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L’anonymat sur Internet est-il catho-compatible ?

Publié le 02 Fév 2012 à 22:34 Société 22 commentaires

Celui qui avance masqué est souvent un autre homme. Au téléphone, les enfants farceurs le réalisent très vite. Les plus grands le constatent en voiture ! Sur le bitume, dans l’anonymat confortable qu’offre l’habitacle de sa voiture, l’homme civilisé devient vite… un parfait goujat.

Osons le dire : l’anonymat défoule. Depuis toujours. Et les routes d’Internet n’ont pas échappé aux mêmes dérapages … Car les pseudos ont en effet fleuri sur la Toile, y compris dans la blogosphère catholique. Et derrière de nombreux surnoms transformés en autant de paravents commodes, des courageux anonymes qui se disent chrétiens catholiques, provoquent de vives empoignades. Les anathèmes pleuvent, les jugements et les attaques sont légion. Trop souvent, l’agora du Net devient foire d’empoigne.

En face, de vrais hommes et femmes qui avancent à visage découvert sont sommés de « dialoguer » et de répondre à de parfaits inconnus. Un auteur de renom en avait fait les frais il y a quelques années et s’en était ému à juste titre. « La pratique de l’anonymat, dans l’univers des forums et des blogs, est profondément lâche et perverse : elle permet de dire n’importe quoi sans aucun risque. C’est une négation de la responsabilité à laquelle tout honnête homme, et a fortiori tout chrétien, est appelé, devant ses mots et ses actes » [1].

« Lâcheté », « perversion », « responsabilité »… l’auteur ne mâche pas ses mots ! Il faut dire qu’il avait été quelque peu chahuté. Après lui, du laïc à l’évêque, d’autres ont subi les mêmes salves. Dans le monde des journalistes, on déplore l’injustice du Net. Dans les rédactions, les auteurs s’engagent, assument, signent leurs articles et peuvent même en répondre en justice, tandis que sur le Web « loulouteXY » ou [email protected] colportent les rumeurs, insultent tranquillement et manquent à l’honnêteté.

Plusieurs questions méritent d’être posées. Certes, les exigences de la politesse et du respect s’imposent à tous. Mais même s’il ne déroge en rien aux règles des gentlemen, un honnête homme, qui plus est un chrétien, peut-il avancer masqué sur Internet ? L’anonymat numérique est-il évangélique ? Il y aurait-il une manière chrétienne de blogger, de laisser un commentaire sur un site, de dialoguer sur le web ?

« Celui qui fait la vérité, vient à la lumière » (Jean 3, 21)

Depuis la nuit des temps, l’homme se cache pour faire le mal. Pour fracturer la vitrine, le voyou met sa cagoule. Pour attaquer la diligence, le brigand met son foulard. Pour dénoncer son frère, rien de mieux qu’une lettre anonyme. Pas vu … pas pris ! Cela semble même inscrit dans le cœur de l’homme depuis les origines. « Adam où es-tu ? » demande le Seigneur dans le jardin d’Eden (Gn 3, 9). « J’ai eu peur, je me suis caché » répond l’homme fautif qui s’empresse de dénoncer la femme, qui elle-même désigne le serpent.

Toute rencontre et tout dialogue avec un inconnu commence par cette inévitable question : « voulez-vous bien me rappeler votre nom ? ». Quand ce n’est pas un discret coup de coude au voisin pour lui demander : « mais qui est-ce ? ». Ne parle pas aux inconnus, disait ma mère ! De fait, comment entrer en relation avec quelqu’un que je ne connais pas ? Comment débattre avec lui si je ne lui dis pas qui je suis ?

Mon nom, je ne l’ai pas choisi, je l’ai reçu. Il n’est pas à moi, c’est moi. Il me définit, m’introduit, me permet d’entrer en relation et de traiter d’égal à égal. Dans les Evangiles, Jésus lui-même n’a de cesse de se dévoiler davantage, d’avancer à visage découvert et de faire la lumière. Les épîtres de Paul sont remplies d’appels à devenir des hommes de lumière, à « vivre en enfants de lumière » (Ep 5, 8). Bien plus qu’un simple appel à l’honnêteté, c’est une exigence de vérité qui nous est demandée. Exigence qui peut directement conduire au martyre.

En face, Satan, prince des ténèbres, diviseur et père du mensonge avance toujours dissimulé. Les exorcistes le savent : pour chasser un démon, la première étape est de connaître son nom. Disciple d’une religion de la Rencontre et de l’Incarnation, je suis de ceux qui pensent que le chrétien est un homme de lumière. A ce titre, il ne devrait employer que des armes de lumière.

Bas les masques ?

Alors, finis les pseudos ? Oui sans hésiter. Bienvenue aux martyrs … ! Le sang ne coulera peut-être pas, mais il nous faut certainement accepter de « rendre compte de l’Espérance qui est en nous » (1 Pierre 3, 15). L’Eglise a besoin d’hommes et de femmes désireux d’assumer leur Foi résolument et sans complexe : il nous faut d’autres Beaudoin de Belgique, des Thomas More, des Jérôme Lejeune. Et tant d’autres encore !

Simples martyrs ou … purs kamikazes ? Beaucoup d’entre nous doivent légitimement être prudents. J’aimerais cependant que l’on convienne au moins d’une chose : nous ne sommes ni à Bagdad, ni au Nigéria, ni au Pakistan. Et nos frères chrétiens persécutés seraient à même de nous rire au nez s’ils découvraient nos « angoisses ». Chez eux, les églises brûlent et les grenades explosent.

On peut toutefois comprendre, qu’en France, pendant une durée plus ou moins limitée, un « outing chrétien » dans un environnement professionnel ou social hostile puisse menacer gravement emploi, carrière et réputation. Cela existe et pas seulement dans la fonction publique ! Une autre situation pourrait peut-être légitimer une telle pratique : celle du respect de ma vie familiale. Mes enfants, ma femme ou mon mari, mon voisinage, n’ont pas à pâtir de mes engagements personnels (mais je conteste pour autant, et l’ensemble du Magistère avec moi, que la Foi soit cantonnée à une sphère privée et intime).

Mais je me souviendrai que dans ces situations où j’avance masqué, je ne devrai en aucun cas me permettre de polémiquer. Parce que j’ai retiré de mon argument la part d’autorité naturelle que me procurent mon statut, mon histoire, ma culture, mon nom … autant d’éléments que je refuse de communiquer. Du coup, je biaise le débat. Je ne le refuse pas, certes, mais je le fausse !

C’est d’ailleurs le problème de ces discussions sans fin sur les forums où, pseudos aidant, tout est nivelé. Faute de savoir qui discute (un professeur d’université, un collégien, une chanteuse de cabaret ou un ingénieur …), une grande partie de ce qui fait la richesse et la valeur des rapports humains est absente.

« Celui qui rougira de moi devant les hommes, je rougirai de lui devant mon Père » (Mt 10, 32 ; Lc 9, 26 et 12, 8). Pour ce discernement éminemment personnel, chacun devra donc assumer la responsabilité d’un choix prudentiel, en conscience devant Dieu. Et pourquoi pas en ayant la simplicité de solliciter le conseil d’un tiers ? Car le chrétien ne peut pas être cloisonné : catho avec ses amis cathos, pro avec ses collègues pro, etc. Je conçois la réelle difficulté de vivre, non sous le boisseau, mais en pleine lumière partout et toujours. Mais on ne peut être un chrétien à tiroirs. La Foi irradie tout notre être : si je suis bloggeur, je suis un bloggeur catho parce qu’Internet fait partie de mon environnement, de mon monde et de mon époque.

Pseudonyme et anonyme ne sont pas synonymes

La difficulté est que le continent numérique reste un monde virtuel. Cela ne veut certainement pas dire irréel, infra-humain et donc infra-moral. A ce titre, tout n’est pas permis.

Si j’ai fait le choix d’un pseudo, je reste quelqu’un de bien réel. D’une certaine façon, je ne peux m’en tenir qu’au strict minimum : parler de moi, commenter une actu ou un fait sans aller plus loin. Car outre ce qui a déjà été dit, je cours le risque de glisser sur une pente fatale : devenir un anonyme, avec le « a » privatif, c’est-à-dire au sens littéral un « privé de nom », un « sans-nom » … voire même un sans-être puisque mon nom c’est moi. Je me nie toute existence réelle, je suis « un autre » et en fait personne. Je me retire toute puissance d’être. Tout simplement parce que je ne m’expose pas en pleine lumière.

Cela peut se traduire en une somme de questions. Est-ce que je considère mes propos tenus sur le Net comme m’engageant personnellement, c’est-à-dire autant que ceux tenus de vive voix dans la « vraie » vie ? Il existe de vraies schizophrénies numériques. Et si j’ai fait le choix d’un pseudo, suis-je au clair – en conscience – avec le motif de ce choix ? Est-ce par prudence ou par honte, par orgueil ou par peur ? Pour ne pas avoir à être sincère, à réfléchir et à argumenter ? Par simple confort ?

Le tout sans oublier deux choses.

La première c’est que l’écrit est toujours plus subjectivement violent que l’oral. On n’y met ni intonations, ni expressions de visages, ni silences, ni gestes. Je dois y veiller. La vraie discussion, le vrai dialogue (dia-logos / échange de paroles) se fait par oral. La deuxième c’est que l’oubli numérique n’existe pas vraiment. Ce que j’ai écrit sur Internet y restera quasiment pour toujours, offert au regard de millions d’internautes.

Raison de plus pour faire attention…

« Il existe un style chrétien de présence dans le monde numérique : il se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l’autre. Communiquer l’Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l’Évangile, même lorsqu’on n’en parle pas explicitement»[2].

[1] Jean Sévillia, droit de réponse publié sur le « Forum Catholique », 5 juin 2007
[2] Benoît XVI, message pour la 45ème journée mondiale des communications sociales, 5 juin 2011

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À propos de l'auteur :

Abbé Amar

43 ans. Diocèse de Versailles. Licencié en droit, Master de théologie, il est curé de la paroisse de Limay-Vexin (78). Auteur de spectacles pour les familles (www.santosubito.fr et www.princedudesert.fr) et de "Internet, le nouveau presbytère" (Artège, 2016). Depuis 2013, il anime l'émission "un prêtre vous répond" sur Radio Notre-Dame (FM 100.7).

  • Bonjour mon père,

    Tout d’abord merci pour le temps que vous prenez à nourrir ce débat de façon constructive 😀

    Je pense que vous avez lu mon article et mes tweet et donc connaissez ma position sur le sujet.
    à toutes fins utiles, je vous laisse le lien 😉
    http://carnet2route.eu/2012/02/02/pseudonymat-pourquoi-un-masque

    J’aimerais toutefois revenir sur certains arguments que vous avancez ici :

    *  » Dans
    le monde des journalistes, on déplore l’injustice du Net. Dans les rédactions,
    les auteurs s’engagent, assument, signent leurs articles et peuvent même en
    répondre en justice, tandis que sur le Web « loulouteXY »
    ou [email protected] colportent
    les rumeurs, insultent tranquillement et manquent à l’honnêteté.  »

    D’une part, dans le monde de la presse un certain nombre de journaliste ont des noms de plume.
    De l’autre, en temps que blogueurs je suis propriétaire de mon espace web et donc responsable devant la loi de se qui s’y trouve publié de la même manière qu’un journaliste pour son article. De plus, sans chercher à aller jusqu’aux tribunaux, un certain nombre de personne connaissent mes deux identités et peuvent donc me corriger si je manquait a mes devoirs de Chrétien.

    *  » Parce que j’ai retiré de mon argument la
    part d’autorité naturelle que me procurent mon statut, mon histoire, ma
    culture, mon nom … autant d’éléments que je refuse de communiquer. Du coup, je
    biaise le débat. Je ne le refuse pas, certes, mais je le fausse !  »

    La pratique du blog est un art qui possède ses règles spécifique.
    Effectivement le débat est biaisé, mais comme vous le dites vous même il l’est avant tout par le caractère écrit de nos échanges.

    Je reviendrais commenter plus longuement lorsque j’aurais plus de temps 😉

    Fraternel Salut Scout
    Amblonyx

  • juste un petit ajout : l’unité de vie ce passe justement dans toute la vie : ce n’est pas parce que je suis sous pseudonyme voire même anonyme (je n’ai pas de voiture mais je visualise bien la chose^^) que je peux me permettre de dire et faire tout et n’importe quoi.

  • Polydamas

    M. l’abbé,

    Citer Jean Sévillia dans ce cadre est hors de propos. Il avait été reçu sur le Forum Catholique, et l’entretien s’y était mal déroulé, vu qu’il n’était visiblement pas à l’aise avec l’outil et les intervenants. Les internautes ont perçu ensuite son droit de réponse au mieux comme une maladresse, au pire comme de la mauvaise foi et de l’hostilité à peine voilée. J’aime beaucoup Sévillia, mais ses propos à ce sujet étaient beaucoup trop marqués et injustes. Vous oubliez par exemple que dans sa réponse, il déniait aux catholiques « de base » le droit de s’exprimer et de commenter sur Internet, sous prétexte d’anonymat et de non-qualification. C’est méconnaitre l’usage d’Internet qui est aussi une forme de café du commerce.

    « Depuis
    la nuit des temps, l’homme se cache pour faire le mal.  »
    Pour faire le bien, aussi.

    Je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes sur Internet, mais il est absolument évident que l’on connait beaucoup mieux des gens avec lesquels on discute en toute franchise sur le net, de sujets profonds, que nos propres connaissances mondaines avec lesquels les convenances interdisent d’évoquer les sujets chauds que sont religion et politique. Le visage est parfois un masque lui aussi.

    « Parce que j’ai retiré de mon argument la
    part d’autorité naturelle que me procurent mon statut, mon histoire, ma
    culture, mon nom … autant d’éléments que je refuse de communiquer.  »
    Désolé, mais non. Parce que justement l’autorité, sur Internet, se conquiert par la force du débat et de l’argumentation. Elle n’est pas imposée ou balancée par une quelconque institution. C’est là où on sentait le désarroi d’un Sévillia de ne pas avoir le piédestal auquel il pensait avoir droit du fait de ses écrits. Mais sur le net ça ne marche pas comme ça, il faut d’abord faire ses preuves, et ensuite, vous êtes reconnus.

    « Faute de savoir qui discute (un professeur
    d’université, un collégien, une chanteuse de cabaret ou un ingénieur …), une
    grande partie de ce qui fait la richesse et la valeur des rapports humains est
    absente. »
    C’est faux, il n’y a que la valeur des arguments qui compte. Et c’est tant mieux.
    Quant à évoquer la schizophrénie, c’est tout de même légèrement capillotracté, les blogueurs sous pseudos savent très bien ce que leur dicte leur conscience.

    En conclusion, ça ressemble quand même à toute une génération qui se trouve largement dépassée, et dépourvue, face à un univers qu’elle ne comprend pas, et dont elle n’accepte pas les codes.

    • PereVianney

       Il me semble – mais peut-être me trompé-je – que le reste de l’article permet d’en équilibrer et pondérer le début.
      La question ne serait finalement pas
      « Faut-il ne jamais écrire sous pseudo ? » mais « Pourquoi écrivé-je sous
      pseudo ? Ces raisons sont-elles bonnes ? »
      En ce sens, il invite à un réel discernement. Coûteux mais pour un bien plus grand. Je ne suis pas si sûr qu’il soit effectivement mené par tous et de manière si évidente que cela vous semble l’être quand vous écrivez « les blogueurs sous pseudos savent très bien ce que leur dicte leur conscience »… ou pas… ou pas si bien que ça, finalement. Cet article donne des pistes pour répondre à ces questions. Ceux qui y ont déjà répondu auront sans doute un complément qui nourrira leur réflexion et leur décision n’en sera que plus réfléchie et assumée.

  • Je suis fonctionnaire, j’ai donc un devoir de réserve. Alors non, je ne peux bloguer sous mon nom. C’est aussi simple que ça.

    Mais en gardant le même pseudonyme partout, je ne suis pas non plus un « anonyme » ; cela relève du « nom de plume »

    Ren’

  • ztony admin

    Bonjour mon père,

    Quelle article, très argumenter, félicitation…

    Pour ma part, le pseudonyme n’est pas utile si l’on n’a rien a caché ou à se reprocher.

  • Ysolde

    De même que Ren’, ma situation professionnelle m’interdit de bloguer ou d’intervenir sous mon vrai nom. Est-ce pour autant que je dois me retirer du débat ou refuser les interventions qui vont titiller ou contredire mon interlocuteur?
    Je suis tout à fait consciente de n’être ni au Pakistan ni à Bagdad. Mais le fait de bloguer ou de commenter un blog sous mon vrai nom me mettrait en porte-à-faux avec ma hiérarchie et jetterait un sérieux doute sur mon impartialité professionnelle. Pour autant, je me renierais si je désertais le débat au motif qu’un chrétien ne doit pas intervenir sous un pseudonyme sur Internet. Ce n’est pas une question de honte, mais nous avons aussi un devoir vis-à-vis de nos familles et de ceux dont nous sommes responsables.

  • HrMC

    M l’Abbé,
    Vous semblez considérer que nous autres catholiques ne sommes que des (excuser l’expression) des Trolls, cad des personnages qui viennent jeter un argument (souvent contestable et toujours contesté) afin de semer le trouble dans des fils de discussions et autres.Oui, c’est vrais que les positions catholiques animent souvent le débat sur internet. J’ai parfois vu des interventions qui déchaînaient une sacré (pardon du mot) violence verbale alors même que ces interventions venant de chrétiens et de cathos n’étaient ni injurieuse, ni méchantes, mais tendant seulement a expliquer le point de vue de l’Eglise.

    Si le jeune « Jean Eudes de la Cacouettegrillé » intervient par exemple sur un forum pour expliquer la position de l’Eglise sur divers points de société, qu’est ce qui empêchera ses détracteurs parfois virulents de chercher son nom sur FaceBook (ou il ne se cachera pas derrière l’anonymat, bien entendu.) de découvrir sa ville et sa Fac et de l’attendre a une sortie? Rien. Alors, c’est vrai, il est difficile d’imaginer une telle persévérances de la part de gens sur internet, mais le risque est réel.

    De plus, quand nous autres Catholiques nous exprimons sur Internet, c’est bien souvent l’avis de l’Eglise que nous présentons. Il n’est notre que parceque nous avons décidé de l’adopter, alors pourquoi utiliser un nom qui n’ajoute rien au message Evangélique? Certes notre nom nous définit aux yeux de la société, mais aux yeux de Dieu nous sommes son fils et frère du Christ, aux yeux de l’Eglise nous sommes un frère dans la Foi et un Catholique avant même d’être Albert Dupont. C’est parfois en oubliant qui est la personne en face de soi que l’on ouvre le chemin de la Charité. 

    Exemple concret: Madamme Aubry est Catholique. Seriez vous prêt a donner votre écharpe a Madamme Aubry? Si vous réagissez comme beaucoup de gens, vous commencerez d’abord par oublier qui elle est, vous vous concentreriez sur sa qualité de Chrétienne et hop, un acte de charité. Acte un peu malhonnête (?) il est vrai: votre amour envers votre prochain n’étant pas du a sa personne mais a sa qualité de fille de Dieu. (le même exemple peut marcher avec d’autres personnalités politiques: N.Sarkozy, M.Le Pen…)

    Alors finalement est ce que la question du « Troll Catho » qui semble pointer le bout de son nez dans votre article, n’est pas a reléguer au second plan? Avec votre raisonnement (que je ne cherche pas a dénigrer, mais j’essaye d’en pointer les faiblesses) y aurait il eut des Chrétiens aux temps primitifs de notre Eglise, où des citoyens de Rome cachaient leur religion au temps de persécution? Nous pouvons tous être martyr, l’Esprit Saint veillerait a nous en donner la Force. Mais hurler « Je suis Catholique et contre l’avortement, contre la mariage homosexuelle etc… » sur une place publique c’est donner l’occasion a quelques centaines de personnes (tout au plus) de vous entendre. Parmi elles, deux a trois déséquilibrés capables de vous casser la tête.Si vous écrivez cela sur Internet dans un site LGBT ou féministe… des milliers de personnes (cela dépend du site) pourrons vous lire, tous de fervent partisans de causes opposés a la votre et parmi elle une proportion beaucoup plus grandes de personnes susceptibles de passer a l’acte… Iriez vous sur Yagg, ou je ne sais pas où, poster (pourtant ce que vous y expliquer est vrai alors pourquoi ne pas le faire?)vos vidéo sur le gender? Peut on reprocher a ceux qui témoignent de leur Foi de le faire, même sous couvert de « l’anonymat? »

    Pour finir je dirais que quand nous témoignons de la Foi Catholique, nous ne témoignons pas de NOTRE Foi, mais de la Foi reçue des Apôtres donc je pense que l’on pourrait signer nos messages sur la toile par « Eglise Catholique »… finalement ne sommes nous pas tous « Prêtre, Prophète et Roi »?Nous sommes Fils de Dieu, n’est-ce pas notre définition première avant d’être Albert, Charles, Anselme ou je-ne-sais-qui? Alors pourquoi pas non plus signer « Frère du Christ » (ou comme certains le font sur internet « Votre Frère en Christ ») Autorité Naturelle dites vous? Mais elle est seulement conféré par Dieu a travers les sacrements…

    Alors finalement, anonymat ou pas? Quand j’affirme que je suis Catholique, est ce que je ne dis déjà pas tout de moi? Si je répond Non a cette question c’est que le besoin de conversion est urgent: toute notre vie doit se dérouler suivant l’Évangile.

    • PereVianney

      Cher HrMC,

      il y a un petit problème : c’est que vous n’avez pas plus le droit que moi de signer « Église catholique », parce que vous n’êtes pas l’Église catholique. Vous en faites partie, sans doute, mais vous ne l’êtes pas, et vous n’avez aucune autorité pour parler en son nom, surtout si vous parlez sous pseudo.

      Supposons que vous soyez évêque, là, oui, vous avez autorité pour parler au nom de l’Église dans le cadre de votre fonction, dans des circonstances très précises encadrées par le droit canon. Mais supposons encore que, évêque, vous vous exprimiez sous le pseudo HrMC, sans que personne ne sache qui vous êtes réellement : vous n’êtes plus qu’un pseudo parmi tant d’autres et, à ce titre, vous n’avez aucun droit à signer « Église catholique », précisément parce que vous n’engagez pas votre nom à vous.

      Je suis prêtre, et, quand je parle en chaire, j’agis en mon nom quand je dis telle ou telle chose qui vient de moi, même quand je m’inspire de l’Évangile que je commente. Quand je cite un concile œcuménique, alors oui, je parle au nom de l’Église catholique, mais seulement à ce moment-là. Quand je cite un pape, je cite un pape, mais son autorité est engagée à la mesure du document que je cite : une audience générale n’a pas le même niveau qu’une lettre encyclique. Quand je cite Jésus dans l’Évangile du jour, je parle en son nom, mais l’interprétation que j’en fais personnellement m’engage, moi, et l’Église dans la mesure où je parle en chaire, comme prêtre. La même interprétation sous pseudo n’engage personne.
      Quand je célèbre la messe et que je prononce les paroles de l’institution par notre Seigneur, alors je parle en son nom. Mieux, je parle « in persona Christi », le Christ parle par ma bouche, agit par mon cœur et mes mains… mais quand je dis bonjour aux gens à la sortie de la messe, et que je raconte une histoire drôle, ça n’a pas le même poids.

      Ne signez jamais « Église catholique », je vous en prie. Surtout sous pseudo. Signez « HrMC, interprétant sous pseudo ce que dit l’Église catholique ». Cela n’engagera que votre pseudo, c’est-à-dire vous sans votre statut social… et cela sera aussi bien, surtout quand vous direz des bêtises : ça arrive même à des gens très bien.

      Signé : P. Vianney +, en son prénom propre, en sa qualité de prêtre 😉

  • Merci de ce billet.

    Deux points qui me gênent:

    1) Tout salarié qui prend un pseudonyme ne le fait pas par peur des sanctions, mais parfois par respect pour son entreprise, pour ne pas paraitre l’engager par la parole publique qu’il prend sur internet.

    Dans le cas des fonctionnaires, c’est un aspect auquel les tribunaux administratifs se montrent sensibles:

    « Il en va pareillement pour les blogs. Une réponse ministérielle du 30 janvier 2007 l’affirme : « Le caractère public de cet espace impose au fonctionnaire blogueur un comportement empreint de dignité », rapporte Elise Attal. Le contentieux qui, en 2008, a opposé l’agent du centre de gestion du Loiret, auteur d’un blog, au maire d’Orléans, a révisé néanmoins les contours de cette doctrine. En effet, le tribunal administratif (TA) d’Orléans a annulé le 27 septembre 2011 la sanction infligée à l’agent, considérant que les manquements qui lui étaient reprochés s’inscrivaient uniquement dans le cadre de billets rédigés sur un blog personnel sous couvert de l’anonymat et que ses articles, certes polémiques, ne mettaient pas en cause son employeur et ses fonctions. Pour la première fois, l’anonymat est un critère retenu à décharge…Ainsi, « ne semble pas manquer pas non plus à son obligation l’agent qui, sous pseudonyme, exprimerait des critiques d’ordre général publiées en dehors de son service, sur le site d’une association ou d’un syndicat professionnel », avance Davy Miranda. » http://www.lagazettedescommunes.com/93769/devoir-de-reserve-et-internet-surfer-sans-deraper-reseauter-sans-derailler/

    Pour prendre un exemple hors de la fonction publique, ce respect de l’employeur semble être ce qui motive le pseudonymat du Chafouin:

    « L’auteur de ce blog, qui a pris par pure folie le pseudo de chafouin, est journaliste dans le Nord-Pas-de-Calais. Il tient à son anonymat, par simple respect envers son employeur. » (http://penseesdoutrepolitique.wordpress.com/about/)

    2) « Mais je me souviendrai que dans ces situations où j’avance masqué, je ne devrai en aucun cas me permettre de polémiquer. Parce que j’ai retiré de mon argument la part d’autorité naturelle que me procurent mon statut, mon histoire, ma culture, mon nom … autant d’éléments que je refuse de communiquer. Du coup, je biaise le débat. Je ne le refuse pas, certes, mais je le fausse !C’est d’ailleurs le problème de ces discussions sans fin sur les forums où, pseudos aidant, tout est nivelé. Faute de savoir qui discute (un professeur d’université, un collégien, une chanteuse de cabaret ou un ingénieur …), une grande partie de ce qui fait la richesse et la valeur des rapports humains est absente. »

    Personnellement, je pense qu’il s’agit là au contraire d’une des richesses d’internet, pouvoir débattre sans être conditionné par son satatut social ou ses diplômes. S’il est certain que le pseudonymat peut prêter à toute sortes d’impostures, je pense qu’un débat peut être tout aussi biaisé, et de manière beaucoup plus fréquente, pour ne pas dire habituelle, par la connaissance de la personne telle qu’elle se montre quotidiennement à ses proches et ses collègues. Je suis administratif de catégorie B dans un établissement d’enseignement supérieur, et il m’arrive à l’occasion de m’y entretenir à titre privé de questions d’actualité avec des collègues administratifes de catégorie A, B ou C, ainsi qu’avec des enseignants chercheurs. Et quels que soient les efforts et l’ouverture d’esprit naturelle de mes interlocuteurs et de moi-même, il me semble que le statut professionnel et le niveau de compétences qui est supposé y être rattaché pèsent, quand bien même par exemple je saurais que telle secrétaire est titulaire par ailleurs d’un doctorat ou que la spécialité universitaire de tel enseignant n’a aucun rapport avec le sujet abordé. Alors que sur internet, j’ai davantage l’impression de juger mon interlocuteur sur la qualité de son discours et de ses arguments, et d’être jugé par lui de la même façon (certes, il y a des gens de mauvaise foi, mais la mauvaise foi existe aussi de visu, elle s’exprime juste de manière différente, moins flagrante souvent, plus « masquée »).

    Si le pseudonyme est en lui-même un masque, il peut dévoiler, paradoxalement. Moins retenu par le regard de l’autre, je serai plus sincère dans l’expression de mes interrogations, de mes doutes, de mes objections. Et je recevrai mon interlocuteur de manière différente. Ne pas savoir qui c’est oblige en effet à lire ses arguments tels qu’ils sont, sans avoir d’a priori lié à sa position de professeur des universités ou de danseuse de cabaret. En cachant une partie de nous nous-mêmes, si nous échangeons de bonne foi (et je suis convaincu que c’est le cas de beaucoup d’internautes même s’ils expriment cette bonne foi de manière « dynamique » ;)) nous permettons d’exprimer, et de faire découvir, une partie de nous -mêmes que nous cachons dans notre vie de tous les jours, sous et même par notre vrai nom. Le pseudonyme dissimule ce que révèle notre vrai nom, mais il dévoile ce que ce dernier obscurcit. Les pièces de Molière seraient-elles davantages dignes d’être lues s’il les avaient signées « Jean-Baptiste Poquelin »? Kierkegaard n’a -til pas usé de la pseudonymie pour mettre en évidence plusieurs spères de l’existence et susciter un retour réflexif du lecteur sur ce qu’est être chrétien? Que le pseudo Denys soit, justement le « pseudo » Denys, est-ce que cela diminue son impact sur la théologie chrétienne? Personnellement, je ne crois pas que le fait d’utiliser un pseudonyme ou non détermine si nous « venons à la lumière » ou si au contraire  nous avançons masqués. Ce qui le détermine, c’est la sincérité de notre propos et notre capacité à entendre notre contradicteur et à nous laisser déplacer par lui, pseudonyme ou non.

  • HrMC

    Monsieur l’Abbé Vianey,
    J’avoue que je me suis un peu laissé entraîner… et votre réponse a bien remis les choses en place. 😉 Merci beaucoup!

    Toutefois je suis quand même assez stupéfait que la question de l’anonymat sois traité avec tant de « manichéisme »…
    Ne voir que le mal dans les interventions faites sous pseudo par les Catholiques sur internet me parait très réducteur…
    Il y a aussi très souvent de très belles interventions sur Internet, certains blogs sont les témoins vibrants de l’Evangile… et je crois vraiment que ces personnes prennent l’anonymat par modestie et aussi pour laisser voire que ce qui parle n’est pas seulement la personne mais aussi les Dons que nous avons reçu de Dieu.
    Il y a aussi un aspect sécuritaire dans le pseudonyme.
    Et parfois un aspect révélateur.
    Les Pseudonymes disent parfois plus sur la personne qui écrit que ce qu’elle dira dans la conversation… Signer Augustin n’est pas neutre quand il s’agit d’un pseudo-catho…

    Il me semble que cette article est pour le moins partiel…
    Le Pseudonyme est a mon avis quelque chose de bien plus complexe que d’agir masqué. Car après tout, agir masqué c’est agir « Anonyme » (du grec qui veut dire sans nom, transité par le Latin) alors qu’agir sous pseudonyme c’est agir avec un nom d’emprunt… la nuance est là. 
    Par exemple la Loi Française tolère l’usage des pseudonymes et même leur présence sur les cartes d’identité!

    La question du pseudonyme me parait injustement traité: doit on être nécessairement prêtre, prof de théologie… pour parler de Dieu sur Internet??? C’est ce qui se dégage de cette article… J’ai pour ma part entendu des SDF me parler de Dieu avec une intelligence que je n’oserais prétendre avoir.
    Et puis quand les deux disciples font route vers Emaüs… Est ce que le Christ avance volontairement méconnaissable ou est ce que la faute reviens seulement aux disciples qui se voilent la face?

    Ce que je voulais vraiment dire, c’est que quand nous parlons de Dieu et de l’Eglise, des Évangiles… nous parlons de ces sujets en tant que Catholique, avant d’en parler en tant que prof, étudiant, ecclésiastique… notre état de vie nous aide parfois (ou l’inverse!) alors finalement est ce que le problème vient du pseudo que nous utilisons? Est ce qu’il ne viens pas seulement de la crispation engagé par les positions (bien légitime) des Catholiques? 

    Quand vous parlez des débats sans fins que vous considérez comme stérile je ne vous suit plus… au contraire j’ai bien souvent fait l’expérience de long débat internet, houleux qui entraînait des insultes divers et variés (parfois avariés: quand on nous compare a des inquisiteurs…) et qui bien sûr crispe les gens qui y participe… mais quand vous recevez un message (juste un.) qui vous dit:
    « Quelle bon sens dans vos messages! »
    et quand de ce débat vous incitiez des personnes a retournez a l’église et a poser leurs question a un prêtre plutôt qu’a lire Wikipedia… alors que vous êtes sur un site clairement anti catho!!! 
    Pour cette seule réponse j’utiliserais vingts pseudonymes.

    Et puis -et je finirais là- le problème de savoir qui on a en face de soi ne viens pas du pseudonyme, mais de la nature même d’Internet.
    Sur Internet vous pouvez usurper l’identité de n’importe qui et utiliser son nom son prénom et un certain nombre d’informations le concernant. C’est bien sûr interdit par la Loi, mais Internet est une zone ou la Loi s’applique bizarrement. Qui me garantit que c’est bien Mr.X qui anyme ce blog? Qui me garantit que le blog de Mr.X n’a pas été piraté et que les articles qui y paraissent ne sont pas de la plume d’un autre???
    En réalité comme vous le dite bien, le seule dialogue de Vérité passe par le face a face… le reste ne permet pas entièrement de parler en Vérité… Alors finalement user d’un pseudonyme n’est que poussière, car finalement votre identité numérique est invérifiable par le Vulgus que nous sommes tous… seules les instances policières peuvent arriver a déterminer votre réel identité. Je dirais même que je méfie plus des personnes usant d’un vrais nom sur internet que sur celle usant d’un pseudonyme. Aller donc sur la page FB de Nicolas Sarkozy pour vous en convaincre: ce n’est pas lui qui la tient.

  • Le tweet initial a jeté un pavé dans la mare. Ce billet l’explique, fort bien. Vous avez eu des réponses, des personnes vous ont expliqué leur position de visu, et pourtant, aujourd’hui sur Radio Notre Dame, vous répétez sans autre nuance la même position, sans prendre en compte les retours qu’on a pu vous faire. 

    Hors du nom de baptême, point de salut ?

    Je trouve quand même que vos propos sont violent, pour tous ceux qui préfèrent, pour des raisons qui leur sont propres, garder leur identité cachée. 

    • Je suis tout à fait d’accord avec @zozoped…
      L’émission de ce matin me donne même à penser que vous n’avez pas lu nos commentaires (vous avez répété la bêtise sur les journalistes qui n’avancent pas masqué en oubliant les noms de plume et le fait que nous sommes aussi retracable)…

      Par ailleurs, plus j’écoute votre propos plus je m’aperçois qu’il méconnait toute une part du fonctionnement du web que souligne bien @polydamas : l’e-notoriété ou l’e-reconnaissance vient de vos écrits et non de votre place dans la société.

      Ce qui me rassure est que la culture qui reste est celle qui à une vrai force en elle même et non celle qu’un statut nous impose : les mécènes sont loin d’avoir toujours parié sur les bons, et c’ ne sont pas toujours les grands de l’époque qui ont survécu à l’histoire…

      bonne continuation,
      (ah et puis j’aimerais bien que vous répondiez un peu aux commentaires, ce serait gentil aussi )

      Amblonyx, loutre toujours sous pseudo

  • de vries stéphan

    M. l’abbé Pierre Amar,
    Je reprends une vérité cité plus haut et c’est part là qu’il aurait fallu commencer: »…c’est que vous n’avez pas plus le droit que moi de signer,Eglise catholique, parce que vous n’êtes pas l’Eglise catholique… » semonce un de vos collègues.
    Vous avez jeter en quelque sorte un pavé dans la mare nécessaire mais il faut allez au fond du problème:tout le monde peut se déguiser en ce qu’il veut(et j’en ai eu la preuve encore il y a moins d’une semaine venant « d’ordonnés »masqués).
    Prêcher le faux pour savoir le vrai est une technique qui va croissante dans ce monde immoral. La jésuitique (au sens péjoratif) est malsaine sauf les cas pour protéger les siens de dangers imminents.
    Les « taupes » sont aussi très utiles pour protéger un pays (par exemple)contre des infiltrations nuisibles tel le cas de groupes extrémistes qui n’ont qu’un seul but,imposer par n’importe quel moyen ce qu’ils affirment être la vérité,coller de près aux sphères dirigeantes pour les séduire et s’accaparer le pouvoir par la dictature;les exemples du passé ne servent pas toujours de leçon que ce soit en politique ou même en religion
    Par la suite quand ils viennent en plus  me chanter leur messe,ça m’irrite.
    Rares sont les sites où l’on peut débattre jusqu’au bout loyalement.

  • L’anonymat sur internet est en fait seulement relatif (un anonymat efficace n’est pas à la portée de tout le monde). Il permet néanmoins d’éviter les conflits d’intérêt, et permet aussi un débat détaché.

  • Cyril ROQUIN

    Bonjour à tous,

    Très bon poste mon Père.

    Les discutions sont durs sur les forums pour justement les raisons dont vous évoquez.

    Les réactions sont très imprévisible, certains vous défendent, d’autres vous insultes, parfois ça part en « vrille », il faut s’avoir prendre son temps, bien analysé qui s’adresse à qui et qui répond à qui est à quoi, surtout sur les forums peuplés.

    Il y a toujours des anticonformiste, antichrétien et antipape… qui traîne derrière nos écrans, certains créé des sujets de discutions pour provoquer, propose des sujets à réponse difficile et ambigu.

    Et là je crois que le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père envoi au nom de Jésus, lui, qui nous enseigne tout et nous rappelle tout ce qu’il nous a dit (Jean 14.26) et un formidable atout dont les plus malin ne peuvent tenir tête.

    Gloire à Dieu.

    Je n’aime pas non plus trop l’anonymat, il s’agit de mon vrai nom ici, et je vous laisse aussi mon formidable témoignage complet 😉 qui ne voit le jour qu’à cause de la bonté du Christ et de mes prières rigoureusement choisi, voici le lien :

    http://www.guetteur.fr/temoin/temoin.php

    merci de m’avoir lu et à bientôt^^

  • Hold-Behrt Cyril

    Bonjour à tous,

    Très bon poste mon Père.

    Les discutions sont durs sur les forums pour justement les raisons dont vous évoquez.

    Les réactions sont très imprévisible, certains vous défendent, d’autres vous insultes, parfois ça part en « vrille », il faut s’avoir prendre son temps, bien analysé qui s’adresse à qui et qui répond à qui est à quoi, surtout sur les forums peuplés.

    Il y a toujours des anticonformiste, antichrétien et antipape… qui traîne derrière nos écrans, certains créé des sujets de discutions pour provoquer, propose des sujets à réponse difficile et ambigu.

    Et là je crois que le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père envoi au nom de Jésus, lui, qui nous enseigne tout et nous rappelle tout ce qu’il nous a dit (Jean 14.26) et un formidable atout dont les plus malin ne peuvent tenir tête.

    Gloire à Dieu.

    Je n’aime pas non plus trop l’anonymat, il s’agit de mon vrai nom ici, et je vous laisse aussi mon formidable témoignage complet 😉 qui ne voit le jour qu’à cause de la bonté du Christ et de mes prières rigoureusement choisi, voici le lien :

    http://www.guetteur.fr/temoin/temoin.php

    merci de m’avoir lu et à bientôt^^

  • Bonjour mon père, je suis complètement en accord avec votre article. Rien ne justifie l’anonymat et la limitation du droit d’expression du moment qu’on indique bien d’où on s’exprime et ce que cela engage. Fraternellement. Patrick Pique http://patpik.blogspot.fr/

  • Bonjour mon père, je suis complètement en accord avec votre article. Rien ne justifie l’anonymat et la limitation du droit d’expression du moment qu’on indique bien d’où on s’exprime et ce que cela engage. Fraternellement. Patrick Pique http://patpik.blogspot.fr/

  • Pingback: Sarcasmes en trois points | Regard Naif()

  • Bonjour,

    Dans l’absolu en effet, il serait préférable que les gens puissent s’exprimer en vérité sans se cacher derrière un pseudo.

    Mais la réalité est que nous vivons dans un monde où le mythe de la liberté d’expression n’est que très illusoire, notamment dans un pays qui est en voie généraliser l’espionnage de la vie privée de ses citoyens sous couvert de sécurité nationale…

    En France, le devoir de réserve des fonctionnaires est interprétés d’une façon très extensive par les tribunaux administratifs… Un fonctionnaire ne peut dire ou faire ce qu’il veut ce qu’il veut en son nom dans un espace public, même sur son temps personnel, et même si cela ne contrevient pas à la loi…

    Pour un psy… C’est compliqué de parler de ses croyances religieuses sans risquer d’être frappé d’opprobre par une grande majorité de ses collègues au nom d’un nécessaire athéisme éclairé qui sied à la pensée scientifique (Cf Lorsque Dolto a annoncé en prenant sa retraite qu’elle était caholique, ses collègues qui l’adoraient et buvaient ses paroles la veille, se sont mis à la critiquer et à la rejeter vertement)… Et en plus on peut être suspecté de profiter de sa position pour faire du prosélytisme religieux…

    Pardonnez à un homme de peu de foi d’essayer de partager ses questionnements et idées avec d’autres, en tentant de ne pas exposer son semblant de carrière et son unique source de revenus ! 🙂

  • Martina

    Une facon d’etre anonyme c’est etre anonyme sur internet en utilisant PureVPN par exemple.