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Prier pour nos défunts : la charité jusqu’au bout

Publié le 01 Nov 2021 à 08:18 Foi Aucun commentaire

Le début du mois de novembre est partagé entre la gloire des saints du Ciel et la commémoration de tous les fidèles défunts. C’est l’occasion de nous rappeler l’importance et la beauté de la prière pour nos défunts. Voilà une charité que nous leur devons, et aussi une vraie consolation pour nous : la solidarité qui existait entre nous perdure par-delà la mort, nous pouvons encore les aimer et les servir. Pourquoi et comment ?

Dans le Catéchisme de l’Église Catholique (§1030 et suivants), il nous est enseigné comme une doctrine et une vérité de foi – ce n’est donc pas une opinion facultative ni datée – l’existence du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du Ciel ». Cet enseignement trouve son fondement dans l’Ecriture sainte, en particulier sur la pratique de la prière pour les défunts évoquée déjà dans le livre des Maccabées, à la fin de l’Ancien Testament. On y évoque un sacrifice expiatoire offert pour les morts, pour qu’ils soient délivrés de leur péché (2 M 12,46). Cela sous-entend qu’il existe un état à la fois différent de l’enfer (la prière ne pourrait plus rien pour eux) et du paradis (ils n’auraient pas besoin de prières). Un état « intermédiaire » et « transitoire », où se vit une purification à laquelle peuvent participer nos prières. On retrouve cette prière pour les défunts, dès les premiers temps de l’Église, avec l’habitude en particulier d’offrir la célébration de la messe en leur faveur.

Cette vérité de foi est très consolante.

Pour voir Dieu, il faut d’abord être saint. Cette sainteté, nous l’avons reçue au baptême. Mais sera-t-il intact ou pleinement restauré au soir de notre vie, ce vêtement des noces dont parle l’évangile ? Dieu seul juge… Mais si ce n’était pas le cas ? Dans sa miséricorde, Dieu prendra alors le temps d’achever lui-même en nous cette œuvre de conversion, si cela est nécessaire. C’est Lui qui nous apprêtera, pour que nous puissions entrer dans son royaume, en nous revêtant de la robe des noces, de sa propre sainteté, en nous purifiant de toute traces du péché, de toutes blessures qui pourraient demeurer. Ce que nous n’avons pas réussi ou terminé de faire au long de notre pèlerinage terrestre, malgré notre bonne volonté, Lui le fera pour nous. Le purgatoire est donc une preuve supplémentaire de la bonté de Dieu.

L’Église nous enseigne aussi que la prière des vivants sur la terre peut participer à cette purification de nos défunts et donc hâter leur entrée dans la joie du Ciel. En quelque sorte, par notre prière, nous les portons devant le Seigneur, nous implorons sa miséricorde pour eux et nous les introduisons ainsi dans la joie de Dieu. Prenons conscience de la puissance de notre prière ! Elle peut ouvrir les portes du Ciel à ceux que nous aimons ! C’est le sens de la liturgie des obsèques, de la prière pour les défunts au cœur de chaque messe, de notre prière personnelle pour ceux qui nous ont quittés. Preuve qu’au-delà de la séparation physique si douloureuse, nous sommes toujours en communion. La charité vécue entre nous n’est pas détruite, elle est transformée et toujours active. « L’amour ne passera jamais » avait promis saint Paul ! Que ce début du mois de novembre soit l’occasion pour chacun de redécouvrir cette communion de prière, qui nous permet de vivre une nouvelle proximité avec nos défunts. Ayons aussi la bonté de prier pour tous ces défunts pour lesquels personne ne prie !

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