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La chute d’un prêtre

Publié le 03 Oct 2015 à 17:25 Église 106 commentaires
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Krzysztof Charamsa. C’est le nom de ce prêtre polonais de 43 ans, membre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, qui a fait ce samedi matin son coming out. Les médias intéressés par ce genre de nouvelles se précipitent et se rengorgent. Pour eux, c’est une joie : enfin, un prêtre avoue qu’il est homosexuel, qu’il a un compagnon et mieux encore, il précise que beaucoup de prêtres le sont mais n’osent pas l’avouer. Le coup médiatique est parfait. Un théologien, qui plus est de la Doctrine de la foi (l’ancienne Inquisition !), avoue qu’il est homosexuel à la veille de l’ouverture du Synode pour la famille !

Ce prêtre, je le connais : il a été mon professeur à l’Université grégorienne de Rome. Il intervient dans le cadre d’un petit groupe de travail pour aider les étudiants à réaliser une synthèse dogmatique au terme de leurs années d’études en baccalauréat canonique. Je garde un bon souvenir de son enseignement : cela n’est évidemment pas remis en cause.

Cette provocation, car c’en est une, pose cependant plusieurs questions.

A la veille du Synode pour la famille

La première question est le cas personnel de ce prêtre. Qu’il soit homosexuel ou qu’il se reconnaisse comme tel n’est pas ce qui est d’abord mis en cause. En revanche, qu’il reconnaisse vivre en couple, qu’il revendique manquer à la chasteté, qu’il n’assume pas d’être fidèle à l’obligation du célibat prise le jour de son ordination diaconale, est un point beaucoup plus douloureux. Qu’en plus il s’autorise à entrer dans le jeu médiatique pour être une icône de la presse à la veille de l’ouverture du Synode sur la famille est une chose très grave. Le Vatican a raison de manifester sa large désapprobation en le démettant de ses diverses fonctions.

La tentative ridicule et malhabile de justification du prêtre est odieuse. Dire que le clergé est largement homosexuel et homophobe, dressant ainsi le portrait de ses frères prêtres comme étant des gens frustrés et meurtris par une loi de l’Eglise apparaissant inique, est faux, profondément injuste. C’est un grave scandale dans lequel nous ne pouvons pas tomber.

Nous ne jugeons pas le cœur de ce prêtre. Nous sommes tous de pauvres pécheurs. Nous pouvons comprendre qu’il parte, s’il ne peut plus tenir son engagement. Il pouvait partir humblement, discrètement, personne ne l’aurait jugé, mais nous sommes en droit de lui demander de ne pas scandaliser tous ceux qui font confiance aux prêtres, de ne pas abîmer le sacerdoce qu’il a reçu et que nous avons en commun, de ne pas diffuser le poison du doute et de la suspicion qui rejaillira sur tous ses frères. Quand on est tombé, on se retire humblement dans le silence et on demande pardon. On ne renverse pas les rôles en accusant l’Eglise ! Imaginez un homme qui tromperait sa femme, et qui – au lieu de présenter ses excuses pour sa trahison – justifierait son adultère en accusant celle-ci !

Prêtre au Vatican

Plus largement que le cas particulier de ce prêtre, se pose la question légitime de l’accompagnement des prêtres de la Curie vaticane. Le Vatican, et l’Eglise dans son ensemble, a en effet une grande part de responsabilité dans la manière dont les ministères de la Curie sont vécus. Ces prêtres sans ministère pastoral, sans exercice officiel du culte, sont parfois bien isolés. L’Eglise devrait leur permettre de vivre dans des lieux communautaires pour qu’ils vivent réellement leur mission dans une dimension ecclésiale. Si ces prêtres apparaissent seulement comme des hommes d’une administration, leur sacerdoce ne peut déployer tout ce qui leur permettra d’être des hommes accomplis. L’ambition, le goût de l’argent, les dangers pour leur célibat, se diffusent d’autant plus facilement chez les plus faibles d’entre eux qu’ils n’ont pas le soutien pastoral que leur état sacerdotal réclame. Même remarque pour de nombreux prêtres dans leur diocèse.

Heureusement, tous les prêtres travaillant à la Curie ne vivent pas ainsi et ne tombent pas dans ces fautes ! Les saints de la Curie (car il y en a !), travailleurs patients et prudents, ont tous un ministère complémentaire qui leur permet de déployer leur sacerdoce.

La charité dans la vérité

Est-il nécessaire de rappeler que la doctrine ne changera pas en ce domaine au cours du Synode ? On cite souvent la réponse du pape François quand on l’interrogeait sur sa possible réaction face à une personne homosexuelle qui cherche Dieu : « qui suis-je pour juger ? ». On rappelle qu’il a rencontré lors d’une audience privée un de ses amis argentins, qui est venu avec son compagnon, etc. Mais notre Pape exerce simplement la charité dans sa dimension d’accueil de toute personne qui vient à sa rencontre. Dans chacune de ces personnes, le chrétien doit chercher les signes de l’amour de Dieu et voir comment notre Seigneur cherche à faire alliance avec chacun d’entre nous où que nous en soyons. C’est ce que nous faisons, nous prêtres, quand nous recevons et accompagnons des personnes homosexuelles ; et nous sommes nombreux à servir ainsi ces personnes, sans faire de bruit… Cependant, cette règle de l’émerveillement et de la charité active n’est pas synonyme de caution morale. Parler de manière individuelle avec une personne ne revient pas à ériger un comportement en exemple. Aimer les personnes de façon inconditionnelle, ne pas juger ni condamner ces personnes, ne veut pas dire légitimer leurs actes ! Heureusement qu’on ne réduit jamais quelqu’un à ses actes ! C’est vrai pour chacun de nous, quels que soient nos actes ! Dans l’Evangile, Jésus nous montre l’exemple, conciliant accueil inconditionnel des personnes, telles qu’elles sont, et une même exigence pour tous. Charité et vérité sont indissociables.

Prions pour les journalistes et leurs responsables. Qu’ils aient l’honnêteté de ne pas se faire les instruments de toutes ces manipulations médiatiques pourtant si évidentes ! Confions aussi au Seigneur, pendant le Synode, nos évêques et notre Pape. Que ce synode soit le lieu d’une libération divine et non pas d’un emprisonnement idéologique. Seule la Vérité rend libre.

Enfin, prions pour ce frère prêtre. Prions pour tous les prêtres, plus que jamais. Ceux qui sont heureux et ceux qui peinent. Ceux qui tombent et ceux qui tiennent. Ceux qui ont pu nous blesser, et ceux qui nous ont relevés. Tous un jour ont librement dit « oui » pour servir…

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À propos de l'auteur :

Abbé Roland-Gosselin

Abbé Roland-Gosselin

Prêtre du diocèse de Versailles âgé de 30 ans et ordonné prêtre en 2013. Vicaire à la paroisse Saint-Germain de Saint-Germain en Laye (Yvelines).

  • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

    mon Père,

    vous seriez nettement plus légitime à faire la morale aux journalistes si vous aviez aussi dénoncé le scandale médiatique qui a entouré la rencontre entre le pape François et Kim Davis, cette greffière homophobe qui prétend mordicus avoir l’appui du vatican dans son combat.

    Par ailleurs, votre propos sur la chasteté des prêtres est certes importantes mais vous taisez que tous les prêtres catholiques ne sont pas astreints au célibat et qu’une minorité vit même dans la plus parfaite légalité les délices du mariage.

    Vous oubliez enfin que cet homme – qui a été votre professeur et que vous clouez au pilori – parle d’abord et avant tout de sa vie, de cette chose précieuse qu’est l’amour (à la fois pour un homme et pour un prêtre) et qu’enfin, il a autre chose à vous dire que ce « je suis loin d’être le seul » qui vous choque tant. par exemple :

    « l’Eglise ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine ».

    « Réveille-toi, Eglise, cesse de persécuter les innocents. Je ne veux vraiment pas détruire l’Eglise, je veux l’aider, et surtout je veux aider ceux qu’elle persécute. Mon coming out doit être un appel au synode pour que l’Eglise arrête ses actions paranoïaques à l’égard des minorités sexuelles »

    Je ne doute pas que vous soyez en désaccord avec lui, maintenant et plus tard. Mais, au minimum, vous devez écouter ce qu’il a à vous dire et peut être réfléchir sur ses propos. il existe des millions de LGBT qui ont la foi. Ces gens sont pour le moment au delà de votre périphérie. A vous de voir la place que vous leur laissez mais pour le moment, la seule chose que vous leur indiquez,

    c’est la porte.

    • Abbé Corentin Castex

      Si proposer le chemin de la chasteté aux personnes homosexuelles est leur fermer la porte, alors il ne va plus y avoir grand monde dans l’Eglise !
      Intégrer sa sexualité à son état de vie, c’est la voie que le Christ propose à tous, c’est ce qu’on appelle la chasteté ( cf. CEC 2337 et suivants : « La chasteté signifie l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. La sexualité, en laquelle s’exprime l’appartenance de l’homme au monde corporel et biologique, devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personne, dans le don mutuel entier et temporellement illimité, de l’homme et de la femme. »

      • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

        C’est exactement le point d’achoppement. C’est exactement ce dont a parlé cet homme qui, pour être homosexuel, n’en est pas moins prêtre et, en tant qu'(ex) membre de la congrégation pour la doctrine de la foi, très au fait de cette position et de sa totale inadéquation.

        Reste à voir si vous l’entendrez, à défaut d’acquiescer.

    • Caelis KALUBI

      Ce n’est pas à l’Église de se conformer à tous les mouvements de la société, c’est aux fidèles de garder en mémoire que l’Église est le corps du Christ et la parole de Dieu est bien clair. On ne changera pas la doctrine de l’Eglise parce que d’autres ne sont pas d’accord, on ne changera pas la bible parce que les autres ne trouvent pas un verset qui lrur convient. Si d’autres Églises se sont conformées, c’est bien dommage parce que la Bible est très claire sur ce qu’est le mariage,il est un sacrement qu’on ne changera point. On ne les chasse pas mais ils doivent apprendre à vivre avec le chemin que le Christ a établi.

      • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

        Attention à ce que vous dites, notamment sur les versets de la Bible, vous pourriez vite vous retrouver face à quelques uns que vous ne sauriez comment avaler.

        Avant de vous faire piéger, je vous conseille de relire le lévitique. Vous seriez surpris de ce que vous y trouverez comme commandements révoltants. Et je ne parle pas d’autres livres de la Bible …

        • Caelis KALUBI

          Lequel?

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Je ne sais pas moi, il y en a tant … commençons par le lévitique 24:16 : « Celui qui blasphémera le nom de l’Eternel sera puni de mort: toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu. »

            Quand l’avez vous respecté pour la dernière fois ?

          • Caelis KALUBI

            On ne peut pas tuer.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Etes vous en train de m’expliquer qu’il y a des incohérences dans la Bible et que nous ne devons pas tout prendre au pied de la lettre ?

          • Caelis KALUBI

            Même pas. Je ne peux pas dire plus sur ce passage. La Bible est super vaste mais elle a bien gardé le sens du mariage tout au long de l’histoire.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Au fait, on n’est pas en train de parler mariage, là, mais du coming-out d’un prêtre et du regard de l’église sur les minorités sexuelles.

            En ce qui concerne le mariage religieux, les religions en font ce qu’elles veulent, cela va se soi !

          • Wenceslas Questionmark

            peu importe que ce pretre soit homosexuel. il s’est engage au celibat comme tous les autres pretres et la seule chose qui nous heurte c’est qu’il vive en couple.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Wenceslas,

            tous les prêtres ne sont pas célibataires. Le célibat n’est pas une obligation chez les orthodoxes, bien évidemment non plus au sein de la plupart des églises protestantes et même chez les catholiques, le célibat n’est pas un absolu. (cf http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/comment-le-pape-a-autorise-les-pretres-maries-orientaux-en-occident-18-11-2014-57940_16.php )

            Par ailleurs, le point central de cette affaire n’est pas le fait que cet homme vive en concubinage (certains papes l’ont fait) mais que ce soit avec un homme.

            Un peu d’honnêteté intellectuelle nuit rarement au débat.

            Cordialement, M.

          • Wenceslas Questionmark

            mais lui s’etait engage au celibat. il n’etait pas orthodoxe mais pretre catholique romain. et l’homosexualite n’est pas le point central de ce sujet mais sa vie en concubinage. il n’aura pas un traitement different de pretres heterosexuels qui vivaient en concubinage.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Il y a des prêtres catholiques romains mariés.

            Et, désolé de vous le dire, si cette affaire a fait la Une des médias internationaux et a provoqué une si vive réaction publique de la part du Vatican, c’est parce que cet homme a fait son coming-out.

            Je sais qu’on est là en plein « damage control » mais la « mauvaise foi » sied rarement à un croyant.

          • Wenceslas Questionmark

            la mauvaise foi n’est peut-etre pas du cote de celui ou ceux qu’on croit … ce pretre s’est-il engage au celibat oui ou non ? pourquoi un pretre homosexuel serait-il dispense des ses engagements auxquels ils a souscrit librement ? il a la liberte de vivre sa sexualite comme il l’entend mais une vie « maritale » n’est pas compatible avec ses engagements. point.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Ah mais là dessus nous sommes d’accord. En revanche, nous différons sur la raison du scandale : c’est moins le fait qu’il soit dans une relation que le fait que cette relation soit avec un homme.

          • Raph Bert

            Cher Manuel,

            Oui c’est un problème qu’il soit en relation avec un homme.
            L’homosexualité est une souffrance psychique, qui demande un grand tact et beaucoup de respect mais surement pas l’adhésion comme s’il s’agissait d’une bénédiction. C’est une maladie affective. C’est pas du tout malveillant de le dire, c’est même de la bienveillance. Un homme qui a été excessivement irrespecté par la femme finit pas la rejeter. De même pour une femme vis à vis de l’homme. mais à l’origine, tout masculin cherche le féminin et vice versa. Chercher son semblable, c’est une immaturité, qui peut se guérir très rapidement, mais c’est un manque de confiance en soi.

            Etant trop blessé dans son rapport à la femme (à l’homme), l’homme (la femme) va se fermer à son amour. L’homosexualité est la projection de notre désir de la femme sur sur soi même, par peur d’aller vers elle.
            Cette peur crée un narcissisme… c’est pas un drame, c’est logique. Comme toute personne a besoin d’amour, ce narcissisme va se transformer dans la relation et ça devient un sentiment homosexuel.

            Quand à la foi en Dieu… Cher ami, Dieu est TRINITE. Cela signifie qu’il est amour, relation d’altérité. L’humanité est à l’image de Dieu en tant que l’humanité est « homme et femme ».
            Dans l’humilité, relisez la Genèse. « Dieu créa l’humanité à son image. A l’image de Dieu, il la créa. Hommes et Femmes, Il les créa ». Vivre la sexualité autrement qu’entre homme et femme, c’est nier l’image de Dieu en l’homme, et faire de l’homme un solitaire infécond et triste.

            Cordialement

          • Raph Bert

            Quand à la foi en Dieu… Cher ami, Dieu est TRINITE. Cela signifie qu’il est amour, relation d’altérité. L’humanité est à l’image de Dieu en tant que l’humanité est « homme et femme ».
            Dans l’humilité, relisez la Genèse. « Dieu créa l’humanité à son image. A l’image de Dieu, il la créa. Hommes et Femmes, Il les créa ». Vivre la sexualité autrement qu’entre homme et femme, c’est nier l’image de Dieu en l’homme, et faire de l’homme un solitaire infécond et triste.
            Amicalement

          • Jean-Michel Garcia

            en effet le célibat n’est pas imposé dans l’Eglise orthodoxe comme dans l’Eglise catholique romaine .
            Si un prêtre /pope est marié avant son ordination, il le reste dans les deux Eglises et il ne peut divorcer.

            mais un pope orthodoxe ne peut passe marier après son ordination,et les évêques orthodoxes pris parmis les moines (Hieromoines) doivent être obligatoirement célibataires puisque le célibat est imposé comme chez les catholiques chez les frères et les soeurs consacré(e)s

            mais les prêtres catholiques mariés sont une très petites minorité et souvent des transfuges du protestantisme ou de l’anglicanisme

            source:
            http://cybercure.fr/archives/pretres_oecumenisme.htm

            cordialement

          • Herman

            Quand on ne maitrise pas qqchse, il vaut mieux de se taire pour éviter justement de dire des bêtises! c’est faire preuve par là même d’intelligence! sinon on se croit intelligent, quand on fait, on ne connait absolument rien!!! la Bible n’est pas une suite de sentences Monsieur. le VERBE DE DIEU LE LOGOS incarné nous permet de comprendre toute la Bible. je vous conseille donc vivement de lire toute la Bible, d’en saisir le fil conducteur afin de bien comprendre pour nourrir votre foi « intelligente »; et non lire des parties, comme font les médias: choisir ce qui les intéresse… »

          • Caelis KALUBI

            Je n’ai rien contre eux, ce sont nos frères, on doit les regarder avec un regard d’amour et toujours tendre la main, je suis contre ceux qui les tuent ou insultent, ils sont humains. La seule chose pour laquelle je suis contre est qu’on veuille changer tout le sens d’un sacrement.

          • Jean-Michel Garcia

            justement vous semblez critiquer une ancienne alliance qui n’a plus court pour les chrétiens ,vos a priori concernant l’ancien testament est souvent décrié par les « bien pensants », d’ailleurs souvent athées ,cherchant quelque chose à critiquer dans la bible .
            Il est bien dit en hébreux 8:7″ En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde »[…]

            Hebreux 8:13
            disant : une alliance nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or,
            ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître[…]

            La parole de Dieu dans la bible, en nouveau testament décrit l’ancienne alliance comme négative.
            du reste plus aucun juif ne condamne quiconque à la lapidation depuis bien longtemps.
            Votre manque d’objectivité est consternant

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Jean-Michel, si vous enlevez l’ancien testament comme fondement de la condamnation de l’homosexualité, que vous reste-t-il ? Les épitres de Paul ? La tradition de l’Eglise ?

            On commence à être un peu léger dans la fondation divine de cette position.

    • Caelis KALUBI

      Je trouve aussi qu’ils ne sont pas sincères. Si réellement leur désir d’être aussi prêt du Christ est si grand, pourquoi veulent -ils changer ce qui est pourtant bien écrit? Saint Paul parle très bien de la relation dans un mariage et évoque bien les sexes, Dans l’évangile de Saint Marc, dans les Proverbes, Génèse. Tout est bien dit? Il n’ y a aucun passage biblique qui soutient cette union, sur base de quoi ferons-nous de cela un sacrement? je ne peux pas comprendre comment peut-on dire vouloir aimer le Christ et faire le contraire de ce qu’il a prêché?

      « Si ton pied est pour toi l’occasion de chute, coupe-le. … si ton oeil est pour toi l’occasion de chute, arrache -le. Mieux vaut pour toi être borgne dans le royaume des cieux que de t’en aller à la géhenne avec tes deux yeux… » C’est exactement ce que l’Église nous invite à faire, si tu sais que tu es ainsi alors abstiens-toi.

  • Anthony Favier

    La morale, où est-elle ? Dans le fait de se taire pour maintenir les apparences, et faire « comme si » tout allait bien dans le célibat sacerdotal catholique aujourd’hui ? Ou choisir de dire ce qui n’est peut-être pas un si grand problème que ça dans des sociétés éduquées qui ont appris à vivre avec l’homosexualité et mettre fin à l’hypocrisie ?

    Tous les prêtres ne sont pas homosexuels et en couple, assurément, mais les communautés ne sont pas non plus dupes du fait qu’il en existe et que ce sont d’excellents prêtres au demeurant. Le prêtre de la Mission de France il y a quelques semaines qui quittait dans une tribune ouverte le sacerdoce pour vivre avec son compagnon, ce prélat allemand aujourd’hui, d’autres demain… cela commence à faire un certain nombre et cela devient difficile de crier à la manipulation ou aux cas isolés.

    Des confessions chrétiennes ont franchi le pas et elles ne méritent pas le mépris catholique car elles sont en unité avec nous par le baptême : les épiscopaliens, les anglicans, certaines Églises protestantes acceptent désormais qu’un pasteur ait un compagnon stable et reconnu si cela ne perturbe pas l’équilibre de la communauté et la qualité du service. Est-ce si dur à penser, à vivre, à organiser ? Des professeurs, des policiers, des sportifs, des rugbymens sont gays et font leur travail de manière respectable, serait-ce différent pour les prêtres ?

    Chapeau bas à ce prêtre et bon courage car les tombereaux d’insulte et de mépris vont lui être déversé sur la tête ! Tenez bon rainbow padre !

    • Hommeetfemme Il Lescréa

      Si l’Église catholique ne peut pas reconnaître l’homosexualité comme une option légitime, c’est que la Bible — Ancien et Nouveau Testament — est tout à fait claire dans la condamnation des pratiques homosexuelles (la condamnation des pratiques n’est pas la condamnation des personnes). Donc aucun pape, aucun concile n’aura le pouvoir de changer cela.

      • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

        La Bible est tout aussi claire sur un tas de choses que nous avons depuis totalement changé.

        Qui plus est, les condamnations de l’homosexualité dans la Bible, ancien ou nouveau testament sont peu nombreuses et pour un certain nombre d’entre elles, sujettes à caution.

        Il y a décidément un véritable travail d’explication des textes sacrés à faire. Je constate au travers de la discussion de ce soir que très peu de croyants connaissent ces textes et sont capables de les mettre en perspective. Il y a là un véritable chantier à mettre en place par l’église catholique si elle ne veut pas tomber dans les idioties qu’on trouve au sein de certaines églises évangéliques. Pour ne rester que dans la sphère chrétienne.

        • Jean-Michel Garcia

          La bible est très claire quant à l’homosexualité contrairement à ce que vous laissez entendre ,et puisqu’on est chrétiens ,il n’y a qu’à lire l’abomination,convoitise infâme,égarement  » de l’homosexualité pour employer le terme biblique en Romains 1:22-28.

          Dieu a autorisé la relation entre un homme et sa femme et les deux ne feront qu’une seule âme (Mathieu 19:5) et bien entendu l’homosexualité qui sublime le plaisir sexuel tout en écartant le but de la relation sexuelle ne peut être qu’un abomination .

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            La bible est aussi très claire sur tout un tas de choses que vous ne devriez pas faire et que vous faites pourtant sans même savoir que votre livre sacré vous l’interdit.

            La bible est aussi très claire sur l’organisation de l’univers, l’homme étant au centre. Nous savons depuis Galilée que cela est faux.

            Bref, je vous invite à lire le Bible en prenant en compte sa profondeur temporelle, les changements culturels et cultuels qu’elle a vu se dérouler chez nous autres humains. Vous finirez peut être par vous dire qu’une lecture littérale de ces textes n’est ni pertinent ni très catholique.

            Cordialement, M.

          • Jean-Michel Garcia

            Justement, c’est là où vous vous méprenez , la bible est une ligne de conduite assez moraliste et claire pour toutes les générations entre ce qu’il faut faire ,et ce qu’il ne faut pas faire, la bible est immuable et intemporelle dans le temps, seulement l’homme aime les divisions , or je vous l’accorde on ne suit pas toujours la bible à la lettre, mais si c’était le cas on serait tous saints

            Cordialement

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Dans ce cas, Jean-Michel, je vous invite à vous occuper de vos propres péchés et transgressions du texte plutôt que vous focaliser sur les transgressions des autres.

            Il y a quelque chose d’infiniment hypocrite à pointer du doigt le non respect par son prochain d’un passage du lévitique quand on s’accommode fort bien de ses propres manquements. Examinez donc la composition de vos vêtements, exigez de savoir si toutes les femmes qui se présentent à l’autel ne sont pas en période de menstruation etc

            On reparlera de la vie privée de votre prochain plus tard.

          • Jean-Michel Garcia

            Manuel
            ne vous occupez pas de mes péchés qui ne regardent que moi, le prêtre en absolution et Jésus.
            je ne fais que citer ce que la bible préconise, ou interdit, donc les chrétiens ,et jusqu’à preuve du contraire l’homosexualité est condamnée en ancien et nouveau testament ,par la bible, pas par moi , d’ailleurs.

            Vous citez le lévitique, en mélangeant allègrement l’autel chrétien ,et l’impureté des femmes réglées , qui n’existe que dans votre médisance et votre imaginaire en nouvelle alliance chrétienne , preuve que vous aimez dénigrer et polémiquer en une méconnaissance notoire biblique,non objective , caractéristique qu’on retrouve presque toujours chez les biens pensants athées fanfarons de votre genre , aimant voir la vie et la société comme ils l’entendent ,et ceux qui suivent la bible et les catholiques arriérés .

            il y a ceux qui voient l’hypocrisie chez les autres alors qu’eux même en sont bouffis !

            occupez donc vous même de vous ,et laissez l’Eglise catholique et les prêtres exemplaires ,quant au contenu et les commandements bibliques.
            l’homosexualité est et reste une tare pour des prêtres qui ont fait VOLONTAIREMENT voeu de chasteté et de pauvreté pour servir Dieu et Jésus.
            conclusion: aucun prêtre homosexualité n’a sa place dans l’Eglise, que celà vous plaise ou non.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Franchement Jean-Michel, et je dis cela avec toute la sérénité possible, si vous ne voulez pas qu’on s’occupe de vos péchés, ne vous mêlez pas des actes des autres, que vous les considériez comme des péchés ou pas.

            A un moment, ce que vous vous autorisez à faire, vous autorisez les autres à faire de même.

            Dernière chose : vous pouvez rester poli dans vos échanges. Vous devriez d’ailleurs rester poli, pour les mêmes raisons expliquées ci-dessus. Cela dit, je n’irai pas, pour ma part, sur le terrain des insultes. Je n’en ai pas besoin pour exprimer mon opinion.

            M.

          • Jean-Michel Garcia

            ce n’est pas moi qui les considère péché ou pas , c’est l’Eglise , or les prêtres sont enseignants de l’Eglise, encore une fois au risque de me répéter.

            comment on pourrait se confesser à un prêtre pédophile, fornicateur ou homo, comment et par quelle morale il resterait dans une Eglise qui condamne l’homosexualité?

            Vous avez vu une quelconque insulte à votre encontre?

            Je ne vous ai pas insulté, et j’ai employé les mêmes mots et le même ton que vous même employez , soit le terme « hypocrite »

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Et au risque de me répéter aussi, vos péchés n’en sont pas parce que je les considère comme tels mais parce que ce que VOUS révérez me dit qu’ils en sont. En conséquence, je ne fais que vous renvoyer à vos propres errements.

            Par ailleurs, si vous ne voyez pas l’insulte dans la comparaison entre homosexualité et pédophilie, je ne peux rien pour vous. Et ce n’est pas le seul exemple que je peux trouver dans vos propos.

            Pour ma part, j’en termine avec cette conversation. Je n’ai aucune envie de débattre ad nauseam avec un homme qui est aussi complaisant vis à vis de son comportement personnel qu’il est intransigeant sur la vie des autres, sans même savoir si il parle d’actes ou de traits de personnalité.

            En clair, je vous laisse parler seul. C’est une bonne manière de faire taire un troll.

      • Jean-Michel Garcia

        en effet les textes bibliques sont on ne peut plus clairs:

        Ancien testament notamment en Lévitique 18:22 et en nouveau testament :
        Romains 1:24-27
        ceci est immuable et valable pour tous les chrétiens et les juifs .
        l’homosexualité est bien un e déviation de la relation sexuelle qui doit déboucher sur la procréation or nombre recherchent le plaisir sexuel sans le but final voulu par Dieu entre un homme et SA femme et les deux deviendront une seule chair (Mathieu 19:5)

        • Homme et femme Il les créa

          Précisons que la procréation n’est pas le seul but final de l’union sexuelle entre époux. La communion entre les époux est tout aussi importantes, au point même que le mariage avec une personne stérile ou ménopausée est autorisé par l’Église. Cf. http://www.annoncescatho.com/blog/la-procreation-est-elle-le-but-de-la-sexualite

          • Jean-Michel Garcia

            Tout à fait d’accord avec vous , « l’autorisation » (si je puis employer ce terme ) de copuler n’est autorisée par Dieu et donc la bible entre un homme et son unique femme tant que la mort ne les sépare pas ,et bien entendu hors sodomie et rapports bucco-génitaux .
            Force est de constater que si des rapports sexuels subsistent entre un homme et sa femme , même si l’un d’eux est stérile (les cas dans la bible en AT sont assez nombreux) des enfants ne peuvent naître que par les rapports sexuels :

    • Vincent Lecaille

      Qui a insulté ce prêtre pour avoir fait part de son style de vie intime??? Personne alors arrêtez votre paranoïa et analysez votre haine de la religion catholique !

    • Hommeetfemme Il Lescréa

      D’ailleurs, pour compléter le commentaire que j’ai fait hier, la condamnation de l’homosexualité dans la Bible n’est pas la raison première qui empêche l’Église catholique de légitimer les couples homosexuels. Ce n’est que la conséquence de la raison première.

      Toute la Bible est traversée par le fait que le couple humain, homme-femme, est à l’image de la communion qui est en Dieu, que l’alliance homme-femme est à l’image de l’alliance entre Dieu et son peuple. Dans toute la Bible, il est clair que l’union sexuelle est faite pour être vécue au sein de cette alliance, uniquement.

      • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

        Uniquement ? Où donc avez vous vu cette exclusivité dans la Bible ? La bible ne parle que de l’union entre un homme et une femme mais l’absence de mention d’autres formes de couple ne signifie pas forcément leur interdiction !

        • Hommeetfemme Il Lescréa

          Oui, la Bible entière parle de cette union de l’homme et de la femme.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Et la notion d’exclusivité, elle est où ?

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Je recommence : la Bible nous explique que Dieu a voulu que l’union de l’homme et de la femme soit l’image de l’amour qui est en Dieu, et l’image de l’alliance entre Dieu et son peuple. La Bible parle explicitement de l’alliance entre un homme et une femme. Les relations sexuelles vécues hors d’une telle alliance sont condamnées à de très nombreux endroits dans la Bible. Cela exclut donc la légitimation des relations sexuelles homosexuelles.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Je recommence : dire que manger des cerises est excellent pour la santé n’implique pas qu’il faut arrêter de manger des fraises.

            Je repose donc ma question : où est donc l’exclusivité de la légitimité des relations hétérosexuelles ?

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Je ne peux que répéter la même chose : les relations sexuelles ne sont légitimes, selon la Bible, que dans le cadre de l’alliance entre un homme et une femme.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            idem, on peut tourner autour du pot jusqu’à la fin des temps : vous mettez une exclusivité là où elle n’existe pas.

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            La Bible dit que le mariage est l’union entre un homme et une femme, cela exclut les unions homosexuelles.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Si la Bible disait que le mariage N’EST QUE l’union d’un homme et d’une femme, elle exclurait les unions entre deux hommes ou deux femmes.

            Mais elle ne le fait pas.

            Je peux être aussi têtu d’un bloc de granit et vous pourrez répéter votre propos jusqu’à la fin des temps, cela n’en fera pas une vérité.

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Quand on définit un terme, il n’est pas nécessaire de donner toute la liste de ce que ce terme n’est pas ! Si je définit un violon, est-il nécessaire de préciser dans la définition que les pianos ne sont pas des violons ?

            De toutes façons, la Bible précise aussi que les unions homosexuelles sont illégitimes.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Quand on parle d’unions homosexuelles, on est en train de parler d’une union, si je ne m’abuse. Pas grand chose à voir avec la différence entre une carotte et poivron, non ?

            Maintenant, l’illégitimité des unions homosexuelles dans la Bible, on a trouve où ? Le lévitique ? Je dois vraiment reprendre le discours développé plus haut ?

            A moins qu’on ne soit en train de parler de Saint Paul. Et là, malgré tout le respect qu’on peut avoir pour l’immense personnage, on peut tout de même faire remarquer qu’il n’est qu’un homme et qu’un homme est faillible et surtout, n’est pas le bon dieu.

            Bref, ce que vous appelez l’illégitimité de l’homosexualité dans la Bible a des des fondements très friables. Il y a d’autres comportements que vous condamnez beaucoup moins et qui sont, eux, bien plus expressément rejetés dans ce livre sacré.

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Je vous parle de ce qui est écrit dans la Bible. Les lettres de saint Paul font partie de la Bible. Ensuite, si vous n’accordez pas la même autorité aux lettres de saint Paul qu’aux Évangiles, c’est une autre question.

            Vous même tout à l’heure vous me parliez de cerises et de fraises. Si on définit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, il n’est pas nécessaire de préciser la liste de toutes les unions qui ne sont pas le mariage pour qu’elles en soit exclues. C’est le propre d’une définition.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            Vous me parlez de la Bible comme si c’était un ensemble de textes ayant la même valeur sacrée et émanant tous de Dieu. Ce n’est pas le cas, il y a dans la Bible de nombreuses histoires humaines et ce texte se contredit même sur un certain nombres de points et pas des moindres.

            Désolé mais si vous n’êtes pas capable d’avoir une lecture distanciée et critique de ce livre, vous n’avez sans doute pas une grande compréhension des questions dont vous voulez débattre.

            Au demeurant, le mariage a peu à voir avec le coming-out de ce prêtre.

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Mon commentaire répondait au départ à une personne espérant que l’Église catholique changerait de point de vue sur les unions homosexuelles. J’ai dit que l’Église ne pouvait pas changer de point de vue, du fait de ce qu’enseigne la Bible. L’Église catholique considère que les lettres de saint Paul font partie de la révélation.
            Vous êtes libre de ne pas accorder d’autorité aux paroles de saint Paul. L’Église catholique en accorde.

            Et comme je disais, les paroles de saint Paul condamnant les unions homosexuelles ne sont que la conséquences de la théologie du mariage, issue de la Bible.

          • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

            On en revient donc à la Bible, source première de la théologie et des paroles de Saint Paul. Les bases de la condamnation de l’homosexualité dans ce livre sont vraiment faibles. je vous invite d’ailleurs à lire ce qu’en disent une dizaine de rabbins, vous trouverez leur point de vue passionnant à défaut d’être en accord avec eux. http://tenoua.org/2015/06/

          • Gilles Lavoie

            Vous invitez, vous rappelez, vous indiquez, vous montrez et vous êtes insupportable. Manuel, si vous écrivez plutôt bien, je vous trouve cependant entièrement hors sujet. Votre propos constitue, sur la base de quelques prétentieuses connaissances un étalage de petits sophismes (très très surfaits) qui ne parvient à établir aucun lien avec l’objet réel et fondamental qui est celui de de l’économie du salut et de la Miséricorde. Vos propos sont aussi vides qu’une prose de témoin de Jéhovah, à la différence c’est que vous n’y croyez même pas. Votre recherche d’angle d’attaque, de points d’appui relève de ce qu’on appelle un « trolling » . Il convient de préciser que le régulateur me semble très patient avec vous. Relisez-vous, c’est froid c’est triste, ça gratte mais ne produit aucune étincelle, il manque simplement la foi. Vous lisez Saint Paul ? Et il vous manque la foi ?
            Ce prêtre défroqué et déguisé ne réalise ici qu’un
            pitoyable coup de com’ sans intérêt, qui ne démontre rien, n’apporte rien et
            n’aide personne et lui-même encore moins, je le plains sincèrement.
            L’Église catholique mérite mieux que ça.
            Un homme est
            libre d’appartenir à l’Eglise catholique, les portes sont grandes
            ouvertes, je pense même qu’elles sont dégondées
            depuis plus de 2000 ans ! Amour = liberté = je peux dire non et prendre un
            autre chemin. Et quand il y a désaccord, et bien on en tire les
            conséquences. Et surtout sans bruit de calebasse médiatique (c’est creux et cela raisonne) .
            Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit.
            Saint François de Salles
            Et curieusement un saint particulièrement doux avec les pêcheurs.

            Un de mes copains, séminariste en « clergyman » s’est trouvé
            à la gare de Toulon, vers 2h du mat’ interpellé par un homme
            (superbement taillé) en tenue étonnante (artiste sortant d’un cabaret
            gay) . La tenue de religieux l’a attiré, parce qu’elle signifie « tu peux me parler », et honnêtement il n’est pas moche
            non-plus. Lui, pas tranquille évidemment, s’entend demander sans aucun
            préalable « Est ce que Dieu m’aime, moi ? » . Mon potos Jean Michel l’a
            regardé dans les yeux pour lui dire que oui, Dieu t’aime, là maintenant,
            comme tu es, il t’aime. Il n’aime sans doute pas tout ce que tu fais,
            mais toi, je sais qu’il t’aime. S’en est suivi un long échange sur un
            banc, drôle de couple improbable. Ils sont restés assis plusieurs
            heures, puis les cafés ont ouvert. C’est clair, qu’à 7h00 au bistrot de
            la gare, ils ont dû être sacrément matés ! Pour moi c’est ça l’Eglise,
            c’est une proposition (amoureuse, crois-en Ste Thérèse) à laquelle tu es libre de vouloir appartenir, sans te prendre une fatwa, où
            que tu en sois de ta vie. Il n’existe aucune faute, aucune, qui ne rompt
            ce lien, sauf si tu le refuses. Aussi loin que tu sois, aussi moche soit
            ta vie, il suffit de simplement de dire oui.
            Pour l’accueil des
            homosexuels, l’Eglise est révolutionnaire ! Oui, révolutionnaire. Elle
            considère l’homosexualité comme un comportement social non naturellement fécond, et une blessure objective, mais aussi comme
            un véritable sentiment. Il existe, en France une association de
            l’Eglise, si ! si ! Qui accompagne les homosexuels qui ont envie d’aimer
            Dieu : http://couragefrance.blogspot.fr/
            Courage France
            couragefrance.blogspot.com

            Tout cela n’a rien d’intellectuel, ce n’est pas une démonstration, je ne démontre rien ! Tu as bien lu, je ne démontre pas, ce n’est pas mon but. Je souhaitais simplement témoigner de ce qu’est l’Eglise pour moi. Celle que j’aime avec tendresse et qui a bien voulu m’accueillir.

            Gilles

          • Alberto Rostat

            Je sais que votre commentaire ne m’est pas destiné, mais permetez-moi de rappeler que le groupe Courage n’est qu’un groupe parmi les différents groupes et associations d’homosexuels chrétiens existants. Devenir Un en Christ, David & Jonathan ou la Communion Bethanie, sont des associations françaises (contrairement à Courage) d’accueil, de débats et de prières. Courage est assez typé et prône la continence (je passe sur les témoignages invraissemblables illustrés par des photos d’agence de leur site). Cette continence peut être salutaire pour certains, ils ne sont qu’un minorité. Mgr Charamsa soulève bien ce problème. La question est de savoir si cela relève dans la Doctrine d’une construction historique, donc de quelque chose qui peut changer (et la Doctrine, contrairement aux apparences, a beaucoup changé au cours de son Histoire) ou si c’est un commandement de Dieu. J’aurais tendance à penser que la première possibilité est la bonne. C’est pour permettre véritablement une discussion sur ce sujet que Mgr Charamsa a fait son « coming out ». Pas pour avoir sa photo dans les journaux. À l’Église et aux fidèles de se saisir de l’occasion pour un véritable débat.

          • Gilles Lavoie

            Alberto, with all due respect… pitié, ne rappelez pas ! Bannissez ce vocable autoritaire, commencez par témoigner, c’est tellement plus ouvert. L’Eglise n’est pas une démocratie, en haut, c’est le Christ. Vous pouvez venir, la porte est ouverte, mais il y a quelques règles. La plus belle définition de l’intégrisme, à mon goût, a été donnée par Jean Guitton interrogé par JPII au début de son pontificat : Les intégristes ? Oh, ce sont des gens qui prient Dieu sans lui demander son avis. Et, en l’espèce, j’ai tendance à identifier une certaine mouvance au sein de la chrétienté qui voudrait « bousculer les tabous » , « mettre plus de démocratie dans l’Eglise » etc comme de parfaits intégristes !

          • Alberto Rostat

            Je vous rappelle, mon cher Gilles, que la doctrine sur la sexualité de l’Eglise, assez tardive au demeurant, ne tient pas trop compte de ce qu’a pu dire Jésus puisqu’il n’a pas dit grand-chose là-dessus, à part condamner l’adultère. De toute façon, les notions d’homosexualité et d’hétérosexualité sont des notions relativement récentes et les codes de l’Antiquité ne sont pas les nôtres (pour preuve, il se peut que le serviteur du centurion que Jésus guérit ait été son amant – peut-être, peut-être pas, nous n’en savons rien, mais c’est plausible). Par ailleurs, que l’Église ne soit pas une démocratie, soit. Mais ce n’est pas non plus une dictature à laquelle les fidèles doivent se plier aveuglement. D’autant plus que ces fidèles ont autant de droits sur la figure, l’enseignement et la parole du Christ que l’Eglise institutionnelle elle-même dans la mesure où ce sont eux (c’est-à dire vous, moi, le pape, Mgr Charamsa et tous les autres) qui sont véritablement cette Église. Fraternellement en Christ, un catholique comme vous.

          • Gilles Lavoie

            Catholique ? Ce terme apparaît pour la première
            fois, dans un adjectif ,en 110, chez Ignace d’Antioche (Lettre aux
            Smyrniotes) : « Là où paraît l’évêque, que là soit la communauté,
            de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Eglise catholique ».
            Il s’agit de l’Eglise qui rassemble tous les croyants, avec une insistance
            sur le fait qu’elle est prise tout entière, dans son ensemble.

            Par la suite, « catholique »
            désigne une Eglise locale comme véritable dans son opposition aux hérésies.

            Ensuite, au cours des premiers
            apparaissent encore deux sens :

            Catholique = plénitude (l’Eglise
            catholique est dépositaire de toute la richesse de la foi chrétienne ;
            c’est un sens d’intégralité.

            Catholique = répandue sur toute
            la terre ; c’est le sens d’universalité.

            Une citation de Cyrille de
            Jérusalem (IV° siècle) fait la synthèse : « L’Eglise est appelée
            « catholique » parce qu’elle est répandue dans le monde entier,
            d’un bout à l’autre de la Terre ; et aussi parce qu’elle ne cesse d’enseigner
            dans sa plénitude toute doctrine que les être humains doivent connaître relativement
            aux choses visibles et invisibles, dans le ciel et sur la terre ».

            Le terme est alors inscrit
            dans le Credo de Nicée-Constantinople, en 381 : « Je crois à l’Eglise
            une, sainte, catholique et apostolique »
            C’est cela être Catholique, catholique signifie fondamentalement que vous adhérez à la plénitude de l’enseignement de l’Eglise, et que vous vous sentez bien et heureux sous sa bienveillante autorité doctrinale.

            Vous commettez par ailleurs certaines erreurs assez courante sur la foi catholique. que l’on relève plus chez les idéologues qui situent Dieu comme un concurrent idéologique à d’autres concepts politiques. Dans un premier temps je voudrais simplement corriger la plus grossière, qui est celle d’une part de ramener un homme à son seul comportement et d’autre part de proférer une énormité (dite à un cheval de bois, qui vous vaudrait un coup de pied) sur l’enseignement de l’Eglise que vous ramenez à quelque-chose de petit. C’est un peu plus beau (et ancien) que cela : https://viechretienne.catholique.org/meditation/9778-moi-non-plus-je-ne-te-condamne-pas

            Par ailleurs, vous revendiquez, vous parlez de droits … C’est hors sujet. Revenez à la définition de « catholique » et celle de l’évêque :

            ÉVÊQUE, subst. masc.

            Étymol. et Hist. 1. 2emoitié du xes. relig. cath. « chef d’un diocèse » (Saint Léger, éd. J. Linskill, 48 : evesque); 2. 1669 relig. réformée (Bossuet, Oraison funèbre de Henriette de France, reine de la Grande-Bretagne, éd. Vagner, Nancy 1862, t. 1, p. 247b). De la forme raccourcie *episcu, du lat. chrét. episcopus « surveillant, inspecteur, supérieur, chef; chef de communauté chrétienne, évêque » empr. au gr. ε
            ̓
            π
            ι
            ́
            σ
            κ
            ο
            π
            ο
            ς « gardien, surveillant, magistrat », terme eccl. « chef ecclésiastique, évêque ».

            Je comprends bien votre insistance à rappeler, c’est amusant, mais en l’occurrence, pour les affaires de doctrine, c’est à l’évêque, l’ordinaire du lieu de le faire. L’étude des anciens (des précurseurs des premiers siècles, des premiers conciles) vous apprennent que vos questions sont … plus ancienne que vous le croyez. Amitiés

          • Alberto Rostat

            1. Je ne vois pas en quoi le récit de la femme adultère a à voir avec l’homosexualité. Le parallèle entre l’adultère et l’homosexualité n’est pas correct. L’acte adultère et l’acte homosexuel sont de nature très différente. 2. Dans le cas de l’homosexualité (mais pas dans d’autres cas), la différence entre les actes et les personnes est aussi une fausse prémisse étant donné que l’affectivité fait partie intégrante de la personne. Séparer les deux c’est de la pure schizophrénie. Ça, l’Eglise, qui a une image binaire et génitalisée de l’amour charnel, a du mal à le comprendre. Ou du moins fait semblant de ne pas le comprendre, ce qui est compréhensible, puisqu’autrement tout son discours sur la famille s’écroulerait. 3. Pour le reste, demandez-vous quel effet peuvent avoir vos arguties et votre charabia chez un fidèle qui cherche à partager sa foi en Jésus Christ au sein de l’Eglise. Vous le feriez fuir.

          • Gilles Lavoie

            Réponse à votre point 1 :
            Faute d’un argumentaire valable vous devenez malhonnête.
            Je cite, si vous semblez incapable de vous relire :
            « Je vous rappelle, mon cher Gilles, que la doctrine sur la sexualité de
            l’Eglise, assez tardive au demeurant, ne tient pas trop compte de ce
            qu’a pu dire Jésus puisqu’il n’a pas dit grand-chose là-dessus, à part
            condamner l’adultère…. »
            J’y ai répondu en évoquant l’adultère et la sexualité.

            Répons au charabia :
            Vous lancez un débat historique et théologique avec de grandes affirmations péremptoires, des jugements doctrinaux et une autorité auto-proclamée. J’ai pour ma part une préférence pour la réalité argumentée associée à un vocabulaire qui sert, comme je le peux, la vérité. Cela signifie pour moi la nécessité d’être précis. Je puis vous assurer effectivement que pour entendre cela convenablement il faut un « cœur d’enfant ». J’essaye à ma façon, il m’arrive aussi de me révolter comme un enfant… http://www.topchretien.com/topmessages/view/12367/continuer-grandir-avec-un-cur-denfant.html

            De façon globale vérité et charité sont sœurs, vos propos ne servent ni l’une, ni l’autre.

            Un très beau résumé de l’enseignement de la foi est fait par le patron ici :
            https://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-matthieu/3185-chapitre-5

            Je mesure à chaque fois comme j’en suis loin. Alors, ben je fais un pas.
            Je n’irai pas cependant plus loin dans cette conversation, elle prend une forme qui ne sied ni à la charité, ni à la vérité

            Respectueusement

          • Alberto Rostat

            Moi aussi j’arrête, ça ne sert à rien car vous répondez toujours à côté (et de façon très arrogante et à la limite de l’insulte). J’ai dit ce que j’avais à dire et j’espère que d’autres personnes à l’esprit moins étriqué et plus bienveillantes que vous ont pu au moins se rendre compte qu’il ne sert à rien de lancer l’anathème contre Charamsa, mais qu’il faut prendre en considération ce qu’il a dit, car la question de l’accueil des homosexuels dans l’Église n’est pas du tout réglée. C’est le but de mes interventions dans ce blog (que je remercie pour l’accueil).

          • Robert SIMON

            Les autres églises chrétiennes qui ont reconnu la valeur des unions homosexuelles sont donc dans une fausse interprétation de la Bible?

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Je le pense. Il faut bien qu’entre ces Églises et l’Église catholique, l’un des deux ait une fausse interprétation de la Bible. Pour ma part j’adhère à l’interprétation de l’Église catholique.

          • Robert SIMON

            Faut il donc demander à la loi de mettre les homosexuels en prison comme le font de nombreux évêques catholiques africains? Faut il pousser les familles à rejeter leur enfant homosexuel comme le font trop de familles chrétiennes, les poussant parfois au suicide?

          • Hommeetfemme Il Lescréa

            Certainement pas !

            La Bible nous explique quelle alliance Dieu nous propose, elle nous explique le chemin de bonheur qu’Il nous indique. Si quelqu’un choisit de ne pas entrer dans cette alliance, de ne pas croire ce que Dieu propose comme chemin vers le bonheur, faut-il en plus le punir pour ça ?

            Si des parents chrétiens rejettent leur enfant parce qu’il a choisi de suivre ses attirances homosexuelles, ces parents commettent un grave péché !

            Le pape François nous montre d’ailleurs l’exemple : il maintient l’enseignement de l’Église concernant le refus de légitimer les actes homosexuels, mais il ne juge pas les personnes qui accomplissent ces actes.

            Par ailleurs, je ne crois pas que les évêques africains aient le pouvoir de jeter des personnes en prison.

            Le fait que dans certains pays les personnes homosexuelles soient condamnées à la prison, voire à mort dans certains pays musulmans, est quelque chose de dramatique, contre lequel il faut lutter.

            Pour ma part j’ai de nombreux amis homosexuels et lesbiennes. Ils savent que je suis catholique et ils savent que je les aime comme ils sont, que je ne les juge pas.

          • Jeanne

            En lisant certains commentaires, je me conforte dans ma décision d’avoir quitté l’église catholique. A partir du moment où la religion, les dogmes, les textes sont plus importants que les personnes, il y a un vrai problème.

          • Majes972

            Matthieu 19:5-6

            5et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et
            s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

            6Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

        • Majes972

          Matthieu 19:1-12
          1Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.

          2Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.

          3Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque?

          4Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme

          5et
          qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et
          s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

          6Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

          7Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

          8Il
          leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous
          a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas
          ainsi.

          9Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

          10Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier.

          11Il leur répondit: Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

          12Car
          il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a
          qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels
          eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre
          comprenne.

    • Pierre Marie Girardot

      Je n’ai pas été trop étonné de lire un commentaire signé de vous … même s’il est plutôt le fait du hasard que je sois tombé dessus. Je ne perds pas habituellement mon temps à parcourir les commentaires des forums improvisés.
      Il faut bien reconnaître que comme « scoop » médiatique cette révélation [→ « coming out » de ce prêtre] a de quoi provoquer une sorte de tsunami dont certains médias ont vite fait la promotion pour servir leurs discours fielleux contre l’Église et tous ceux qu’elle représente sans distinction.
      D’ailleurs le protagoniste avait sans aucun doute savamment programmé la portée de son geste au moment-même de l’ouverture de la deuxième session du Synode sur la famille.
      Ne serait-ce que pour qu’on n’oublie pas « la cause » qu’il entend défendre. Le « rainbow » flag porté par un théologien en col romain impeccable au moment où les pères synodaux ouvrent leurs travaux, quelle mise en scène !
      Dans tout ce bruit médiatique qui se soucie de l’authenticité de la voix de l’Église ? Je veux dire, chez ce prêtre, peut-on encore voir l’Église vivante en dépit du costume et des références passées, du titre de théologien ?
      Je vous sens enthousiaste devant ce coup d’éclat. … Et vous me permettrez de vous reposer la question à laquelle vous n’avez pas répondu dans un précédent courrier. Pourquoi vous cacher, non sans hypocrisie, derrière le masque de la posture intellectuelle d’un « chercheur » ?
      Ayez au moins, si on peut appeler cela du courage, l’honnêteté d’avouer la réalité et de l’affronter en face.
      Pour revenir à ce prêtre polonais, il a, si l’on veut, réussi son coup… non sans, du même coup, avancé son pion pour se voir mis en échec et mat. Il poursuivra sa vie, -triste vie !-, choisissant l’amour charnel au mépris de l’Amour.
      Oh ! Je sais bien que vous trouverez bien convenues ces deux orthographes du même mot… mais sans vouloir reconnaître que le sens va bien au-delà d’une simple question de minuscule ou d’une majuscule.
      Vous me permettrez quand même de me poser et de vous poser la question : comment un prêtre, un « homme de Dieu » pour prendre une expression consacrée, peut-il rendre compatible une situation, dont il sait qu’elle ne l’est pas, avec ce qui pour moi est le cœur du problème et sa relation avec Dieu par la prière et les sacrements, dont celui de l’ordre avec ses exigences, et une relation charnelle contre-nature (= elle le serait tout autant avec une femme), pour un prêtre qui a pris un engagement comme condition de son ordination.
      Même si vous vous rangez du côté de ce prêtre, ce qui pour moi est un aveu indirect, vous prenez un parti qui satisfait vos convictions mais qui de toute façon ne conduit qu’à une impasse, un abîme qui ouvre sur un vide spirituel dont je vous laisse, si vous en êtes capable, mesurer la profondeur que de prétentieuses aspirations intellectuelles ne combleront jamais.
      Voyez vous-même ce que sont devenus depuis les premiers temps du christianisme jusqu’à aujourd’hui tous ceux qui ont prétendu se faire un « christianisme » à leur mesure, vidant de son contenu le message du Christ.
      … Et je ne peux manquer d’établir un parallèle avec cette réflexion de Jésus à ses apôtres : « L’un de vous va me trahir… ». Et plus tard, d’entendre les mots qu’il prononce devant celui qui se dévoile : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ».
      Le grotesque et le ridicule de ce « coming out » ne tarderont pas à miner la conscience de ceux qui l’ont provoqué … Quant aux médias qui en ont fait la promotion ils passeront à autre chose… Voyez ce que sont devenus les Hans Küng, les Eugen Drewerman … et la liste est longue !!
      Il y a toujours eu dans I’Église deux chemins : celui du péché vers la conversion… et le chemin inverse de la grâce reçue vers la trahison. … Elle n’est pas la seule, mais on trouve souvent une sexualité mal assumée à l’origine des ces chemins dans un sens comme dans l’autre : de Marie Madeleine à sainte Marie Madeleine à Charles de Foucauld en passant par Augustin devenu saint Augustin… Je laisse de côté les autres protagonistes qui ont choisi le chemin inverse.
      … Il y aura hélas toujours des traîtres, mais il y aura aussi toujours un temps pour la miséricorde … « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume ».
      Jésus a été trahi une fois, … Il ne le sera pas deux fois.
      Contrairement à ce que croient beaucoup de ceux qui vous suivent dans vos idées ce geste irresponsable ne fera que renforcer les convictions que cette voie est sans issue et ne peut conduire qu’à la rupture en vous excluant vous-mêmes.
      Il y aura toujours une limite infranchissable → entre le bien et le mal. Dieu n’a pas créé l’interdit ! Il a donné un cadre à la liberté de l’homme.
      Il faut cesser de mêler les misérables frustrations personnelles à ce que vivent depuis les origines les générations de chrétiens dans la fidélité à l’enseignement de Jésus qui se prolonge dans son Eglise.
      Il est à la mode de refuser les vérités dogmatiques et les exigences de l’Église catholique qui sans en réduire ni la portée ni le sens authentique sont aussi la garantie de sa pérennité et dans le même temps on s’acharne à défendre dans beaucoup de domaines profanes des vérités -parfois discutables- comme des dogmes qui doivent s’imposer à tout le monde.
      ”Tenez bon rainbow padre !” concluez-vous !
      Non le rainbow-flag ne flottera jamais là où vous voudriez le hisser !

    • Jean-Michel Garcia

      votre commentaire serait vrai s’il n’y avait pas des abus dans les congrégations dites « protestantes » qui sont loin de donner et de suivre la bible qui pourtant devrait être la référence!

      quand on voit que des prêtres homosexuels osent se marier à l’église, on est en droit de se demander quel exemple est à suivre en Eglise anglicane

      Comment des prêtres homosexuels, pédophiles, fornicateurs pourraient absoudre les péchés des laïcs, quand eux même en sont couverts?

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/17/a-londres-deux-pretres-gays-de-l-eglise-anglicane-se-marient-a-la-mairie-et-a-l-eglise_1058730_3224.html

      et en parlant d’anglicanisme, savez vous comment est né cette pseudo Eglise d’Angleterre?

      Le roi Henri VIII voulait divorcer de Catherine d’Aragon pour épouser Anne Boleyn. Le pape Clément VII refusa d’annuler le premier mariage du roi. En 1531, le roi rompit les liens avec le pape, ce qui fut l’origine de l’indépendance de l’Église anglicane.

      Cette pseudo Eglise que vous citez en référence est donc née un caprice anti biblique et sur des règles humaines !

      On a là plus rien à voir avec la bible et Jésus , mais rien ne les empêchent de faire leurs « abominations » hors de l’Eglise

      Romains 1:25
      qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi
      la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !
      26
      pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes
      ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ;
      27
      de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont
      enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme
      avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que
      méritait leur égarement […]

      la messe est dite !

  • Victor Rességuier

    Merci mon père pour cette réaction pleine d’intelligence et de charité.

    Je me permets de remarquer une petite coquille : ça n’est pas quelques soient nos actes mais quels que soient nos actes ».

    • abbeamar

      Corrigé ! Merci :-) Abbé Pierre AMAR

  • André V.

    « On cite souvent la réponse du Pape François quand on l’interrogeait sur sa possible réaction face à une personne homosexuelle qui cherche Dieu : « qui suis-je pour juger ? » »
    On le fait en oubliant que la phrase complète du Pape était « Si une personne est homosexuelle et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? ». Encore une preuve de la partialité des médias qui ne cherchent plus à communiquer les « faits » mais à servir leurs points de vue…
    Bon article de mise au point, en tout cas.

    • Robert SIMON

      Merci de citer le pape François. Mais pourquoi alors le Vatican refuse t il d’accepter que la France nomme un ambassadeur homosexuel alors que cet homme a été décoré par le Vatican dans une période où il n’était pas connu comme gay. N’y a t il pas là incohérence entre les propos du pape et l’action du Vatican dans cette affaire?

      • André V.

        Je ne connais pas cette affaire (quelques liens seraient les bienvenus), mais cela peut être explicable. Tout d’abord, pour qu’on connaisse son orientation sexuelle, l’ambassadeur a pu passer par un coming out. L’acte du coming out est un acte profondément militant et c’est à ce militantisme que le Vatican s’oppose. Deuxièmement, la nomination d’un tel ambassadeur a aussi une portée diplomatique : le refus de cet ambassadeur également. Dernièrement, rien ne montre que cette personne cherche le Seigneur et fait preuve de bonnes volontés.
        Bien sûr, mon plaidoyer est très approximatif, puisque je ne connais pas l’affaire. Mais mes arguments ne sont pas moins irrecevable.

        • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

          André, le coming out n’a rien d’un acte profondément militant. C’est un acte de courage qui consiste à expliquer aux autres (et souvent pas à tout le monde) qui ont est. C’est effrayant, la personne le fait avec la peur d’être rejetée, moquée, humiliée, parfois frappée.

          C’est dommage de voir à quel point les catholiques sont ignorants de ce qu’est la vie d’une personne LGBT. Cela me pose en tout cas certaines questions.

      • Gilles Lavoie

        Juste un mot : Il me semble que ce n’est pas en soi l’homosexualité de cette personne qui ait constitué un obstacle infranchissable, mais ce qu’il écrit et dit ordinairement au travers des médias qui entre en conflit brutal avec le message que veut transmettre l’Eglise. Cette tentative de nomination constitue une très vilaine manière du MAE et de la Présidence. Qui plus est, la tentative intervenait en plein débat idéologique en France, et relevait simplement d’une manifestation de crasse incompétence

  • Caelis KALUBI

    Désolé de devoir supprimer mes comments et ma publication, je dois m’en aller. Peace be with you.

  • Pingback: La chute d’un prêtre. Ce qu’en pense l’Abbé Roland-Gosselin (de Versailles) « L'Église, fermentum des aréopages modernes.()

  • Alberto Rostat

    Ce texte, qui semble écrit sous le coup de la colère, insiste, à raison, sur l’opportunisme médiatique que représente ce coming out : faire parler de lui, c’est exactement ce que cherchait Mgr Charamsa. Il va sans dire qu’il savait aussi parfaitement à quoi s’en tenir et qu’elles seraient pour lui les conséquences de ce geste.

    Il n’en reste pas moins qu’il rappelle une évidence, un secret de polichinelle, le fait que des
    personnes ayant des tendances homosexuelles sont nombreuses au sein du clergé. Cela ne devrait pas poser de problèmes sauf si, tout comme pour un hétérosexuel, les vœux de célibat sont rompus, ce qui est le cas chez Mgr Charamsa. Mais le fait est, qu’en réalité, cela pose un problème : ces prêtres homosexuels doivent-ils véhiculer un discours qui considère leur tendance homosexuelle comme étant « intrinsèquement désordonnée »? Pour éviter ce type de contradiction, doit-on persuader les séminaristes homosexuels de renoncer à leur vocation comme le suggère un texte de la Congrégation pour l’éducation catholique de 2005? Ne s’agit-il pas là d’une discrimination ? Et, au-delà, n’est-il pas temps pour l’Église de se demander pourquoi la prêtrise attire autant d’homosexuels ?

    Pour revenir à Mgr Charamsa, on aurait pu souhaiter que ce coming out fracassant soit plus
    discret, d’autant plus qu’au bout du compte, c’est finalement son problème et celui de personne d’autre. Mais il se trouve que ce coming out a été accompagné de quelques phrases qu’il faut essayer d’écouter et prendre en considération et qui concernent l’impasse dans laquelle se trouvent les homosexuels catholiques face au discours de l’Église. N’est-il pas temps pour l’Église de se demander vraiment, sans détours ni arguties doctrinales, pourquoi son discours semble intenable pour la majorité des fidèles catholiques homosexuels? Ce discours est cohérent, certes, mais est-il humain?

    Ça ne sert à rien de cacher la poussière sous le tapis en disant que l’Église accueille les
    homosexuels comme il se doit et que tout va bien. Le pavé lancé dans la mare par Mgr Charamsa est le symptôme d’un problème et son geste doit être pris au sérieux.

    • Yeshurun

      Monsieur, je trouve votre commentaire très juste et délicat. Merci.

    • http://www.atreide.fr Manuel Atreide

      « Le pavé lancé dans la mare par Mgr Charamsa est le symptôme d’un problème et son geste doit être pris au sérieux. »

      C’est peut être la meilleure raison pour expliquer ce coming-out médiatique. Devant l’attitude de l’église qui, sur ce sujet dit « circulez, tout va bien il n’y a rien à voir », cet homme a sans doute jugé qu’il fallait renoncer aux demi-mesures. Un départ discret n’aurait sans doute rien apporté ni rien changé.

      Ce qu’il va faire maintenant de ce coming-out lui appartient. S’il n’en profite que pour se faire une petite place confortable – mais temporaire – au soleil des médias, ce sera dommage pour lui.

      Si au contraire, il décide de s’engager personnellement non dans une confrontation, mais dans une démarche de travail avec ses anciens confrères du vatican, il pourrait devenir un élément non négligeable du dialogue indispensable que l’église doit mettre en place avec ces périphéries que sont les minorités sexuelles.

      • Yeshurun

        Absolument d’accord.

  • Benji

    Merci Père pour cette réaction.

    Il y a un élément fondamental que les chrétiens oublient pour comprendre l’Eglise dans ses positions c’est la CROIX !!!

    Certains veulent être chrétiens sans la CROIX. Or Jésus nous dit «  »Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. ». Suivre Jésus demande un renoncement à soi, à ses propres désirs pour être en conformité avec sa Parole.

    Mais au lieu de cela, on veut le suivre mais en restant dans nos états dont nous savons pertinemment qu’ils sont contraires à la Parole. Alors on demande à l’Eglise d’enlever la croix : « Mais c’est inhumain de vivre dans la chasteté…. ». On veut qu’elle revienne sur sa doctrine inspirée directement de la Parole de DIEU (j’insiste sur DIEU car j’ai l’impression qu’on oublie de qui il s’agit). On veut qu’elle s’adapte à l’évolution de monde et qu’elle propose une voie facile, supportable. On ne veut plus de la CROIX !!!

    Quand je vois ce qui se passe, ça me rappelle une parole de St Paul (j’insiste, St Paul, l’apôtre du Christ, ce n’est pas un petit personnage…. donc on ne peut pas douter de son autorité doctrinale) : « Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. » 2 Tm 4

    Bon dimanche et bonne semaine

    • Robert SIMON

      Le père Charamsa a raison de soulever la question du célibat des prêtres que l’Eglise catholique refuse de débattre. Cela n’a rien à voir avec la CROIX car Jésus n’a jamais demandé à ses disciples d’être célibataires. Cela a été inventé par l’Eglise catholique bien après. Et les pasteurs protestants ne sont pas moins porteurs de l’Evangile que les prêtres catholiques. Au moins quand ils parlent de famille et de sexualité, ils ont une expérience qui leur donne plus d’autorité. N’est ce pas l’ancienne présidente de la République d’Irlande qui a dit que ce synode sur la famille partait sur un mauvais pied car il réservait le débat sur des questions complexes à des hommes âgés et célibataires?

    • Yeshurun

      La manière la plus exigeante et probablement souvent en l’espèce la plus douloureuse de porter sa croix, c’est de reconnaître en vérité ce que l’on est et de vivre au mieux ou au moins mal avec cette réalité. Et ce n’est pas forcément la voix de l’Église officielle qui y aide le plus. Mais les prêtres sur le terrain de manière générale font très bien cet accompagnement.

  • Renato

    Oui, il est vrai que la Bible dit des choses assez surprenantes…dans le Lévitique…et le Deutéronome…où l’on apprend qu’il faut tuer…mettre à mort… les devins, les magiciens, les homosexuels, les blasphémateurs… Ce qui m’inquiète, ce n’est pas cela. Dieu a mis une marque sur le front de Caïn pour que personne ne le touche pour venger la mort de son frère Abel. Dieu a dit à moïse sur le Sinaï « Tu ne tueras pas »!!! Jésus a toujours parlé d’amour et de pardon, envers les ennemis surtout! Alors, Dieu se contredit quand on apprend qu’il faut mettre à mort tous les transgresseurs de la loi? Je pense que l’homme a fait dire à Dieu ce qui lui convenait pour ses vues personnelles de la vie en société… Le problème n’est pas de savoir si ce prêtre homosexuel a eu tort ou raison de parler, mais de savoir si Dieu se contredit ou pas, et, dans ce cas, qui croire et que croire? Où est la vérité?

    • Hommeetfemme Il Lescréa

      Jésus a expliqué que certains points de la loi de Moïse étaient une étape dans l’éducation du peuple d’Israël, tenant compte de l’endurcissement de leur cœur.

      Les peines de morts demandées par le Lévitique avaient pour fonction d’éviter que les personnes rendent justice elles-même. Historiquement, il n’y a pas de preuve qu’elles aient été réellement mises en pratique. Cf http://www.annoncescatho.com/comment/1018#comment-1018

      • Renato

        Oui, certainement, mais la Bible le dit clairement…et les gens de bonne foi ne vont pas se poser trop de questions et appliqueront à la lettre les phrases bibliques…ce qui peut donner lieu à pas mal de dérives!

        • Hommeetfemme Il Lescréa

          La Bible dit clairement aussi que la loi de Moïse n’est plus à appliquer à la lettre et qu’elle s’accomplit dans les nouveaux commandements de Jésus.
          Les Juifs de l’époques savaient comprendre ces textes, qui étaient écrits dans leur langue et avec les codes de leur culture.
          Ceux qui lisent la Bible aujourd’hui ont les enseignements de Jésus qui leur explique qu’ils ne doivent pas mettre cette réglementation en application, mais obéir au commandement de l’amour.

  • http://www.cpa-cost-per-action-programs.info/#highPRbacklinks Alain LE CLERE

    Très choqué et surpris qu’un homme d’église puisse à ce point manquer à ses devoirs et à ses promesses devant notre Seigneur.
    A 16 ans j’ai renoncé à devenir Religieux, je pensais être appelé, j’ai simplement découvert en moi, dans mon intimité, qu’il me serait impossible de tenir le voeux de chasteté.
    J’étais trop attiré par les jeunes femmes.
    Je note que tous les religieux qui rompent leur voeux n’ont pas eu cette Grâce de pouvoir prendre conscience de la réalité de leur être.
    Tout cela me renforce dans ma foi, les êtres sont faibles et Dieu est immense, plus les journalistes de rengorgent dans la stigmatisation de l’église, plus je suis heureux d’en faire partie.
    Nous sommes tous unis dans le Christ et notre destin est la mort certaine de notre petite vie, pour aller vers l’Eternité et la Résurection. Ce chemin a été tracé par Jésus, il est ouvert à tous, sachons saisir ce qu’il nous propose.

    Il n’est jamais trop tard………………………….car il nous aime.

  • Robert

    Voici ma réaction à l’article du père Amar « pourquoi ? » sur le blog du synode du journal « La Croix » (avec quelques fautes et coquilles en moins) :
    A lire le nombre impressionnant de réactions provoquées par le coup d’éclat du père Krzysztof Charamsa à la veille de l’ouverture du Synode, je me dit que ce prêtre aura réussi à ne pas laisser indifférent, et c’est heureux. Il y a tout d’abord ceux qui dénoncent. Leur argument est simple : rendre à ce point public ce qui apparaît comme un échec et la rupture d’un engagement est un scandale, non pas tant pour l’Eglise, qui en a vu d’autres, que pour ceux – et ils sont nombreux – qui, jour après jour et sans faire de bruit, répondent dans la joie des gestes qu’ils ont posés le jour de leur ordination, engagement non contraint mais mûrement réfléchi et ancré dans une authentique vie spirituelle . Comment ne pourrait-on pas prendre en compte un tel argument ? N’avons-nous pas en tête, nous aussi, la figure passée ou présente de tel ou tel prêtre qui a été déterminante dans notre vie de chrétien, figure que nous tenons haute en estime et que nous vénérons ? A ce titre, personne ne peut balayer une telle conviction d’un revers de main. Oui, le scandale fait mal, car il occulte la vérité de chaque personne qui est restée fidèle et dont on ne parle jamais. Et ceci est profondément injuste. Afin de protéger ses prêtres, l’institution se doit, bien entendu, de regretter fermement un départ dans le fracas.
    Et puis, il y a les autres, qui parlent aussi de Vérité. Ils soulignent le courage de cet homme qui transforme son échec en victoire. Victoire sur lui-même et sur la schizophrénie de sa double vie enfin réunifiée, qui le rendait si malheureux auparavant. Cet homme, qui connaissait fort bien l’implication immédiate de son geste (sa radiation), est maintenant apaisé, aimant, non dans la honte, mais au grand jour, à la lumière faite sur sa vie, « amour et vérité se rencontrent » et rendent justice à la droiture de son coeur.
    Des prêtres qui ont vécu cela, qui ont soudain compris au plus intime de leur être que l’amour qu’ils portent au Seigneur Jésus et celui qu’ils ont pour une personne ne sauraient être antinomiques mais complémentaires, l’Eglise en a connu un très grand nombre, notamment dans la période qui a suivi le concile Vatican II. Quand j’étais plus jeune, il m’arrivait même d’entendre dans mon diocèse de France profonde : « nous avons perdu les meilleurs d’entre-nous ! » Et la plupart des départs, s’est faite et se fait encore aujourd’hui lorsque cela se produit, dans la retenue.
    Alors, qu’est-ce qui donne un caractère singulier à la démarche du père Charamsa par rapport aux autres échecs, et qui selon moi, en justifie pleinement le soutien que nous pouvons lui accorder ?
    Anne Soupa rapportait fort à propos la petite phrase du pape François : « Je préfère une église cabossée » ? Quelle justification peut-on apporter à cela en l’occurrence ? C’est que, la foi chrétienne toute entière est fondée sur la réalité mystérieuse de la « felix culpa », la bienheureuse faute sans laquelle, comme le dit le chant de l’Exultet, il ne saurait y avoir de rédemption. La démarche du père Charamsa, si elle est certes une faute, est aussi, selon moi une rédemption, pas uniquement pour lui-même, mais dans la prise de conscience qu’elle permet à l’Eglise toute entière, en ce début de synode.
    Pour cela, il ne faut pas en rester au choc du scandale mais entendre, à défaut d’écouter, ce que dit ce prêtre qui n’est pas un simple petit curé de campagne. Son « j’accuse », ne vise pas à pointer du doigt la faiblesse de certains membres de la haute hiérarchie ecclésiastique, mais le diktat qui en découle sur ceux qui ont choisi de vivre leur orientation au grand jour et qui, de ce fait, sont discriminés dans l’Eglise. Là, nous sommes en plein dans le thème du synode, et l’Esprit-Saint se joue des coulisses feutrées et des parquets qui sentent l’encaustique. Bien évidemment, il faut y voir un geste prophétique : l’hypocrisie et le pharisaïsme de certains manifestent la scandaleuse opprobre jetée sur ceux qui ont choisi de vivre leur orientation sexuelle au grand jour – comme une composante structurelle de leur vie chrétienne et non comme un fardeau à évacuer.
    Contrairement aux dires de certains, il n’y a là aucune volonté de remettre en cause la doctrine de l’Eglise du mariage chrétien, que le père Charamsa connait sans doute sur le bout des doigts. Ce prêtre nous dit en substance que, sous couvert d’une doctrine détournée qui n’en est que le pâle négatif, l’homophobie de la crainte et de la peur existe dans l’Eglise, et qu’elle est de plus en plus inacceptable, bien souvent soutenue par le retour de la bigoterie et du fondamentalisme.
    Voyez la force des mots : « persécuter des innocents »… c’est cela dont il s’agit. Car, le mariage chrétien ne sortira PLUS JAMAIS grandi s’il se fonde sur la dévalorisation de l’amour que se portent deux personnes de même sexe. Par conséquent, il faut désormais, tout en approfondissant la doctrine, que le discours change, que les actes changent, et si cela est juger l’Eglise, alors oui ! nous jugeons l’Eglise car elle, nous a bien souvent jugés et trop souvent condamnés !
    Alors « pourquoi ? et bien pour la grâce procurée par cette « Felix culpa ». Merci père Charamsa, non pas seulement pour le courage de ce que vous avez fait, mais aussi pour ce que vous avez dit et que l’Eglise doit entendre…

  • Juan Carlos Cándida Dávalos

    le celibat des pretres, n’existant que chez les catholiques, est une mesure tardive (10º siecle), prise pour mettre fins aux abus du favoritisme familial. Il ná aucun fondement dans les textes. l’homosexualité est condamnée, mais attention, c’est le peché qui est condamné pas le pecheur »Dieu veut qu’il se repente et qu’il vive ». je ne juge pas de Monsieur, il devra faire face à sa conscience, j’espere seulement qu’il a des motivations plus justes qu’un coup mediatique, qui va profiter aux conservateurs.

  • philippe bis

    « Une femme coura aprés un frère a Antoine de padoue par encore saint a l ‘époque en criant saint frére saint frére attendez moi!Le moine dit a la femme ne m ‘appelle pas saint ne sait tu pas que sans la grace du seigneur j ‘irais au premier bordel ouvert! »Penser que la recherche du plaisir ,que le désir n ‘a pas du tout de conséquence et que cela est tout a fait « normal » est un leurre.Cherchons nous l ‘amour ou le plaisir?C ‘est quoi l ‘amour?Eliminez tous ce que l ‘amour n ‘est pas et l ‘amour sera.Le plaisir des sens est comme l ‘eau salée plus on en boit plus on a soif.

  • Marcelo Dantas

    Excellent article, père.

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  • Darth Manu
  • Damienv

    Bonjour Père,
    Le sujet des personnes à tendance homosexuelles semble s’inviter et parasiter le synode pour la famille (ce genre de sujet suscite évidemment une forte attention médiatique) pourtant je pense que c’est une occasion pour l’Église de réfléchir à une catéchèse adaptée aux personnes dans ces situations et, par ailleurs, au-delà de ces personnes il me semble que c’est la question du rapport de vérité au corps et à la sexualité qui est soulevée : question éminemment intéressante pour les époux mais pas que pour eux car à y réfléchir le chrétien est en principe celui qui donne sa vie et son corps à Dieu et cherche à vivre en accord avec la vie que Dieu a mise en lui, cette vie s’exprime dans son corps et ses fonctions biologiques qui ont un sens (d’où l’expression d’actes désordonnés mal comprise).
    On dit souvent que le christianisme a engendré une méfiance du corps, c’est tout le contraire je pense, nous sommes appelés à suivre Jésus avec notre corps et notre âme, dans la vérité de notre nature corporelle, sexuée.

    En tant qu’homo aspirant à la continence je ne suis pas choqué ni blessé du conseil de l’Église de vivre dans la fidélité au plan de Dieu inscrit dans mon corps, les prêtres me soutiennent en confession. Il est vrai que j’apprécierais d’être soutenu dans la prière mais ce n’est pas évident à demander.

    Il faut que les chrétiens soient en mesure de dire clairement, avec charité ce à quoi l’Église appelle les homo, si le synode peut être l’occasion de trouver cette formulation en ligne de crête c’est pas plus mal. Le catéchisme pose l’esprit des choses (accueil, bienveillance) il reste à mon avis à trouver un message clair.

    • Damienv

      J’ai à l’esprit la rencontre entre Jésus et la femme adultère qui est souvent utilisée (souvent en oubliant la dernière partie « va et ne pèche plus »).
      Le catéchisme observe les deux attitudes mais je pense que la partie « ne pèche » plus doit être amplifiée, explicitée.

  • Christophe Alexandre

    Merci pour cet article et ces commentaires intéressants.

    Je crois que le fait que certains quittent le ministère nous invite aussi à mieux aimer nos prêtres !!! Par exemple, nous pouvons prier et jeuner (Mt 17,21), pour eux (au lieu de les critiquer). Par exemple, nous pouvons leur proposer des outils de management pour les aider à tirer le meilleur de chacun dans la gestion des paroisses et dans les relations avec les
    confrères (au lieu de les laisser encaisser seuls des tensions). Par exemple, nous pouvons les encourager à l’équilibre de vie, à prendre du temps libre pour la prière comme le Père Guy Gilbert qui encourage les prêtres à prendre un vrai week-end décalé les lundis et mardis (au
    lieu de les submerger de réunions). Par exemple, nous pouvons les remercier après chaque homélie pour le temps qu’ils nous ont donné pour la préparer, pour les paroles qui nous
    ont touchés et les paroles qui toucheront d’autres paroissiens (au lieu de
    voir le verre à moitié vide), etc etc. A chacun de développer la créativité de notre amour pour les prêtres !!!

    Le « coming-out » de Mgr Charamsa témoigne de sa douleur, de sa souffrance. Si nous le condamnons, cela ne fera que bloquer la blessure. Si nous désirons vraiment son retour un jour, nous pourrions par exemple lui témoigner de la compassion, lui demander pardon pour les limites, les péchés de notre Église (l’humilité ouvre puissamment les cœurs), offrir une Sainte Messe pour lui, prier pour lui, jeuner pour lui, etc etc A chacun de développer la créativité de notre amour pour le retour des prêtres !!!

    UDP

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  • Lesames Douces
  • Delphine

    Au lieu de s’indigner contre ce prêtre ou de l’encenser, interrogeons nous plutôt sur la meilleure façon d’accueillir les personnes homosensibles au sein de l’Église, dans nos diocèses et dans nos communautés paroissiales. Là se trouve un véritable enjeu : accueillir au mieux chaque personne concernée (directement ou pas) pour qu’elle puisse vivre pleinement et en vérité sa foi !