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En lisant Zemmour

Publié le 03 Nov 2014 à 01:46 Culture 10 commentaires

« Le suicide français » est un succès incontestable dans les librairies et s’impose comme l’opus-événement de ce mois. Qu’est-ce qu’Eric Zemmour peut nous dire à nous autres, catholiques français ?

Nuances et convictions

Le suicide français appelle d’abord quelques considérations de base. Il ne s’agit pas pour nous d’entrer ici dans les polémiques sur la véracité historique de tel ou tel fait. Retenons plutôt que, comme toujours avec Zemmour, c’est bien écrit, alerte et un brin sarcastique. Le lecteur apprend une multitude de faits de notre histoire récente, on tape sur les « élites »… Bref, le lecteur ressort plutôt satisfait. C’est d’ailleurs mon cas !

Puis s’opère le travail de réflexion et quelques remarques s’imposent. Zemmour enrichit notre sens de l’observation politique en prenant du recul sur notre actualité trop souvent collée à l’immédiat. Il est très agréable de voir défiler l’histoire sous l’angle de chansons, de films et d’anecdotes. En même temps, notre auteur a la mainmise sur l’histoire : il décrète ce qui est le point de départ d’une France qui lui plaît – la France, et pas n’importe laquelle, celle du général de Gaulle – une France souveraine qui a la maîtrise de son destin. Il choisit les faits qui lui semblent significatifs et qui confortent sa thèse. A ces faits, il donne la couleur du déclin ; d’autres observateurs auraient pu donner une autre teinte à tel ou tel événement. Enfin, et c’est important, Zemmour traite du suicide français et non du meurtre français. S’il est possible, à travers ce livre, de dresser le portrait de quelques individus accusés d’avoir « trahi » la France, aucun groupe de personnes n’est désigné. On évite ainsi un certain manichéisme contre lequel notre auteur s’insurge. Il est vrai, cependant, que les technocrates ne semblent pas particulièrement être mis en valeur (c’est le moins que l’on puisse dire !), même s’ils sont davantage décrits comme les héritiers de leur époque – celle de mai 1968 – que comme les responsables de tous nos maux.

Ces remarques faites, le livre reste source d’interrogations. La conclusion est imparable : « la France est morte ». Comment réagir en tant que catholiques face à cette conclusion ?

De fausses réactions

– le poujadisme : « c’est bien ce que je pensais : ils sont tous pourris ! » Dans le livre, il semble clair que certains dirigeants préfèrent se servir plutôt que servir. D’autres agissent au nom d’une idéologie qui détruit cet esprit français, cher à Zemmour. Cependant, cette réaction est l’arme des faibles. Elle ne mène nulle part et, au fond, est de la désespérance. « Tous pourris »… donc je ne m’engage pas. Le Seigneur nous invite à quelque chose de plus grand.

– la nostalgie : « vivement le retour d’un Roi chrétien !». Il s’agit là d’une réaction qui peut être envisagée sur le plan institutionnel. Au fond, la démocratie est un mode de gouvernement ; d’autres modes sont possibles. Mais alors, quel « candidat » serait légitime ? Comment le présenter à nos concitoyens qui ne semblent pas vraiment prêts à cette option ? Il faudrait déjà vérifier qu’en nous, il n’y ait pas simplement une illusion nostalgique, un rêve d’enfant que nous aimerions voir se réaliser. Comment parler de Roi à la française (donc pleinement souverain) alors que nous sommes engagés dans l’Union Européenne ? L’idée du retour du roi ne semble pas des plus évidentes, et en tout cas pas de portée immédiate.

– le cynisme : « La France est morte » dit Zemmour, soit, laissons-la mourir et puis nous reconstruirons ! Cette politique du pire ne semble pas très chrétienne. Elle sous-tend que nous vivrions à part de la société. Ce peut être une interprétation du « dans le monde mais pas du monde » exprimée dans l’évangile. Cependant, l’idée que l’on reconstruira sur des ruines est une idée naïve, car jamais la société ne viendra chercher les chrétiens pour leur dire « revenez, c’était mieux avant ! ». Ne pas participer aujourd’hui à la vie sociale de notre pays, c’est se couper demain de la possibilité d’y jouer un rôle.

– le toujours plus : « je ne voterai pour un parti et un candidat que lorsqu’il reprendra fidèlement chacun des points de la doctrine catholique ». Alors vous risquez de ne pas voter souvent et du coup de ne pas participer beaucoup à la vie politique du pays. Attendre que le candidat idéal et parfait arrive, tel un nouveau Messie, est une drôle de conception de la vie politique. Au temps de Jésus aussi, certains pensaient qu’il allait prendre le pouvoir. A la grande déception de beaucoup, cela n’a pas été son choix ! Quant à attendre qu’un parti catholique, le parti de l’Eglise, se monte, c’est une autre illusion (voire une douce erreur). Jamais aucun parti ne pourra prétendre rendre compte exactement de la doctrine de l’Eglise. En matière de choix pratiques, la Vérité se traduit de manières bien diverses.

Une solution ?

Il n’existe pas une solution ! Jamais la voie la plus facile, celle qui demanderait le moins d’efforts ne pourra être choisie. Croire qu’il faut attendre un signe ou un événement pour s’engager est une erreur.

Le catholique doit être acteur de la vie de son pays, se préoccupant et s’intéressant à l’actualité de celui-ci. Nous n’avons pas deux patries : le Vatican et la France. Nous n’avons qu’une seule patrie : la France, et c’est ce pays qui nous est donné pour qu’en ce lieu nous annoncions le salut en Jésus-Christ et que nous mettions en œuvre des moyens, y compris politiques, pour travailler au bien commun.

Les voies d’action sont multiples selon notre histoire et selon ce que l’Esprit-Saint nous pousse à faire. L’Espérance est notre plus grand trésor, ne le perdons pas ! « Duc in altum ! » – « Avance au large », dit Jésus à Pierre.

[Eric Zemmour, Le suicide Français, Paris, Albin Michel, 2014, 544 pages, 22.90 euros]

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À propos de l'auteur :

Abbé Roland-Gosselin

Prêtre du diocèse de Versailles ordonné prêtre en 2013. Vicaire à la paroisse Saint-Germain de Saint-Germain en Laye (Yvelines).

  • Michel Louis Courcelles

    Très bel article. J’apporterais bien un complément. Tout en n’
    étant qu’aux 2/5èmes du livre d’Éric Zemmour,
    je crois qu’il ne mesure pas suffisamment les ravages causés par
    l’interprétation de rupture (herméneutique de rupture) qu’a fait le
    clergé français des textes du dernier Concile, tant en ce qui concerne
    la place du Catholicisme que le catéchisme, la formation des prêtres, la
    liturgie. Cette rupture, suivie de Mai 68 a permis bien des dérives.

  • Paul

    Article intéressant qui amène à prendre du recul sur le livre de Zemmour.
    En revanche vous paraissez rejeter bien vite des solutions qui ont pourtant fait leurs preuves dans l’histoire de notre beau pays.

    Si on doit écarter le Poujadisme qui n’a presque pas eu le temps d’exister, le toujours plus et le cynisme pour leur éloignement par rapport à la réalité, pourquoi écarter si vite ce qui est appelé la « nostalgie », on pourrait également dire ce qui a fait la France ?

    Oui il existe plusieurs mode de gouvernement. Mais ceux-ci ne sont pas tous égaux en résultats. Il en existe des bons et des mauvais. Et le chrétien se doit de choisir le mode de gouvernement qui permet d’amener la sanctification d’un plus grand nombre, celui qui hâte la venue du royaume de Dieu et non celui qui, par ses principes et son action le rejette.
    De même le français, amoureux de son pays, est amener à regarder son histoire et comprendre que ce qui a fait la grandeur de son pays n’est pas forcément le régime qui lui donne l’illusion du pouvoir.

    L’Union Européenne un obstacle au retour du Roi ? Certainement !
    Il reste à discerner ce qui offrira/a offert le plus de bien à la France ?
    Et la démonstration n’est même pas à faire…malheureusement..

    Les concitoyens pas prêt à cette option ?
    Sans doute l’était-il bien plus en 1793 lorsque leur roi a été guillotiné !
    Dans aucun des cahiers de doléance on retrouve trace de mécontentement du système politique ! Il y avait de grosses réformes à engager mais les français aimaient leur Roi, et c’est la mort de celui-ci qui a poussé un grand nombre (Vendée, Bretagne, Lyonnais, Provence…) à se soulever !

    Avant de ranger si vite cette « option » dans le camp des fausses, regardons ce qu’elle a apporté à la France.
    Regardons également lequel de ces modes de gouvernement se rapproche le plus de la volonté de Dieu ! Ce n’est pas pour rien si Saint Pie X (Quanta Cura) condamne la démocratie dans son principe, alors que les papes ont toujours soutenu la monarchie (mais pas toujours les monarques, au gré de la politique).

    Partant du triste constat qu’une République ne peut être chrétienne, qu’elle n’encourage pas les hommes à faire leur salut, qu’elle n’élève pas les âmes on ne peut aujourd’hui agir que dans le but de ramener un Roi en France.
    Il est en revanche évident que la révolution est une folie humaine, et que ce n’est que progressivement que la situation pourra se rétablir pour le plus grand bien naturel et surnaturel de la France ce pays que nous aimons tant.

    • Cabaret

      Le problème est que la foi en un dieu ne semble plus être partagée par la majorité des Français. Considérez-vous les athées comme est dangereux déviants ? Voudriez vous les envoyer au bagne ?

      • Paul

        A vrai dire cela simplifierai tellement le problème… 😉
        Evidemment non ce n’est pas du tout ma pensée !

        Un point premièrement, c’est que ce n’est pas parce que les athées existent que Dieu lui n’existe pas, il n’est pas dépendant de nos croyances. Eux ne veulent pas y croire, c’est dommage, mais c’est leur liberté.

        Deuxièmement, majorité ne fait pas vérité, et il ne subsisterait plus que 3 personnes sur terre pensant que 2 et 2 font 4, ils n’en auraient pas moins raison. La question n’est pas ici de débattre sur l’existence de Dieu, donc n’entrons pas dans la controverse mais ce petit point méritait d’être souligné.

        La question du système politique que j’ai essayé de développer un petit peu au-dessus, en voulant montrer que la monarchie n’est pas une vieille idée poussiéreuse s’abîmant tranquillement derrière la vitrine d’un musée, n’est, heureusement pas dépendante de la religion des personnes concernées.

        Si quelqu’un ne croit pas en Dieu, qu’il enlève donc tout ce qui se rapporte au spirituel dans les quelques mots que j’ai laissé au dessus, la pensée reste la même.
        Il n’est pas nécessaire de croire pour être monarchiste. Charles Maurras, que l’on peut haïr si on le souhaite, en a été, en son temps, le contre exemple parfait.

  • Pierre

    Un mot sur les multiples erreurs factuelles, sur les déformations et les simplifications de l’auteur ?
    Un mot sur la manipulation (systématique, et dont le chapitre sur Vichy n’est que l’exemple le plus frappant) qui consiste à dénoncer sous le terme socratique de « doxa » ce qui n’est, au fond, que le résultat du travail scientifique d’historiens sérieux ? Sur ce procédé qui consiste à considérer que si l’on s’attaque à cette « doxa », alors on est forcément dans le vrai ?

    Une plume alerte, comme vous dites, n’excuse pas une telle absence de méthode, impardonnable chez un étudiant de première année de licence.

    • Votre commentaire m’amène à vous poser plusieurs questions. Premièrement, quelles sont les déformations, les erreurs factuelles et les simplifications de l’auteur ? Vous ne dîtes pas ce que c’est et vous n’expliquez pas pourquoi il a tort sur le sujet.

      Deuxièmement, pourquoi toujours le disqualifier sur Vichy ? Je sais très bien la thèse qu’il reprend: c’est celle de Charles de Gaulle pendant la reconstruction après la guerre. Comme il y avait besoin de tout le monde, il fallait à tout pris éviter les conflits entre les civils et éviter de renouveler l’épisode de l’Épuration. Philippe Pétain a été jugé et condamné, n’est-ce pas suffisant pour vous ou alors il faut que nous soyons tenus responsables des actes commis par les hommes du passé. Cette obsession de la Seconde Guerre Mondiale et de Vichy est agaçante et empêche toute réflexion. Moi même, je ne suis pas d’accord avec ce qu’il dit parce que je pense que Pétain n’avait pas le choix: ou bien il faisait ce que l’occupant demandait, ou bien les Français mouraient de faim, de froid… Quand on disqualifie un intellectuel sur une divergence historique, ça montre bien que l’on a pas forcément d’argument à son encontre. On veut simplement délégitimer sa liberté d’expression et son point de vue sur l’évolution de notre société, c’est tout. Et ça n’est pas faire grandir la démocratie que d’agir de cette manière.

      Quand M. Zemmour parle de « doxa » sur Vichy, il pointe du doigt la classe politique et médiatique, pas les historiens qui font leur travail. Le problème en histoire est que la réalité est bien plus complexe que ça.Tout n’est pas blanc ou noir. On ne peut donc facilement juger une époque avec notre regard contemporain. Il faut se plonger dans la mentalité des gens de Vichy pour essayer de comprendre pour quelles raisons ils ont décidé de collaborer. Le manichéisme, ça suffit.

  • NH

    Vous avez raison de marquer vos distances avec l’ouvrage de Zemmour, mais vous devriez à mon avis adopter une posture de rejet beaucoup plus tranchée vis-à-vis de ses thèses.

    Au-delà de son pessimisme inadmissible pour tout chrétien, Zemmour, c’est l’assimilation du catholicisme à la droite conservatrice, la marginalisation politique des chrétiens et notre enfermement dans des postures réactionnaires. On ne peut pas d’une part plaider pour notre meilleure intégration dans la vie politique du pays et d’autre part faire preuve d’une certaine bienveillance à l’égard d’un essayiste rejetant en bloc tout le système politique actuel. Même chose pour son rejet de l’histoire telle qu’elle est enseignée dans nos écoles : accepter la vision fantasmatique de l’histoire de France de Zemmour et passer l’éponge sur ses erreurs historiques (comme si elles étaient secondaires !), ça veut dire se complaire dans une mémoire qui nous coupe entièrement du reste de la société. C’est un problème grave, alors, je vous en prie, faites preuve de fermeté !

    Si l’Eglise ne rejette pas Zemmour comme elle a autrefois rejeté Maurras, il ne faudra pas venir se plaindre parce que les cathos soient de plus en plus considérés comme une secte réactionnaire vivant dans un autre monde que le commun des mortels !

    • Paul

      Cher NH,
      On peut être d’accord avec les analyses et conclusions de M. Zemmour sans l’être dans son pessimisme. Nous avons l’Espérance chrétienne là où elle n’existe pas chez lui mais ce n’est pas parce qu’il est pessimiste qu’un chrétien ne peut être d’accord avec son analyse.

      Vous parlez d’histoire, mais depuis la Révolution et jusque dans les environs de 1905, la très grande majorité des catholiques français appartenaient à la droite conservatrice. De 1905 à 1960 un mouvement plus progressiste (ou moins conservateur), porté par le Sillon, se diffuse mais est réprouvé par l’autorité romaine (Notre charge apostolique, Saint Pie X). Ce n’est qu’à partir des années 50 que l’idée de démocratie chrétienne (donc démarquée du milieu conservateur) devient peu à peu, soutenu par la vision du monde du Concile Vatican II, majoritaire en France.
      Donc il n’est pas faux d’assimiler le catholicisme à des valeurs conservatrices, surtout quand on observe le renouveau des mouvements traditionnels (Christ-Roi, Saint Pierre, Saint Martin, etc…) dans notre pays aujourd’hui auprès des jeunes (donc de la France de demain).

      Version fantasmatique de l’Histoire de M. Zemmour ?
      Il me semble pourtant que, n’étant pas catholique, il rend de vibrants hommages à la religion catholique qui a fait la France, à nos grands hommes que plus aucun de nos écoliers (ou presque) ne connaît aujourd’hui !
      Quant à passer l’éponge sur Vichy si c’est ce à quoi vous faîtes allusion, il a suffisamment expliqué sa position (qui n’est pas de réhabiliter le Maréchal) sur ce sujet lors des innombrables interventions télévisées.

      Petit mot sur Maurras et la condamnation de l’Action Française…
      Premièrement l’Action Française n’a pas été une secte, elle était même un courant politique important (le quotidien était tiré à 100 000 exemplaires, Le Figaro tirait alors à 50 000, l’Humanité à 130 000 et la Croix à 160 000).
      Saint Pie X (décidément on ne cite que lui…), avait refusé de le condamner, il a dit : « ils sont condamnables mais il ne faut pas les condamner. […] Aussi moi vivant, l’Action Française ne sera jamais condamnée, elle fait trop de bien, elle défend le principe d’autorité, elle défend l’ordre »
      C’est Pie XI qui la condamna dans sa logique de ralliement à la République, abîmée par Maurras. Néanmoins il est une preuve que l’Action Française ne portait en elle aucune doctrine allant contre celle de l’Eglise car le pape Pie XII l’a réhabilitait en 1939. Cette condamnation était donc faite dans un but politique par Pie XI.
      Donc elle n’est aucunement, dans ses principes, en contradiction (au contraire) avec l’Eglise catholique et sa Doctrine.

  • Bonjour,

    Je n’ai pas encore lu ce livre de Zemmour. J’ai préféré attendre que la déferlante de hurlements et d’anathèmes médiatiques qui ont été proférés contre lui suite à ce livre ai fini de passer. Je le lirai à l’occasion.

    Pourquoi ce commentaire alors?

    Et bien justement, parce que je j’ai apprécié enfin d’entendre parler de ce livre de façon dépassionnée argumentée et ouverte à la critique. Je tenais à en remercier tous ceux qui sont intervenus à ce sujet pour la tenue de leurs échanges.

    Il semble que depuis ce livre, il ne soit plus nécessaire de constituer des bûcher d’autodafé pour brûler l’auteur avec ses propres ouvrages. Une certaine « élite » médiatique a fait ce qu’il fallait pour réduire Zemmour au silence et traîner ce livre plus bas que terre dans les médias (bon… en même temps… Quelle idée d’avoir besoin de balancer quelques petites phrases aussi inutiles que provocatrices pour alimenter le brasier!).

    Quand on pense qu’après ça il a fallu qu’on s’appelle tous Charlie parce que la liberté d’expression c’est fondamental quand il s’agit de caricaturer le Pape, les cathos et de banaliser le blasphème…

  • le toujours plus : « je ne voterai pour un parti et un candidat que lorsqu’il reprendra fidèlement chacun des points de la doctrine catholique ». Alors vous risquez de ne pas voter souvent et du coup de ne pas participer beaucoup à la vie politique du pays.
    il est un ou deux points qu’il est difficile « d’avaler » pour un catholique (un homme tout court) : je pense évidemment au génocide avortif. Soljenitsyne a bien participé efficacement à la politique de son pays sans pour autand voter aux élections d’URSS.