui va tuer l’Euro et l’Europe à terme. La crise financière de la dette et des banques va resurgir quand les effets des quantitive easing, cette création de monnaie donnée aux banques pour qu’elles prêtent encore aux états, se sera estompé : il faudra recommencer ou ce sera la faillite des états et des banques. Sarkozy a masqué le problème avec Merkel : c’est un illusionniste. Hollande ne peut faire pire s’il est élu: il ferait de même, en lançant des grands travaux (que Sarkozy avait lancés lui aussi avec le ‘’Grand Emprunt’’) financés de même, avec les mêmes effets.
    Ces gens nous abusent, l’un ET l’autre.
    Sans bien sûr souhaiter nécessairement l’élection de François Hollande demain, le mieux est qu’ils s’usent l’un après l’autre, cela laisser le champ libre à autre chose, qui ne sera pas nécessairement le Front National, mais un parti ou un politique issu de l’UMP peut-être, mais résolument à droite.
    Il sera plus facile de se mobiliser sur l’euthanasie face à la gauche que face à la droite molle qui agit par petits abandons successifs, idem pour le mariage gay (je me moque du mariage civil républicain dans le fond, comme la plupart d’entre nous) et l’adoption par les homosexuels, qui existe déjà indirectement et est reconnue par les organismes sociaux.L’issue des élections ne changera pas grand’chose, ce sont les faits accréditant les prédictions de Le Pen et de quelques rares autres politiques de bon sens depuis plusieurs décennies qui font que les gens comprennent que la droite nationale est la seule alternative face au mondialisme et à la décadence.

  • Christusvincit

    Pourquoi la défaite de Sarkozy est synonyme d’espoir
    Depuis que les sondages donnent François Hollande favori des suffrages, c’est la panique totale à bord du navire catholique  : nous retrouvons le réflexe conditionné du droitard, génétiquement programmé pour voter contre son camp jusqu’à la fin des temps. L’appel se propage dans toute la « cathosphère », des “cathos mous” et libéraux aux “nationaux-catholiques” : avec parfois des précautions d’usage  et de forme (« moindre mal », « c’est loin d’être parfait mais on n’a pas le choix », etc…), Nicolas Sarkozy est présenté comme le nouveau rempart.J’ai pour ma part reçu en dix jours une soixantaine (! véridique) de courriels allant dans ce sens, dont beaucoup d’expéditeurs que je ne connaissais pas, avec une accélération très nette ces dernières 24 heures. La plupart de ces envois étaient des « redirections », aux contenus généralement très sincères, d’autres beaucoup plus agressifs et culpabilisants envers les électeurs de Marine Le Pen (dont je fais partie), ou supposés comme tels. L’ écrasante majorité de ces courriels provenaient manifestement d’électeurs de Nicolas Sarkozy le 22 avril.En tout apaisement et dans un souci d’équilibre, (voire de « débat », puisque ce mot est très à la mode ! »), je me permets à mon tour de donner une modeste position. J’espère que ces lignes seront lues jusqu’au bout et respectées, et pourquoi pas, redirigées.En effet, si nous votons relativement à l’immédiat, nous voterons sempiternellement pour cette droite qui fait tout passer en douceur quand elle est au pouvoir.
    En 1974, mes grands-parents anti gaullistes depuis 1944, quoi que l’un et l’autre pour des raisons opposés à cette date, avaient voté Giscard, comme fin du gaullisme et contre la gauche socialo-communiste.
    Et bien ils furent servis : loi Veil, simplification du divorce, regroupement familial des immigrés d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, carte de séjour de 10 ans automatique, explosion fiscale, début de l’eurofédéralisme, et premier budget de la Vème République en déficit, avec recours à l’emprunt auprès d’organismes internationaux, bref tout ce dont nous souffrons encore, et que Mitterrand ne fit que poursuivre, la progression fiscale ayant été moindre pour chacun de ses septennats qu’avec Giscard.
    Aussi, je ne crois pas à Sarkozy comme rempart contre le mariage homosexuel, etc…. Chacun d’entre nous sait que, sans pour autant être maléfique, Sarkozy n’a aucune conviction, il est dans le marketing; si Bayrou avait fait le score de Le Pen et Le Pen le score de Bayrou, il est évident que Sarkozy aurait fait campagne au centre, mais bref… Ce n’est donc pas sa personne, mais son parti et les gens qui vont avec (cette hyper-classe mondialisée), qui eux, n’ont pas abandonné ces idées de décadence, ou qui demeurent des inconsistants et des lâches face à la gauche : ils n’ont rien fait, lui et eux, contre l’avortement, ne serait-ce qu’aider les mères en difficulté à pourvoir choisir de garder leur enfant, ils ont cassé les retraites des mères de famille au foyer, relevé le plafond pour l’avortement, encouragé de toutes leurs forces le travail le dimanche, favorisé l’enseignement du gender et diffusé le film le Baiser de la Lune, etc…, etc……De multiples déclarations de Sarkozy ont montré que même sur le vote des immigrés, il est pour, mais juge cela encore prématuré. Il sait bien qu’il l’a accordé à 2 millions d’immigrés à retardement, ceux qu’il a régularisés depuis 2002 (chiffres totalement officiels), et qui ne se contentent pas de voter aux municipales, mais aussi aux législatives, aux cantonales et aux présidentielles, et dont on sait qu’ils finissent tous avec le pedigree républicain.Cette droite nous abuse depuis 1958, d’abandons en abandons : il faut qu’elle soit punie, durement punie pour comprendre qu’elle ne règne pas politiquement ad vitam aeternam sur nos esprits, et nos âmes en niant ce que nous sommes, et la loi naturelle en premier.
    Aux Etats-Unis, Bush père fut sanctionné par la droite pro-vie du Parti Républicain pour son second mandat parce qu’il n’avait rien fait contre l’avortement, et il fut vaincu, et son fils a beaucoup fait ensuite.
    La démocratie n’est pas l’abandon de l’Espérance au profit de calculs à courte vue : si nous agissions ainsi pour nos familles, en cédant à nos enfants, ou en passant des accords avec ceux qui les mettent en danger, que deviendraient-ils dans leur croissance morale et leur avenir ? Il faut savoir dire non. Non, non, et NON.
    Il est des circonstances où la perspective d’un pire certain avec la gauche n’est pas pire que le même pire certain décalé de quelques années avec la droite. Le peuple français et les catholiques en premier, ont pris l’habitude de se réfugier derrière l’Etat et indirectement derrière des partis et gouvernements qui les méprisent, pour ne pas avoir à se mobiliser et se battre : chacun, y compris beaucoup d’entre les catholiques de tradition ou de droite nationale, ou conservateurs, pensent que manifester dans la rue, par exemple, c’est anormal. Les Pro-life américains eux sont tout le temps dans la rue. Et ça paie. Nous même pour les chapelets pour la vie devant les hôpitaux nous sommes chaque fois quelques dizaines, moins que le nombre de gens allant à la messe et qui emmènent leurs enfants danser dans des rallyes et vont les rechercher au milieu de la nuit…et qui parfois ont « honte » de ces chapelets !
    Ils craignent d’être vus, ils craignent le regard des autres : ils devraient voir que le Christ a été attaché nu sur le bois des la Croix..De plus avec Sarkozy, le budget de la défense a été drastiquement réduit, la dette a cru vertigineusement, l’Euro ne survit que par de la création d’une monnaie scripturaire sans contreparties, qui va tuer l’Euro et l’Europe à terme. La crise financière de la dette et des banques va resurgir quand les effets des quantitive easing, cette création de monnaie donnée aux banques pour qu’elles prêtent encore aux états, se sera estompé : il faudra recommencer ou ce sera la faillite des états et des banques. Sarkozy a masqué le problème avec Merkel : c’est un illusionniste. Hollande ne peut faire pire s’il est élu: il ferait de même, en lançant des grands travaux (que Sarkozy avait lancés lui aussi avec le ‘’Grand Emprunt’’) financés de même, avec les mêmes effets.
    Ces gens nous abusent, l’un ET l’autre.
    Sans bien sûr souhaiter nécessairement l’élection de François Hollande demain, le mieux est qu’ils s’usent l’un après l’autre, cela laisser le champ libre à autre chose, qui ne sera pas nécessairement le Front National, mais un parti ou un politique issu de l’UMP peut-être, mais résolument à droite.
    Il sera plus facile de se mobiliser sur l’euthanasie face à la gauche que face à la droite molle qui agit par petits abandons successifs, idem pour le mariage gay (je me moque du mariage civil républicain dans le fond, comme la plupart d’entre nous) et l’adoption par les homosexuels, qui existe déjà indirectement et est reconnue par les organismes sociaux.L’issue des élections ne changera pas grand’chose, ce sont les faits accréditant les prédictions de Le Pen et de quelques rares autres politiques de bon sens depuis plusieurs décennies qui font que les gens comprennent que la droite nationale est la seule alternative face au mondialisme et à la décadence.

  • Christusvincit

    Pourquoi la défaite de Sarkozy est synonyme d’espoir

    Depuis que les sondages donnent François Hollande favori des suffrages, c’est la panique totale à bord du navire catholique  : nous retrouvons le réflexe conditionné du droitard, génétiquement programmé pour voter contre son camp jusqu’à la fin des temps. L’appel se propage dans toute la « cathosphère », des “cathos mous” et libéraux aux “nationaux-catholiques” : avec parfois des précautions d’usage  et de forme (« moindre mal », « c’est loin d’être parfait mais on n’a pas le choix », etc…), Nicolas Sarkozy est présenté comme le nouveau rempart.

    J’ai pour ma part reçu en dix jours plusieurs courriels allant dans ce sens, dont beaucoup d’expéditeurs que je ne connaissais pas, avec une accélération très nette ces dernières 24 heures. La plupart de ces envois étaient des « redirections », aux contenus généralement très sincères, d’autres beaucoup plus agressifs et culpabilisants envers les électeurs de Marine Le Pen (dont je fais partie), ou supposés comme tels. L’ écrasante majorité de ces courriels provenaient manifestement d’électeurs de Nicolas Sarkozy le 22 avril.

    En tout apaisement et dans un souci d’équilibre, (voire de « débat », puisque ce mot est très à la mode ! »), je me permets à mon tour de donner une modeste position. J’espère que ces lignes seront lues jusqu’au bout et respectées, et pourquoi pas, redirigées.En effet, si nous votons relativement à l’immédiat, nous voterons sempiternellement pour cette droite qui fait tout passer en douceur quand elle est au pouvoir.

    En 1974, mes grands-parents anti gaullistes depuis 1944, quoi que l’un et l’autre pour des raisons opposés à cette date, avaient voté Giscard, comme fin du gaullisme et contre la gauche socialo-communiste.
    Et bien ils furent servis : loi Veil, simplification du divorce, regroupement familial des immigrés d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, carte de séjour de 10 ans automatique, explosion fiscale, début de l’eurofédéralisme, et premier budget de la Vème République en déficit, avec recours à l’emprunt auprès d’organismes internationaux, bref tout ce dont nous souffrons encore, et que Mitterrand ne fit que poursuivre, la progression fiscale ayant été moindre pour chacun de ses septennats qu’avec Giscard.

    Aussi, je ne crois pas à Sarkozy comme rempart contre le mariage homosexuel, etc…. Chacun d’entre nous sait que, sans pour autant être maléfique, Sarkozy n’a aucune conviction, il est dans le marketing; si Bayrou avait fait le score de Le Pen et Le Pen le score de Bayrou, il est évident que Sarkozy aurait fait campagne au centre, mais bref… Ce n’est donc pas sa personne, mais son parti et les gens qui vont avec (cette hyper-classe mondialisée), qui eux, n’ont pas abandonné ces idées de décadence, ou qui demeurent des inconsistants et des lâches face à la gauche : ils n’ont rien fait, lui et eux, contre l’avortement, ne serait-ce qu’aider les mères en difficulté à pourvoir choisir de garder leur enfant, ils ont cassé les retraites des mères de famille au foyer, relevé le plafond pour l’avortement, encouragé de toutes leurs forces le travail le dimanche, favorisé l’enseignement du gender et diffusé le film le Baiser de la Lune, etc…, etc……

    De multiples déclarations de Sarkozy ont montré que même sur le vote des immigrés, il est pour, mais juge cela encore prématuré. Il sait bien qu’il l’a accordé à 2 millions d’immigrés à retardement, ceux qu’il a régularisés depuis 2002 (chiffres totalement officiels), et qui ne se contentent pas de voter aux municipales, mais aussi aux législatives, aux cantonales et aux présidentielles, et dont on sait qu’ils finissent tous avec le pedigree républicain.Cette droite nous abuse depuis 1958, d’abandons en abandons : il faut qu’elle soit punie, durement punie pour comprendre qu’elle ne règne pas politiquement ad vitam aeternam sur nos esprits, et nos âmes en niant ce que nous sommes, et la loi naturelle en premier.

    Aux Etats-Unis, Bush père fut sanctionné par la droite pro-vie du Parti Républicain pour son second mandat parce qu’il n’avait rien fait contre l’avortement, et il fut vaincu, et son fils a beaucoup fait ensuite.
    La démocratie n’est pas l’abandon de l’Espérance au profit de calculs à courte vue : si nous agissions ainsi pour nos familles, en cédant à nos enfants, ou en passant des accords avec ceux qui les mettent en danger, que deviendraient-ils dans leur croissance morale et leur avenir ? Il faut savoir dire non. Non, non, et NON.

    Il est des circonstances où la perspective d’un pire certain avec la gauche n’est pas pire que le même pire certain décalé de quelques années avec la droite. Le peuple français et les catholiques en premier, ont pris l’habitude de se réfugier derrière l’Etat et indirectement derrière des partis et gouvernements qui les méprisent, pour ne pas avoir à se mobiliser et se battre : chacun, y compris beaucoup d’entre les catholiques de tradition ou de droite nationale, ou conservateurs, pensent que manifester dans la rue, par exemple, c’est anormal. Les Pro-life américains eux sont tout le temps dans la rue. Et ça paie.

    Nous même pour les chapelets pour la vie devant les hôpitaux nous sommes chaque fois quelques dizaines, moins que le nombre de gens allant à la messe et qui emmènent leurs enfants danser dans des rallyes et vont les rechercher au milieu de la nuit…et qui parfois ont « honte » de ces chapelets !

    Ils craignent d’être vus, ils craignent le regard des autres : ils devraient voir que le Christ a été attaché nu sur le bois des la Croix..De plus avec Sarkozy, le budget de la défense a été drastiquement réduit, la dette a cru vertigineusement, l’Euro ne survit que par de la création d’une monnaie scripturaire sans contreparties, qui va tuer l’Euro et l’Europe à terme. La crise financière de la dette et des banques va resurgir quand les effets des quantitive easing, cette création de monnaie donnée aux banques pour qu’elles prêtent encore aux états, se sera estompé : il faudra recommencer ou ce sera la faillite des états et des banques. Sarkozy a masqué le problème avec Merkel : c’est un illusionniste.

    Hollande ne peut faire pire s’il est élu: il ferait de même, en lançant des grands travaux (que Sarkozy avait lancés lui aussi avec le ‘’Grand Emprunt’’) financés de même, avec les mêmes effets.

    Ces gens nous abusent, l’un ET l’autre.

    Sans bien sûr souhaiter nécessairement l’élection de François Hollande demain, le mieux est qu’ils s’usent l’un après l’autre, cela laisser le champ libre à autre chose, qui ne sera pas nécessairement le Front National, mais un parti ou un politique issu de l’UMP peut-être, mais résolument à droite.

    Il sera plus facile de se mobiliser sur l’euthanasie face à la gauche que face à la droite molle qui agit par petits abandons successifs, idem pour le mariage gay (je me moque du mariage civil républicain dans le fond, comme la plupart d’entre nous) et l’adoption par les homosexuels, qui existe déjà indirectement et est reconnue par les organismes sociaux.L’issue des élections ne changera pas grand’chose, ce sont les faits accréditant les prédictions de Le Pen et de quelques rares autres politiques de bon sens depuis plusieurs décennies qui font que les gens comprennent que la droite nationale est la seule alternative face au mondialisme et à la décadence.

  • Christusvincit

    Pourquoi la défaite de Sarkozy est synonyme d’espoir

    Depuis que les sondages donnent François Hollande favori des suffrages, c’est la panique totale à bord du navire catholique  : nous retrouvons le réflexe conditionné du droitard, génétiquement programmé pour voter contre son camp jusqu’à la fin des temps. L’appel se propage dans toute la « cathosphère », des “cathos mous” et libéraux aux “nationaux-catholiques” : avec parfois des précautions d’usage  et de forme (« moindre mal », « c’est loin d’être parfait mais on n’a pas le choix », etc…), Nicolas Sarkozy est présenté comme le nouveau rempart.

    J’ai pour ma part reçu en dix jours plusieurs courriels allant dans ce sens, dont beaucoup d’expéditeurs que je ne connaissais pas, avec une accélération très nette ces dernières 24 heures. La plupart de ces envois étaient des « redirections », aux contenus généralement très sincères, d’autres beaucoup plus agressifs et culpabilisants envers les électeurs de Marine Le Pen (dont je fais partie), ou supposés comme tels. L’ écrasante majorité de ces courriels provenaient manifestement d’électeurs de Nicolas Sarkozy le 22 avril.

    En tout apaisement et dans un souci d’équilibre, (voire de « débat », puisque ce mot est très à la mode ! »), je me permets à mon tour de donner une modeste position. J’espère que ces lignes seront lues jusqu’au bout et respectées, et pourquoi pas, redirigées.En effet, si nous votons relativement à l’immédiat, nous voterons sempiternellement pour cette droite qui fait tout passer en douceur quand elle est au pouvoir.

    En 1974, mes grands-parents anti gaullistes depuis 1944, quoi que l’un et l’autre pour des raisons opposés à cette date, avaient voté Giscard, comme fin du gaullisme et contre la gauche socialo-communiste.
    Et bien ils furent servis : loi Veil, simplification du divorce, regroupement familial des immigrés d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, carte de séjour de 10 ans automatique, explosion fiscale, début de l’eurofédéralisme, et premier budget de la Vème République en déficit, avec recours à l’emprunt auprès d’organismes internationaux, bref tout ce dont nous souffrons encore, et que Mitterrand ne fit que poursuivre, la progression fiscale ayant été moindre pour chacun de ses septennats qu’avec Giscard.

    Aussi, je ne crois pas à Sarkozy comme rempart contre le mariage homosexuel, etc…. Chacun d’entre nous sait que, sans pour autant être maléfique, Sarkozy n’a aucune conviction, il est dans le marketing; si Bayrou avait fait le score de Le Pen et Le Pen le score de Bayrou, il est évident que Sarkozy aurait fait campagne au centre, mais bref… Ce n’est donc pas sa personne, mais son parti et les gens qui vont avec (cette hyper-classe mondialisée), qui eux, n’ont pas abandonné ces idées de décadence, ou qui demeurent des inconsistants et des lâches face à la gauche : ils n’ont rien fait, lui et eux, contre l’avortement, ne serait-ce qu’aider les mères en difficulté à pourvoir choisir de garder leur enfant, ils ont cassé les retraites des mères de famille au foyer, relevé le plafond pour l’avortement, encouragé de toutes leurs forces le travail le dimanche, favorisé l’enseignement du gender et diffusé le film le Baiser de la Lune, etc…, etc……

    De multiples déclarations de Sarkozy ont montré que même sur le vote des immigrés, il est pour, mais juge cela encore prématuré. Il sait bien qu’il l’a accordé à 2 millions d’immigrés à retardement, ceux qu’il a régularisés depuis 2002 (chiffres totalement officiels), et qui ne se contentent pas de voter aux municipales, mais aussi aux législatives, aux cantonales et aux présidentielles, et dont on sait qu’ils finissent tous avec le pedigree républicain.Cette droite nous abuse depuis 1958, d’abandons en abandons : il faut qu’elle soit punie, durement punie pour comprendre qu’elle ne règne pas politiquement ad vitam aeternam sur nos esprits, et nos âmes en niant ce que nous sommes, et la loi naturelle en premier.

    Aux Etats-Unis, Bush père fut sanctionné par la droite pro-vie du Parti Républicain pour son second mandat parce qu’il n’avait rien fait contre l’avortement, et il fut vaincu, et son fils a beaucoup fait ensuite.
    La démocratie n’est pas l’abandon de l’Espérance au profit de calculs à courte vue : si nous agissions ainsi pour nos familles, en cédant à nos enfants, ou en passant des accords avec ceux qui les mettent en danger, que deviendraient-ils dans leur croissance morale et leur avenir ? Il faut savoir dire non. Non, non, et NON.

    Il est des circonstances où la perspective d’un pire certain avec la gauche n’est pas pire que le même pire certain décalé de quelques années avec la droite. Le peuple français et les catholiques en premier, ont pris l’habitude de se réfugier derrière l’Etat et indirectement derrière des partis et gouvernements qui les méprisent, pour ne pas avoir à se mobiliser et se battre : chacun, y compris beaucoup d’entre les catholiques de tradition ou de droite nationale, ou conservateurs, pensent que manifester dans la rue, par exemple, c’est anormal. Les Pro-life américains eux sont tout le temps dans la rue. Et ça paie.

    Nous même pour les chapelets pour la vie devant les hôpitaux nous sommes chaque fois quelques dizaines, moins que le nombre de gens allant à la messe et qui emmènent leurs enfants danser dans des rallyes et vont les rechercher au milieu de la nuit…et qui parfois ont « honte » de ces chapelets !

    Ils craignent d’être vus, ils craignent le regard des autres : ils devraient voir que le Christ a été attaché nu sur le bois des la Croix..De plus avec Sarkozy, le budget de la défense a été drastiquement réduit, la dette a cru vertigineusement, l’Euro ne survit que par de la création d’une monnaie scripturaire sans contreparties, qui va tuer l’Euro et l’Europe à terme. La crise financière de la dette et des banques va resurgir quand les effets des quantitive easing, cette création de monnaie donnée aux banques pour qu’elles prêtent encore aux états, se sera estompé : il faudra recommencer ou ce sera la faillite des états et des banques. Sarkozy a masqué le problème avec Merkel : c’est un illusionniste.

    Hollande ne peut faire pire s’il est élu: il ferait de même, en lançant des grands travaux (que Sarkozy avait lancés lui aussi avec le ‘’Grand Emprunt’’) financés de même, avec les mêmes effets.

    Ces gens nous abusent, l’un ET l’autre.

    Sans bien sûr souhaiter nécessairement l’élection de François Hollande demain, le mieux est qu’ils s’usent l’un après l’autre, cela laisser le champ libre à autre chose, qui ne sera pas nécessairement le Front National, mais un parti ou un politique issu de l’UMP peut-être, mais résolument à droite.

    Il sera plus facile de se mobiliser sur l’euthanasie face à la gauche que face à la droite molle qui agit par petits abandons successifs, idem pour le mariage gay (je me moque du mariage civil républicain dans le fond, comme la plupart d’entre nous) et l’adoption par les homosexuels, qui existe déjà indirectement et est reconnue par les organismes sociaux.L’issue des élections ne changera pas grand’chose, ce sont les faits accréditant les prédictions de Le Pen et de quelques rares autres politiques de bon sens depuis plusieurs décennies qui font que les gens comprennent que la droite nationale est la seule alternative face au mondialisme et à la décadence.

  • almaschl

    Chers padres,

    Pourquoi commencez-vous votre article par « Comme prêtres, nous considérons que notre rôle n’est ni de prendre position pour un candidat, ni de rendre public notre propre vote personnel. » pour ensuite dérouler un long plaidoyer en faveur de Nicolas Sarkozy (ne dites pas non… ça saute aux yeux…), et finir par une exhortation d’un évêque à ne pas même céder au vote blanc (sous-entendu, pour être cohérent avec votre foi, vous êtes obligé de voter Sarkozy).N’est-ce pas légèrement incohérent ? Pourquoi faire semblant de refuser de donner une consigne de vote alors que tous vous espériez qu’Hollande ne passe pas ? En Vérité, l’Eglise (que vous représentez) ne soutenait-elle pas un candidat en particulier pendant cette campagne ? Et dans ce cas, pourquoi ne pas l’annoncer clairement ? (au lieu d’avancer masquer).

    Merci d’avance pour votre éclairage !

    • almaschl

      Sans compter qu’au plus haut niveau, Patrick Buisson, conseiller et stratège de NS a été décoré par le Vatican quelques mois avant l’élection…

  • almaschl

    Chers padres,

    Pourquoi commencez-vous votre article par « Comme prêtres, nous considérons que notre rôle n’est ni de prendre position pour un candidat, ni de rendre public notre propre vote personnel. » pour ensuite dérouler un long plaidoyer en faveur de Nicolas Sarkozy (ne dites pas non… ça saute aux yeux…), et finir par une exhortation d’un évêque à ne pas même céder au vote blanc (sous-entendu, pour être cohérent avec votre foi, vous êtes obligé de voter Sarkozy).N’est-ce pas légèrement incohérent ? Pourquoi faire semblant de refuser de donner une consigne de vote alors que tous vous espériez qu’Hollande ne passe pas ? En Vérité, l’Eglise (que vous représentez) ne soutenait-elle pas un candidat en particulier pendant cette campagne ? Et dans ce cas, pourquoi ne pas l’annoncer clairement ? (au lieu d’avancer masquer).

    Merci d’avance pour votre éclairage !

    • almaschl

      Sans compter qu’au plus haut niveau, Patrick Buisson, conseiller et stratège de NS a été décoré par le Vatican quelques mois avant l’élection…

  • Steph310

    Sur la question du devoir moral et/ou de l’option tactique, j’ai trouvé un lien pas mal : 
    http://e-dito.fr/index.php?article8/sarkozy-lave-plus-blanc
    Je trouve que Mgr de Germiny va trop loin, et dépasse ce que dit la Conférence des Evêques.

  • Steph310

    Sur la question du devoir moral et/ou de l’option tactique, j’ai trouvé un lien pas mal : 
    http://e-dito.fr/index.php?article8/sarkozy-lave-plus-blanc
    Je trouve que Mgr de Germiny va trop loin, et dépasse ce que dit la Conférence des Evêques.

  • Benoît Saint-Cast

    Honteux! C’est honteux!
    Si les prêtres commencent à donner des consignes de vote…
    Les points cardinaux que vous donnez pour orienter le vote sont loin de pouvoir s’appliquer à toute élection mais sont clairement dirigés contre le candidat socialiste. Le respect de la vie, à la limite je vous le laisse… Le mariage « naturel », ça non! Vous faites ce que vous voulez dans vos églises, et souffrez que la République fasse ce qu’elle juge bon de faire dans ses mairies bon sang! Et maintenant allez me trouver dans les textes des paroles qui soutiennent vos dires! Vous aurez bien du mal à nous faire croire que le bon Dieu soutient point par point le programme de Nicolas Sarkozy, et que c’est écrit dans la Sainte Bible.
    Au contraire, je crois que le message du Christ était un message de paix, d’amour, de compréhension, de tolérance, de réconciliation, et de charité envers les plus faibles. L’Eglise, si elle donne des consignes de vote devrait bien plutôt se soucier de VRAIEs questions de sociétés : le logement, la misère sociale, ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, les gens sans famille, sans emploi, sans toit… Et voir  lequel des candidats est le plus à même de défendre leur cause! Un candidat socialiste, ou un candidat néolibéral? Qui propose le plus de reprendre en main l’assistance aux jeunes en difficulté, aux handicapés, l’EDUCATION que vous prétendez défendre, hypocrite que vous êtes, en opposant école privée catholique et école publique, Hollande ou Sarkozy? Laissez donc juger vos lecteurs.
    Vous pouvez toujours « théologuez » sur des questions qui au fond ne devrait pas faire tant de scandale.
    C’est une honte. Vous êtes à l’image de cette frange de l’Eglise engoncée dans la bourgeoisie, confite de conservatisme, de traditionalisme, et de paternalisme qui plus est! qui se permet de donner des leçons de morale, et de débattre sur des sujets dont elle ne devrait s’occuper qu’après avoir rempli la mission qu’elle prétend défendre.
    Monsieur l’abbé, sur votre bel habit noir, je pense que vous pourriez faire coudre les initiales « NS », ou encore écrire : « L’Eglise catholique française soutient la droite conservatrice. » Ah! Vous seriez beaux. Et tellement dans votre rôle, n’est ce pas?

  • Benoît Saint-Cast

    Honteux! C’est honteux!
    Si les prêtres commencent à donner des consignes de vote…
    Les points cardinaux que vous donnez pour orienter le vote sont loin de pouvoir s’appliquer à toute élection mais sont clairement dirigés contre le candidat socialiste. Le respect de la vie, à la limite je vous le laisse… Le mariage « naturel », ça non! Vous faites ce que vous voulez dans vos églises, et souffrez que la République fasse ce qu’elle juge bon de faire dans ses mairies bon sang! Et maintenant allez me trouver dans les textes des paroles qui soutiennent vos dires! Vous aurez bien du mal à nous faire croire que le bon Dieu soutient point par point le programme de Nicolas Sarkozy, et que c’est écrit dans la Sainte Bible.
    Au contraire, je crois que le message du Christ était un message de paix, d’amour, de compréhension, de tolérance, de réconciliation, et de charité envers les plus faibles. L’Eglise, si elle donne des consignes de vote devrait bien plutôt se soucier de VRAIEs questions de sociétés : le logement, la misère sociale, ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, les gens sans famille, sans emploi, sans toit… Et voir  lequel des candidats est le plus à même de défendre leur cause! Un candidat socialiste, ou un candidat néolibéral? Qui propose le plus de reprendre en main l’assistance aux jeunes en difficulté, aux handicapés, l’EDUCATION que vous prétendez défendre, hypocrite que vous êtes, en opposant école privée catholique et école publique, Hollande ou Sarkozy? Laissez donc juger vos lecteurs.
    Vous pouvez toujours « théologuez » sur des questions qui au fond ne devrait pas faire tant de scandale.
    C’est une honte. Vous êtes à l’image de cette frange de l’Eglise engoncée dans la bourgeoisie, confite de conservatisme, de traditionalisme, et de paternalisme qui plus est! qui se permet de donner des leçons de morale, et de débattre sur des sujets dont elle ne devrait s’occuper qu’après avoir rempli la mission qu’elle prétend défendre.
    Monsieur l’abbé, sur votre bel habit noir, je pense que vous pourriez faire coudre les initiales « NS », ou encore écrire : « L’Eglise catholique française soutient la droite conservatrice. » Ah! Vous seriez beaux. Et tellement dans votre rôle, n’est ce pas?

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